Publié par swadisthana à 11:56:53 dans Citations du Monde... | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par swadisthana à 11:53:47 dans Le Dalaï Lama... | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par swadisthana à 11:52:41 dans Le Dalaï Lama... | Commentaires (0) | Permaliens
L’écharpe de laine qu’il avait maintes fois critiquée, par son côté grattoir, était devenu en l’espace de quelques jours sa précieuse compagne. Sensuelle, elle se lovait autour de son cou et de son visage, le réchauffant. Parfois il s’arrêtait, posant sur sa béquille sa charrette à bras. Il ôtait ses gants, qu’il calait entre ses cuisses, abaissait le bord de sa maîtresse laineuse qui recouvrait une partie de son visage. Sa main rougit par le froid allait à la recherche dans le fond de poche de son pantalon, d’un mouchoir, pour chasser l’intruse qui pendait au bout de son nez. Il aurait pu être rentier, clerc de notaire, ou travailler au sein de l’entreprise familiale, mais il avait choisit de suivre la course des nuages, de goûter l’odeur du vent, de prendre ses douches estivales sous la pluie. Ses seules richesses, étaient sa liberté et sa carriole à bras. Deux grandes roues cerclées de fer avec deux long bras décharnés qui venaient s’agrippaient à l’homme. Lui rappelant sans cesse le poids de ce que l’on transporte.
Il était colporteur, il vendait du fil, des rubans et des pièces d’étoffes. Il allait de marché en marché, de foire en foire, de village en village et l’hiver il faisait le tour des hameaux et des fermes isolées.
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"c’est pas tout ça mon gaillard, mais si tu n’as pas l’intention de te transformer en statue, il faudrait voir à repartir et à trouver un endroit où passer la nuit".
Re plongeant avec délice dans l’étreinte "écharpesque", Louis se remit en route. Le vent montrait qui était le maître sur le plateau et notre homme en vint à se poser la question s’il devait continuer son chemin. Il décida d’obliquer sa route, en direction de la ferme de Raoul.
Ce Raoul, était un homme dur, dur à la tache, dur avec les autres. Le chemin empruntait un passage délicat, en effet il flirtait avec un ravin abrupt en lisière du plateau. D’aucun diront que le hasard fait bien les choses.
Tête baissée pour éviter les morsures du vent, il jetait un œil de temps à autres devant lui. C’est là qu’il le vit. Encore un pas et c’était le grand plongeon, on aurait dit un corbeau lorsqu’ils sont sur une branche et qu’ils font front au dieu Eole. Le corps penché en avant effectuant une danse acrobatique plumes en bataille.
Le vent remontait le long des parois et semblait faire son maximum pour soutenir le corps et éviter qu’il ne tombe.
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"je dirai pas non à un coup de main, avec ce vent j’ai du mal à avancer avec ma carriole".
La silhouette en suspend se tourna, c’était un enfant. Il regarda encore une fois le vide puis reprit pieds. Sans mot dire, il saisit un bras de la charrette et tira. Sur le visage de l’enfant les joues pourpres portaient les traces de sel que la mer de ses yeux avait laissés.
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- où étais tu encore toi ? et qu’est ce que tu me ramènes ?
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- bon jour, je suis Louis le colporteur, je vends du fil, des rubans et des tissus.
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- On a besoin de rien ici !
Tournant son regard vers l’enfant, Louis parla d’une voix paisible.
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- si vous n’avez besoin de rien, alors accepterez vous que moi qui ai besoin, je puisse passer la nuit dans votre ferme.
La femme de Raoul émit un léger sourire…
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- bien sur Monsieur, vous pourrez dormir dans la chambre de l’ouvrier, il est parti.
Raoul grommela et s’en alla…
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- le chemin pour venir chez vous est dangereux, je suis sur que prés du ravin il pourrait arriver un malheur.
Louis regarda à nouveau l’enfant. La mère avait comprit.
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- je vous remercie
Louis sourit. Il alla ranger sa carriole. Le soir au dîner la tension était palpable.
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- c’est vrai qu’on a déjà trop, et puis qu’est ce qui me dit qu’il ne va pas nous voler ?
La femme fut gênée de la remarque de son mari et s’en excusa. Raoul grogna encore puis on entendit plus que les bruits des cuillères dans les assiettes de soupe. L’enfant, Simon ne disait rien. Le repas terminé, Louis aux multiples talents sorti un violon et se mit à jouer. Sa musique était douce et apaisa les humeurs. Raoul quitta la table.
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- demain il y a du boulot !
Louis continua de jouer. Les notes telles des mains tendres firent vibrer les cordes des cœurs. La mère masqua les perles qui glissaient et se cachaient dans les plis de sa bouche muette. A son tour elle se leva. Simon la suivit le regard vide.
Le lendemain le ciel avait enfilé sa chemise grise et tout baignait dans le brouillard. Lorsque Louis pénétra dans la salle, il y avait un bol sur la table. La femme lui servit un café noir avec une pointe de chicorée. Elle posa un morceau de pain et un fromage de chèvre.
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- Simon n’est pas là ?
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- Il est parti avec son père, ils doivent faire du bois sur le plateau.
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- Je me mêle de ce qui ne me regarde pas, mais j’ai le sentiment que Simon a peur de son père ?
La voix du colporteur était chaude, rassurante et ce fut comme la soupape d’une cocotte minute qui lâcha d’un seul coup. La mère se mit à pleurer et les mots s’entrechoquaient pour sortir de sa bouche, trop longtemps enfermés.
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- Simon, n’est pas le fils de Raoul, l’ouvrier que nous avions était doux, attentionné, un jour Raoul était parti vendre les bêtes… je suis tombée enceinte. L’ouvrier s’est enfui, il avait peur de mon mari. Simon est né et mon mari ne l’a jamais accepté. Tout ce que fait Simon n’est pas bien, il est tout le temps sur lui, il lui crie dessus sans arrêt. Hier Simon a oublié de fermer la porte du poulailler et le renard a tué trois poules. Raoul s’est mit dans une rage folle, a dit des horreurs. Alors Simon est parti en courant. Si vous n’aviez pas été là…
Louis écoutait sans rien dire. Les mots font parfois plus de mal que les coups car ils atteignent le cœur. Comme eux ils laissent des cicatrices. La journée se poursuivit. Louis était aussi tailleur et prenant le temps il confectionna une robe à la femme de raoul. Le soleil fatigué bâilla encore quelques rayons avant de s’en aller doucement laissant la place à son amie la lune. La porte claqua comme un coup de tonnerre, c’était Simon.
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- venez vite, l’arbre est tombé sur mon père.
La mère porta la main à sa bouche.
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- je viens. Dit Louis.
Le soleil se retint encore un instant éclairant de ses derniers rayons le plateau à Louis et Simon. Raoul avait la jambe coincée sous l’arbre. Louis qui avait prit un bras de sa charrette en partant, s’en servit pour faire levier. Simon dégagea son père en tirant de toutes ses forces. On l’installa dans la charrette et tous retournèrent à la ferme. On alla chercher le docteur. Raoul dut garder le lit pendant prés d’un mois. Ce fut l’enfant aidé de Louis qui s’attelèrent aux travaux de la ferme. Un soir louis prit son violon et joua, joua. A un moment il s’adresse à Raoul.
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- parce que tu étais en colère contre Simon, ton esprit était préoccupé et l’accident est arrivé. Pose toi la question du pourquoi cette colère ? pourquoi en rends tu Simon responsable ?
Puis il se tut et recommença à jouer. La magie de la musique fit son œuvre. Raoul appela Simon, ils parlèrent longtemps ensemble, ils mirent du bleu dans leur ciel et pour le rendre encore plus beau rajoutèrent des boutons d’or et des chicorées sauvages. Leurs cœurs si muets l’un envers l’autre s’ouvrirent et laissèrent couler une rivière d’amour enfouie au plus profond d’eux. Raoul se remit et bien que boitant, se tint debout le jour du départ de Louis.
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- tu seras toujours le bienvenu ici.
Raoul en disant cela tenait son fils par l’épaule et les deux souriaient et ils n’étaient pas les seuls un peu en retrait la mère aussi mais une cascade de larmes voilait son regard.
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- merci.
Louis s’attela et reprit son chemin, allant de fermes en fermes vendant du fil, des rubans et des tissus, arrosant au passage de petites graines d’amour oubliées au fond des cœurs. Raoul se fendit même d’un compliment.
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- c’est un brave homme ce Louis, c’est un homme debout.
Simon sourit.
- oui, c’est un colporteur d’étoiles.
Serge
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Publié par swadisthana à 20:06:36 dans Citations du Monde... | Commentaires (0) | Permaliens
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Nous avons chacun un rôle à jouer pour instaurer un climat de paix authentique. Si, en tant qu'individu, on parvient à désamorcer ses bombes intérieures - en neutralisant ses pensées et émotions négatives et en cultivant ses qualités positives -, on créé les conditions favorables au désarmement extérieur.
Le Dalaï-Lama

Lorsqu'on agit en se souciant d'autrui, notre comportement à son égard est automatiquement positif. En effet, lorsque notre coeur est rempli d'amour, il n'y a pas de place pour la suspicion. C'est comme si une porte intérieure s'était ouverte pour nous permettre de tendre la main vers l'extérieur.
Le Dalaï-Lama

Notre capacité innée à l'empathie est la source de la plus précieuse des qualités, celle que les Tibétains appellent nying je, ou compassion.
Le Dalaï-Lama
La nature est notre berceau. Celui-ci n'est pas nécessairement saint ou sacré. C'est tout simplement l'endroit où l'on vit. Il est donc dans notre intérêt d'en prendre soin.
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