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Que sont les Katas ? | 31 juillet 2009




Les Katas ou écharpes de soie




Parmi toutes les coutumes tibétaines, la plus connue est celle qui consiste à offrir une kata, ou écharpe blanche, en signe de bienvenue. La kata est un symbole de bon augure. Elle marque d'une note positive le début d'une action ou d'une relation et souligne les bonnes intentions de la personne qui l'offre. Les katas sont offertes aux représentations religieuses, aux statues du Bouddha notamment, ainsi qu'aux lamas et aux personnalités officielles, tout d'abord pour demander leur aide par la récitation de prières à l'intention d'une certaine personne ou d'autres services.


Accompagner une requête d'une kata indique que la demande formulée est dénuée d'intentions intéressées ou d'arrières-pensées. Les katas sont de huit sortes : la kata de style recherché, dzod tak, qui se fait en trois tailles et qui est une kata faite de soie tissée de dessins de bon augure ; la kata mongole, qui est de couleur bleu clair ; la kata ashi, qui est toute en soie ; la subshi, qui est de coton tissé lâche ; la sothar et la khachi.


On offre aussi des katas en des circonstances difficiles : par exemple, il est d'usage de passer une kata autour du cou d'une personne qui vient de décéder. On raconte qu'un jour, un serviteur, se trouvant démuni face à la mort subite de son maître, un homme fortuné, ne trouva rien d'autre à faire que d'enrouler autour du cou de son cadavre le licou de laine de sa vache. Plus tard cela devint une tradition.


La tradition veut également que l'on mette une kata autour du cou d'un lama décédé. Par ce geste, on lui fait la requête d'une prompte renaissance et on formule le souhait que sa réincarnation soit reconnue de façon indubitable.





Newsletter of the Norbulingka
Traduction : Babette Bridault


source : Actualités Tibétaines


Publié par swadisthana à 16:15:20 dans Bouddhisme -> questions/réponses | Commentaires (4) |

Qu'est ce que ..... Le Gao ? | 29 juillet 2009

 







C
e pendentif est un objet à connotation spirituelle qui s'appelle le
Gao (on peut l'ouvrir - car il y'a un couvercle ), c'est à dire un réceptacle dans lequel on place généralement des mantras de protection, de guérison ou des substances précieuses comme des reliques ou des mendroups*


Publié par swadisthana à 17:42:14 dans Bouddhisme -> questions/réponses | Commentaires (2) |

Que sont..... les mendroups ? | 29 juillet 2009



LES MENDROUPS SONT sont les pillules bénies et consacrées lors de rituels spécifiques. c'est la médecine du dharma et elle peut avoir la fonction de guérir, purifier, prolonger la vie. Tout dépend du rituel realisé. Par exemple si les mendroups sont confectionnés pendant un rituel de vajrasattva elles serviront a purifier les négativités, etc... . elles se composent d'un millier d'ingrédients allant de plantes, des écorces, a des mineraux.



Durant 24h ou le mantra de la déité choisit sera réciter en continu.


le rituel pendant lequel sont preparés les mendroups qui est un grand rituel se déroule sur une moyenne de 10 jours. la bénédiction des pillules se fait par la récitation du mantra de la déité pour qui le rituel est realisé 24h/24 durant les 10 jours.


Publié par swadisthana à 17:39:58 dans Bouddhisme -> questions/réponses | Commentaires (2) |

L'égo | 29 juillet 2009

L’égo


Voix Bouddhiste du 18 septembre 2005
mardi 20 septembre 2005, par Gyobutsu Ji





Catherine BARRY : Bonjour, bonjour à tous. Chaque disciple dans la tradition bouddhiste du [i]Mahayana[/i]


Roland Rech
: Bonjour



C. B. :
Alors je vais vous présenter en quelques mots. Vous êtes l’un des principaux responsables de l’AZI, l’Association Zen Internationale, vous enseignez à Nice où vous avez un dojo, vous êtes responsable du dojo de Nice et vous enseignez aussi partout en France et en Europe, donc vous avez toujours un planning très chargé et vous publiez aussi régulièrement des livres sur les enseignements que vous transmettez à vos disciples.
Alors on va peut-être commencer par rappeler si c’est possible ce qu’est l’ego, est-ce qu’on peut définir l’ego ?



R. R. :
Bien justement, vouloir le définir c’est déjà un piège parce que l’ego est insaisissable, on ne peut pas le définir, ce n’est pas quelque chose, c’est un des enseignements fondamentaux du Bouddha et notamment de l’expérience du Zen, que l’ego, si on veut le saisir, on réalise que rien ne correspond à quelque chose en soi de fixe, de permanent et de bienfaisant qui puisse nous rendre heureux et que l’on appelle un ego, et par contre il y a les fonctions psychiques que l’on prend pour ego et ce sont nos fonctions qu’on appelle dans le Bouddhisme les agrégats.



C. B. :
Alors on va repréciser ensuite ce que sont les agrégats, auparavant on va éviter toute confusion en rappelant ce que sont à la fois l’ego, le je, l’individu, la personne, le soi.



R. R. :
Le je c’est le pronom personnel, c’est le sujet du langage et je crois que si pour l’être humain la question de l’ego se pose d’une manière aussi vive c’est justement parce que nous sommes des êtres de langage et que nous apprenons à dire moi, à dire je, et on finit par y croire, alors que ce qui n’est qu’un forme de langage, on finit par croire que c’est quelque chose. D’autre part comme on pressent au fond de soi-même que ce je n’existe que dans la relation et que dans le langage, dans la relation à l’autre, et bien on est un peu insécurisé, donc il y a une source d’angoisse liée au fait qu’on est attaché à une certaine permanence et qu’on se rend compte qu’au fond ce je n’a rien de permanent, et on fait beaucoup d’efforts pour essayer de construire quelque chose autour de ce je, on essaye de construire un moi, de construire une personnalité, un moi qui va se distinguer de l’autre, ce moi ne se définit que par rapport à un toi, c’est-à-dire dans une relation de moi à toi, donc toujours dans une interdépendance.


Mais quand même ce moi finalement on finit par y croire, comme à quelque chose de substantiel, on s’identifie à un certain nombre de choses et ceci c’est l’idée que l’on se fait de soi-même qu’on appelle notre personnalité.
Alors c’est utile dans un certain sens, parce que pour faire des choix on a besoin de se référer à une certaine idée de soi-même, pour savoir si le choix qu’on va faire est cohérent. Donc la personnalité, c’est l’idée de soi, comment on va faire pour être cohérent dans son action, dans ses choix, dans la vie. Mais encore une fois si on prend la personnalité comme un ego substantiel, quelque chose qui devient le centre du monde, on devient quelqu’un d’égocentrique, on devient quelqu’un qui va créer énormément de souffrance autour de lui parce qu’il va tout faire pour affirmer sa personnalité au détriment des autres, il va utiliser toutes ses actions pour gonfler sa personnalité.



C. B. :
Donc beaucoup de pensées beaucoup d’émotion pour ce remue-ménage dans le tête, grâce à zazen on peut éliminer tout ça, trouver une certaine...



R. R. :
Pratiquer zazen on peut dire que c’est tourner son regard vers l’intérieur



C. B. :
Donc l’ego, le je, l’individu, la personnalité, on peut dire que tout ça ça a un peu globalement le même fonctionnement, et de l’autre côté il y a le soi et la personne...



R. R. :
En fait je crois que tout ça ce sont des notions et le Bouddha était contre les notions, il a critiqué l’attachement à des notions, et toutes les notions que vous évoquez n’ont de sens qu’en relation avec autre chose, le moi par rapport au toi, l’individu c’est par rapport à la société, par rapport au groupe. Quant à la personne, des fois on veut donner à la personne un sens plus spirituel.
Dans le Bouddhisme la personne existe mais d’une manière très relative, c’est un petit peu l’ensemble de ces agrégats, l’ensemble de cette conscience, l’ensemble de cette conscience que l’on a de soi que l’on va appeler la personne, et on a besoin de s’y référer.



C. B. :
Donc pour rappeler ce qu’a dit le Bouddha à propos de l’ego, donc de manière simple, qu’a-t-il dit ?


R. R. :
Le Bouddha n’a jamais défini l’ego, il n’a fait que de nier qu’il y ait un atman, un soi substantiel, parce qu’il n’a pas nié l’ego en tant que personne, mais il avait affaire à des spirituels qui avaient la croyance en un soi qui est l’atman, et qui est permanent et qui est éternel.
Lui considérait que cette croyance en un atman était la base pour rester attaché au petit ego, et donc pour lui il était extrêmement important d’éliminer cette illusion qu’il y avait quelque part un soi ou un ego, que ce soit le grand soi ou le petit soi, à partir du moment où on s’attache à la notion d’un soi substantiel, qu’il soit grand ou petit, il y a là un facteur de souffrance et un facteur d’anxiété.



C. B. :
Alors certains disent que l’ego n’étant qu’une illusion il ne faut pas s’en préoccuper. Qu’est-ce que vous dîtes ?



R. R. :
Non, je crois au contraire que l’Eveil de Bouddha c’est en grande partie d’apprendre à éclairer son illusion, donc il faut s’en préoccuper, c’est-à-dire pour voir à quel point cette illusion de l’ego nous mène et pervertit énormément nos actions. Mais en même temps il est extrêmement utile, et si j’ai souhaité faire cette émission c’est parce que je pense qu’il ne faut pas diaboliser l’ego.



C. B. :
Oui justement, donc il ne faut pas dire que c’est notre ennemi.



R. R. :
Parce que sinon on fait encore de l’ego une sorte de péché originel, c’est-à-dire quelque chose d’extrêmement culpabilisant, et souvent dans les groupes spirituels bouddhistes les gens se reprochent les uns aux autres : « c’est encore ton ego, c’est la manifestation de ton ego ». C’est une manière de culpabiliser les autres et si on prend ça pour soi on se culpabilise soi-même, l’ego devient l’ennemi.


Alors que l’ego en tant que soi-même est ce avec quoi nous pratiquons. Par exemple on a absolument besoin d’avoir une ferme décision pour pratiquer, et pratiquer avec volonté, c’est absolument indispensable, alors on peut dire que la pratique avec volonté est une pratique avec ego.



L’ego c’est ce qui nous amène à rechercher la délivrance, à rechercher l’éveil, à venir pratiquer, et donc on en a besoin et jusqu’à un certain point, mais une fois qu’on est engagé dans la pratique et qu’on est dans la méditation par exemple, si cet ego qui nous a porté jusque là continue à se manifester, il va manifester l’avidité qui est une de ses caractéristiques propres, c’est-à-dire de vouloir saisir quelque chose, de vouloir s’emparer des mérites de zazen, de vouloir pratiquer pour obtenir des mérites, de vouloir obtenir l’éveil pour lui-même, de vouloir obtenir l’éternité. Il va bâtir des théories du style : « certes le petit ego n’a pas d’existence propre mais le grand soi est éternel ». Il y a encore là un facteur d’illusion.


Donc l’ego il faut en voir tous les pièges, il faut en même temps se rendre compte qu’on ne peut pas s’en séparer, il nous accompagne, il faut faire en sorte qu’il se mette à fonctionner au service de la Voie. Je crois au fond que l’ego c’est un certain mode de fonctionnement qui dans certains cas peut être pervers et dans d’autres cas peut être bénéfique. Alors il faut rendre l’ego bénéfique à la Voie, c’est-à-dire l’utiliser pour qu’il nous mobilise en direction de la Voie.



Et par exemple, vous avez fait allusion à l’attitude des Bodhisattvas, des êtres d’éveil qui consacrent leur vie à aider les autres à se délivrer de leurs souffrances, et bien il est clair qu’on ne peut pas avec son petit ego aider profondément spirituellement quelqu’un, tant qu’on est centré sur l’ego, ça veut dire tant qu’on centré sur l’attachement à une certaine forme d’illusion, qu’on est dans l’avidité, Il peut même y avoir une avidité à prétendre à être le sauveur des autres, c’est sécurisant, ça nous met dans une position élevée. Donc si vous voulez, l’ego devient aussi un empêchement pour aider les autres. Par contre si on parvient à le remettre à sa place, il va avoir sa propre utilité et il va nous donner d’abord un sens de notre identité personnelle dont on a besoin pour se repérer dans la vie sociale, sans quoi on ne sait plus où on en est et on est un peu fou. On a besoin de cet ego, mais on va l’assouplir, on va le rendre flexible, on va le rendre capable de se mettre à la place de l’autre, c’est-à-dire d’être dans le contact, le moi en contact avec le toi, le moi qui réalise qu’il n’existe pas sans toi, que donc il vit dans l’interdépendance, et là il s’agit finalement de mieux comprendre la véritable nature de soi-même et de façon à permettre à cet ego qui peut être illusoire de se mettre à fonctionner en harmonie avec la réalité telle qu’elle est et vivre notre solidarité avec les autres.



C. B. :
Alors justement pour terminer avec le vœu du Bodhisattva, la compassion est quand même au cœur de cet engagement, est-ce qu’on ne peut pas dire finalement que la première compassion que l’on doit éprouver c’est envers son ego ?


R. R. :
On peut dire effectivement que quelqu’un qui pratique la Voie espère être heureux, comme dit toujours le DALAÏ-LAMA, et sortir de la souffrance, donc c’est compassion pour soi-même,.Mais on ne peut pas se libérer soi-même sans s’oublier soi-même, sans oublier l’illusion d’un ego à quoi on s’attache, et c’est à ce moment là qu’on peut véritablement aider les autres, parce que ce n’est pas soi-même en tant qu’ego qui va aider les autres, mais en réalité c’est la nature de Bouddha, c’est-à-dire l’ego restitué dans sa véritable non substance et à condition de vivre en harmonie avec cela, qui va avoir un effet libérateur pour les autres avec lesquels on va être en contact, car ça va être, comment dire, communicatif, ça va être un exemple encourageant, et puis surtout ça va donner confiance aux autres qu’il ont en eux-mêmes et pas dans leur ego la capacité de s’éveiller.



C. B. :
Oui et ce que je voulais dire en fait c’était : arrêter de le traiter en ennemi, en éprouvant déjà de la compassion pour tout ce qu’on est, accepter ce que l’on est globalement.



R. R. :
Bien sûr, le premier enseignement du Zen c’est ni amour ni haine, ni avidité ni haine, et détester l’ego c’est une forme de haine, ça devient une cause de souffrance autant que l’avidité et l’attachement à l’ego.



C. B. :
Alors deux mots peut-être sur les agrégats dont vous parliez tout à l’heure, très vite.



R. R. :
Et bien les agrégats c’est les cinq fonctions que l’on observe quand on essaie de se regarder soi-même, c’est-à-dire son propre corps, les sensations agréables ou désagréables, nos perceptions qui nous permettent de reconnaître les objets, prendre conscience des objets qui nous entourent, et de nous-même, surtout, le quatrième agrégat, là ou vient plutôt se nicher la fonction de l’ego, c’est-à-dire c’est tout ce qui est de l’ordre de la volonté, du désir, des intentions. C’est ce qui fait qu’on a des intentions qui déclenchent l’action. Puis ensuite il y a la conscience, la conscience qui est prendre conscience de quelque chose, alors qu’on a des fois tendance à croire, certains disciples de Bouddha l’ont fait, que la conscience était le véritable soi. Mais en fin de compte il n’y a pas de soi dans la conscience. La conscience, encore une fois est une fonction, il y a toujours conscience de quelque chose, donc la conscience est relative aux objets dont on est conscient. De même, dans le quatrième agrégat il y a des projets, il y a des désirs qui sont tournés vers des objets, ces projets et ces désirs peuvent être sublimés, peuvent nous faire désirer réaliser l’éveil, désirer aider les autres à s’éveiller eux-mêmes, mais cela ne va véritablement fonctionner que si on abandonne tout l’aspect d’avidité, qui est dans ce quatrième agrégat, siège de toutes les fabrications mentales.



C. B. :
Alors en conclusion, en deux mots, qu’est-ce que vous avez envie de souligner par rapport à tout ça ?



R. R. :
Ce que j’ai envie de souligner c’est qu’on ne peut pratiquer qu’à partir d’une connaissance réaliste de ce que nous sommes nous-même, c’est au fond ça l’enseignement du Bouddha, c’est d’apprendre à se connaître soi-même et ensuite apprendre à harmoniser toutes nos fonctions, toutes les fonctions psychiques qu’on a évoquées, pour qu’elles fonctionnent souplement, qu’elles fonctionnent dans l’interdépendance, dans la compassion, dans un réalisme qui fait que finalement nous vivons d’une manière éveillée et non pas dans l’illusion.



C. B. :
Merci Roland Rech.



 



Publié par swadisthana à 17:34:42 dans Bouddhisme -> questions/réponses | Commentaires (9) |

Que signifie le bouddha ventru et rieur ? | 04 juillet 2009

Le bonze Pu-tai





Que signifie le bouddha ventru et rieur  ?



J'ai acheté un bouddha, mais il n'est pas comme vos représentations. Il est gros, il est assis dans une fleur de lotus, et il tient une pipe. Je voudrais savoir son nom et sa signification ?

 

Réponse :


Vous avez raison, cette image est très surprenante et apparaît comme étant en contradiction complète avec les principes fondamentaux du bouddhisme.



Voilà un personnage ventripotent, le ventre rebondi et largement dénudé, qui apprécie visiblement la bonne chair et qui rigole ouvertement sans retenue. Il semble jouir de la vie sans aucune privation. Il trône au milieu d'une ribambelle d'enfants hilares, jouant, sautant sur ses genoux et grimpant dans ses bras.



C'est que cette image ne représente pas le bouddha. C'est par méconnaissance complète que l'on a dénommé cette représentation " bouddha ". Il ne s'agit en aucun cas d'une représentation du bouddha, ni de la représentation du bouddha.



Cette image que vous évoquez est une représentation chinoise. En anglais, on l'appelle " happy man " pour souligner le caractère heureux du personnage. Dans le même esprit , on l'appelle aussi " bouddha rieur ". On pense que cette image représente un bonze ch'an célèbre nommé Pu-tai, qui avait probablement cette physionomie.



Le bouddha n'est jamais représenté de cette façon là. Que ce soit en Thaïlande ou au Tibet, les représentations de bouddha sont extrêmement codifiées et les artistes ne se permettent pas de s'en écarter ou de prendre la moindre liberté d'interprétation. Les seules variables que l'on peut enregistrer sont des différences de styles entre époques ou entre régions géographiques.



L'un des grands canons de l'esthétique des bouddhas s'appuie d'abord sur les fameuses 32 caractéristiques des bouddhas. Au-delà, les représentations sont différenciées par des postures du corps (Cf. les postures bouddiques) et par une gestuelle des mains, dites mudra (Cf. présentation des mudra). Ces mudra ont une signification bien précise (Cf. l'explication détaillée des mudra) et l'adjonction de nombreux éléments symboliques.



Comment expliquer une telle représentation ? Les chinois ont reçu le bouddhisme depuis l'Inde. Sur bien des points, sa philosophie apparaît en porte à faux avec les usages chinois. Par exemple, le célibat, l'abandon des biens matériels, l'abandon de la famille, la mendicité, l'indifférence aux plaisirs des sens et aux plaisirs mondains. Les bouddhistes chinois ont essayé d'adapter la philosophie aux habitudes chinoises et ont amplement amendé ses conceptions et donc aussi ses représentations.



Avec cette représentation assez tardive (on la situe vers le Xe siècle), on trouve un homme au fort embonpoint (symbole de richesse pour les chinois), manifestant un réel bonheur de vivre (signe de non indifférence totale aux sens), et entouré d'enfants (sens de la famille prononcée, signe de félicité et d'abondance). Ce bouddha a tous les attributs d'un dieu de la richesse. D'ailleurs, il n'est pas rare de voir quelques lingots de métaux précieux entre ses pieds.



Il est possible que cette analogie erronée avec le bouddha provienne de la ressemblance phonétique entre " bouddha " (bouda) et " pu-tai " (pouta_i).



Le bonze Pu-tai est passé pour être une réincarnation de Maitreya, le bouddha du fur du mahâyâna. C'est pourquoi le bouddha ventru passe pour représenter Maîtreya.



J'espère avoir répondu à votre question.



Source -> http://www.geocities.com/Athens/Forum/2359




Le Bouddha

Publié par swadisthana à 09:49:34 dans Bouddhisme -> questions/réponses | Commentaires (4) |

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Nous avons chacun un rôle à jouer pour instaurer un climat de paix authentique. Si, en tant qu'individu, on parvient à désamorcer ses bombes intérieures - en neutralisant ses pensées et émotions négatives et en cultivant ses qualités positives -, on créé les conditions favorables au désarmement extérieur.

Le Dalaï-Lama




Lorsqu'on agit en se souciant d'autrui, notre comportement à son égard est automatiquement positif. En effet, lorsque notre coeur est rempli d'amour, il n'y a pas de place pour la suspicion. C'est comme si une porte intérieure s'était ouverte pour nous permettre de tendre la main vers l'extérieur.

Le Dalaï-Lama
 




Notre capacité innée à l'empathie est la source de la plus précieuse des qualités, celle que les Tibétains appellent nying je, ou compassion.

Le Dalaï-Lama

 

La nature est notre berceau. Celui-ci n'est pas nécessairement saint ou sacré. C'est tout simplement l'endroit où l'on vit. Il est donc dans notre intérêt d'en prendre soin.

Le Dalaï-Lama


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