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Caregnato Alberto poésie Pont Saint Esprit

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je fais un peu chaque jour ce qui ne me plait pas,
en renonçant un peut aux choses qui me plaisent.
et puisque mes journées sont trop courtes

je vole du sommeil à mes nuits

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Apprendre à aimer en silence | 24 janvier 2009

 
 
Tu crois que des cadeaux
Des paroles de vanités
Des invitations de pitance
Relie l'amour aux sentiments de l'âme !
 
Regarde à quel point ton ego !
Exclut le sentiment d'amour.
Tu es trop imbue de toi-même,
Pour comprendre le mal-être des autres
 
Ton orgueil par excellence
Est une enflure de l'ego
Et ne peut retenir l'amour,
Pour cela tu devrais te convertir en humilité.
 
Ma tristesse, et mon chagrin,
Me replie sur moi-même
Me coupe de toi,
Puis m'isole.
 
Dans cet isolement que tu as toi-même créé,
Comment être capable d'aimer?
Le chagrin exclut l'amour.
Ta suffisance n'invite pas l'amour
 
Et tes sentiments qui s'enivrent de toi-même,
Qui ne se communique pas,
Ne vont pas vers l'amour.
Puisque tu es toi..
 
L'amour pour moi a la patience du temps.
C'est dans le temps que l'on aime vraiment
Et non pas dans un bref élan éphémère de passion.
L'amour vrai va au-delà de la séparation qu'engendre la durée.
 
L'amour surmonte la séparation.
Le temps créé de l'altérité.
Il peut s'unir avec l'amour qui lui tend vers l'unité.
Je suis capable de comprendre quelle importance tu as dans la vie
 
Cependant, pour toi, le temps est éphémère,
Il te manque la Connaissance pour le découvrir,
Qui te le révèlera !
Et cette révélation sera un élan de sagesse !
 
Apprendre à aimer en silence
Vouloir mourir pour l'être aimé
Et non pas crier son infortune
Et regarder l'autre mourir
 
otangerac

Publié par otengerac à 06:04:31 dans chateau des bruyeres | Commentaires (1) |

Ton billet pour le paradis | 22 janvier 2009

 
 
Ton billet et prêt, et voila ton nuage,
Tu as seul, la chance et le courage
De finir ton repos au paradis
Huit décennies d'une vie bien remplie.

 
Derrière toi reste tout ce que tu à construit,
En prises avec quelque regret fortuit
Comme un chérubin tu pars !
Ta mémoire te fait défaut sur le tard

 
Et encore tes prédictions se réalisent,
Le carrosse de ta vie s'enlise
Le jour de ton trépas, te ronge pour tout dire
Tu voudrais t'endormir avent de mourir.

 
Dormir au paradis, ça n'est pas commun;
Tu sais, tu va en faire des attristés plus d'un,
Moi le premier qui voudrait être ton apôtre
Puis il y a ceux qui t'aiment et les autres.

 
Trois générations de toi
S'en là pour ton dernier combat,
Que le Seigneur nous évite la douleur !
Pour ne pas tuer les souvenirs de cœur.

 
Un glas va nous réveiller,
Nous précipiter dans l'univers des regrets
Ou Cancer, Sida, et autre seront vaincue;
Alors, que toi le cobaye allégorique tu fus

 
Les cloches résonnent en attendant!
Prends garde à toi a présent!
Et si de là-haut tu m'entends bon Dieu
Prend bien soin de mon vieux 

 
Otangerac 22.01.09COPYRIGHTÓ tout droits de reproduction est interdite  en France et à l'étranger

Publié par otengerac à 09:23:49 dans chateau des bruyeres | Commentaires (0) |

Les SDF | 13 janvier 2009

 
 
 
 
Tout en ce bas monde arrive à son heure,
Le gel du matin ronge comme le diable...
Deux petits vieux assis sur un banc peut stable
Côte a côte l'un près de l'autre, les yeux ailleurs,

 
Madame tordit de biais son cou,
Haussa les épaules d'avant ce vétéran grigou :
Un insignifiant personnage de vin imbiber,
Tout tordu, souillé, ans aucune acuité !

 
Les deux petits vieux
S'évitaient des yeux
Se haïssaient l'un l'autre en ce parc bucolique 
En plein état éthylique  !

 
Monsieur était une parfaite épave en détresse,
Et madame n'était plus d'une prime jeunesse,
Et en les voyants de loin assis sur leurs fesses
Ne donner pas envie de les entendre à confesse.

 
Tremblant étais le monsieur au visage rouge phénol,
Bien que vert pour son age avancé,
Ses cheveux grisonnants presque parfait
Flotté au vent comme la tête d'un balai espagnol.

 
Les deux anciens se disputaient
Un fond de cru mauvais
Ce qui les faisaient se détestaient!
En s'arrachant sauvagement la bouteille sans pitié

 
Ce jour par-là passa La maréchaussée,
A l'infirmerie du bastion enfermèrent les deux Vieillots
Puis on ceignit la taille de la névrosée
Et le ceinturon de l'accoutumé des caboulots

 
On a lavé leurs cheveux, passé le crin, sur leurs peaux
Lâché les huiles essentielles, illuminé leurs chicots
Et les ongles, la toilette finie sans gaudrioles
Les deux petits vieux ont redressé les épaules.

 
Se sont regardé
Leur anatomie nouvelle appréciée,
Et vu qu'ils avaient l'un et l'autre bien embelli.
Sont devenu très ami

 
Monsieur a déclaré dans un soupir ses remords
Madame: " Tous deux nous avons tort
Jamais je n'ai vu à part-vous
Plus gracieuse,vous me plaisait beaucoup!
Madame, dans un état similaire,
Le déclara proprement irrésistible
La métamorphose se distingue du belvédère 
De près c'est mieux encore se fut perceptible.

 
Les deux petits vieux
Quittèrent le parc comme deux amoureux
Ensemble fier comme crésus
Bras dessous bras dessus

 
Avancèrent muets jusqu'à l'horizon.
Libérés des cancans et des vapeurs d'illusions.
Le groupe d'infirmières les salua gentiment
Les deux SDF refusaient de se quitter simplement.

 
Que leur est-il arrivé aux petits vieux?
Étaient-ils tous deux
Devenus fous obséquieux
Ou peut-être tombèrent-ils simplement amoureux

 
Otangerac

 
13.01.09 COPYRIGHTÓ tout droits de reproduction est interdite  en France et à l'étranger

Publié par otengerac à 06:47:03 dans PÖEMES | Commentaires (0) |

je t'aime mon coeur | 10 janvier 2009

 
 
 
Il y a longtemps que tu me supporte, je sais !
Jamais de toi je me suis inquiéter
Pourtant tout au long de ma vie tu ma accompagné
En ne mesurant point les efforts sollicités ?

 
Tu as fourni sans rien dire, le pire
Je t'aime vois tu, et je n'es jamais pu te le dire
Pourtant tous les jours tu m'es fidèle 
Mais a présent tu te rebelle 

 
J'aurais du prendre soin de toi plu tôt
Tu es très important pour moi il s'en faut
Tu es épuisé, malgré tout tu continu
Parfois je te fatigue mais tu es contigu

 
Pourtant il y a quelque temps
Je me suis aperçu que sans toi j'aurais plu d'élans
Mais hélas tous les jours tu es fourbu de moi
Ils m'on dit que je devrais prendre soin de toi !

 
Car tu allais sinon me quitter
Alors je viens te dire de rester dans moi
Je vais prendre soin de toi
Toute mon attention je vais te léguer

 
Que t'aurais du avoir lorsque a ton apogée tu étais!
A présent tu souffre à traîner ma vielle carcasse
 Il faut que je te nettoie et te décrasse !
Affin que nous puissions toi et moi nous reposer !

 
Pouvoir aller un peut plus loin sans peur
Puis en écoutant ton dernier battement
Je te dirais, je t'aime mon cœur
Reste avec moi encore longtemps

 
Otangerac
 
10.01.09 COPYRIGHTÓ tout droits de reproduction est interdite  en France et à l'étranger

Publié par otengerac à 08:59:44 dans chateau des bruyeres | Commentaires (0) |

j'en fait quoi de tout ce temps | 09 janvier 2009

 

 

 

 

A présent que je suis arrivé
Au bout de mon age
Grâce à mes rêves de voyages
J'en fait quoi de la réalité ?
 

A présent que je n'es plus mes illusions
Moi qui attend le jour du grand pardon
Loin de toute cette diversité
J'en es rien a faire de la vérité !

A présent que j'ai compris
Comme tourne ce monde pourri
Avec toute son adversité !
A quoi serve la sincérité ?
 
A présent que l'amitié ma trahi
Aux confins de ma vie
Moi qui reste seul avec ma solitude
J'en fait quoi de tout ce temps qui m'élude ?
 
A présent que mes amours m'ont fui
 Ma Rosemonde partie
Et moi planté-la tel une vielle horloge décrépit
J'en fait quoi de mon cœur aigri ?

A présent que tout ses braves gent
 Fourbe et arrogants
Plus sournois que toi !
Qui ma quitté comme un vieux drap !

Dis-moi
Comment a présent survivre sans toi ?
Comment vivre loin de toi ?
Et j'en fait quoi de notre amour !
 
Otangerac
COPYRIGHTÓ tout droits de reproduction est interdite  en France et à l'étranger

Publié par otengerac à 09:49:03 dans chateau des bruyeres | Commentaires (0) |

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