Une femme
Une fée
Une folle
Une peste
Une rêveuse
Une amante
Une soumise..
C'est moi,
au final.
Dans l'attente de son supplice, la petite catin leva les yeux. Incorrigible arrogance, son maître n'en perdra pas une miette. La soumise rebelle sait qu'elle a désobéit. Et ce paradoxe, son maître aura tôt fait de le faire disparaître. Il la veut chienne, il la veut docile. Son petit animal sauvage, forte de cette rébellion, a pourtant cette lueur, la crainte, au fond des yeux. Quand cravache en main il se dirigera vers elle, elle baissera les yeux devant cet être de puissance. Et bien qu'il soit fier d'elle, son corps d'une blancheur irréelle sera sa toile où les arabesques s'entrelaceront et la meurtriront. Ses cris seront la mélodie du petit animal sauvage ainsi dompté. Quand il aura finit son chef d'œuvre, les yeux de la catin une fois de plus se lèveront. Inondés de larmes, ils remercieront et jamais plus ne défieront.
Caelia.
Publié par caelia à 16:51:20 dans Perversions | Commentaires (5) | Permaliens
Dépravation et perdition,
Sont les amantes de ma passion.
Elles chassent mes hésitations,
Et bousculent ma raison.
Le vice et la folie,
Sont aussi mes sulfureux amis.
Et ces amants je leur confie,
Chacun de mes interdits.
Et leurs voix se font entendre,
Quand au sifflement strident du fouet,
Mes membres vers Lui se tendent,
Entre Ses mains je ne suis qu'un jouet.
Publié par caelia à 22:45:53 dans Souvenirs | Commentaires (2) | Permaliens
Des mots touchants,
Des mots troublants,
Des mots voilés,
Des mots embrasés.
Des mots qui rendent muettes,
Des mots qui font rêver,
Des mots qui sont discrets,
Des mots qui font planer.
Des mots violents,
Des mots arrogants,
Des mots perçants,
Des mots cinglants.
Des mots qui apaisent,
Des mots qui caressent,
Des mots qui bercent,
Des mots qui aiment.
Ces mots tels des maux,
Et ces maux sont plaisir.
Publié par caelia à 02:43:50 dans Perversions | Commentaires (0) | Permaliens
Les jeux de lumières et la musique emplissent chaque fibre de mon corps.. Je me laisse aller au rythme battant, emportée par cette danse infernale. La piste est pleine à craquer, l'ambiance se réchauffe. Les rythmes endiablés s'emparent de moi, et chaque mouvement devient une extension de ma sensualité. J'avais oublié combien j'aimais être grisée par ce manque d'inhibition, se laisser-aller sans pudeur. Dans ma bulle, il n'y a rien. Rien que moi, la musique, l'ambiance.
J'oublie tout. je m'oublie. Je ne suis qu'un corps dansant, pantin de ce rythme endiablé. Si c'est ça la perdition, alors je m'y perd. Je m'y perd et mon âme s'élève, Sorte de transe où rien ne m'atteint... La chaleur augmente, les corps se frôlent, la séduction fait son effet. Regards languissants, mains baladeuses, mouvements indécents..
Et moi, en simple spectatrice de ces moments passionés, je ne peux que penser à lui..
Sachant qu'aucun corps, ce soir-là, ne m'aura frôlé.
Caélia.
Publié par caelia à 05:03:34 dans Éclat de vie | Commentaires (4) | Permaliens
Et j'attendrai, ainsi offerte, que le fouet vienne mordre ma peau.
Que sa morsure vienne enfièvrée ma chair,
que sa douleur soit la caresse de celui qui me l'offre.
Que les coups pleuvent sur ma peau,
comme les larmes roulent de mes yeux,
comme la bave s'écoule de ma bouche, entravée du baillon.
Que ses liens soit ses bras qui me protègent,
ses bras qui me contraignent,
qui lacèrent ma peau de leur amour.
Que sa voix s'élève vers les cieux,
sa voix qui me commande,
qui me subjugue.
Que ses doigts explorent mon antre,
mon antre humide de chienne,
qui est sienne.
Qu'il me possède pour son plaisir,
son plaisir qui est mien.
qui est mien.
Publié par caelia à 22:23:10 dans Perversions | Commentaires (6) | Permaliens
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