je vole du sommeil à mes nuits
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<< credo calicot | Place d'italie | En sortant de ta couche >>
Place d’Italie remémores-toi, nos idylles,
Tu dansai nue devant la fumé de mes gitanes
Nos nuits faisaient rougir nos matins profanes
A présent ton corps et mon cœur se couronnent de rêves fébriles
Une crèche sous des tuiles était notre seule richesse,
De la rue des amours, aux sentiers des prouesses.
Toute notre existence tenait dans cette chambrette au dernier,
Je m'évanouissais en toi, devant ce miroir aux reflets discrets.
Il y a trente huit ans si je ne me trompe, recomptes, ma chéri.
Nos ardeurs trempaient les draps de notre nid,
Des milliers de bardits éclataient dans nos murs,
Je me grisais sans fin aux galbes de tes formes trop pures.
Pour cela tu m'as offert, deux adorables loupiots,
Comme des reflets de toi, aux regards angelots,
Cadeaux irréels, mesclun de nos chairs,
Qui grandissant ressemblent un peu a leur mère
Mon âme, te le dis, notre amour n'est pas mort
Dans les familiers gestes quotidiens, tu es là encor !
Et si les griffures du temps écorchent nos deux corps,
Nos éphémères rencontre ne sont plu en désaccord.
Il existe, Ma douceur, un imperceptible lien
Qui se nourrit parfois du sel de nos larmes,
Une promesse discrète, un serment cartésien
Une sensation intime qui entretient notre charme.
Une ferveur qu'a domptée la démesure du temps,
La trame amarante, substance essentielle,
Une chaîne et quelques cédules, qui rapproche notre passé au présent
Et titille notre cœur d'une éternelle et profonde complicité originelle
Otangerac
Publié par otengerac à 05:32:58 dans PÖEMES | Commentaires (1) | Permaliens
03-07-2009 13:46
De Malina Sujet:
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