Une femme
Une fée
Une folle
Une peste
Une rêveuse
Une amante
Une soumise..
C'est moi,
au final.
<< Ne me demande pas. | Aurélie ( Chapitre V ) | Aurélie ( Chapitre V, version 2.0 ) >>
La punition.
Il ne l'attendait pas.
Elle serait sévère.
Elle avait déjà tout préparé chez elle. Elle avait prévu qu'il commettrait une faute. Il le devait. Ils entrèrent dans l'appartement. Elle lui dit de rester sur le pas de la porte, à genou, retourné contre la porte. Elle alla allumer toutes les chandelles qu'elle avait disposées dans la pièce. L'une d'entre elles serait choyée : elle aurait la chance de brûler la chair de cet adonis. Elle revint vers lui et lui demanda de se foutre à poil, toujours retourné contre la porte. Puis, elle s'en alla.
Elle revint quelques instants plus tard et semblait fourrager dans quelque chose. Mais il n'aurait pu dire dans quoi.. Il était un peu nerveux du sort qu'elle lui réservait. Que lui ferait-elle? Il tournait et retournait cette question dans sa tête mais rien. De toute façon, il ne voulait pas savoir. Il lui laissait le plaisir à ELLE, de savoir.
Il sentit soudainement une main douce, mais ferme lui tirer les cheveux. Il tenta de se lever, mais elle le repoussa au sol avec sa botte : C'est au sol qu'un chien comme lui devait être. Il rampa donc à ses côtés jusqu'au salon. Il vit toutes les bougies. C'était beau, c'était grisant.Puis, brutalement, un baiser. Sauvage, inattendu, électrisant. Passionné.Si vif, que déjà, il ne goutait plus.Alors, il sentit la main caresser sa nuque doucement.. si doucement qu'il se demandait si cela ne cachait pas quelque chose.. il n'eut le temps de finir sa pensée que la grippe de fer le relevait un peu pour le coucher en travers des cuisses de la belle. La main descendit le long de la colonne vertébrale, laissant une trainée de sensations derrière elle.. Puis, la main partit. Laissant sa fesse tiède dans la froideur. Mais elle revint. Elle s'abattit, se déchaîna. Elle claqua dans une danse rythmée. Elle valsa d'une fesse à l'autre, de plus en plus fort.
Puis soudain, une douceur lancinante. Courte, mais lancinante. Il était tellement concentré sur la douleur qu'il n'avait même pas remarqué qu'elle ne frappait plus. La cire, par contre, sur son derrière rougit, elle brulait, le consummait, incendiait son désir. Il gémit. Un mélange de douleur et de plaisir.. La main se fit douce, alors. Elle caressa. Elle était douce cette caresse, elle réconfortait.
"Debout."
Un mot. Un seul. Il était debout. Et déjà, une morsure. Vive. Rapide, furtive. Une morsure invisible sur son bas ventre. Une trace. une seule. Petite boursouffle rouge. Il osa levé les yeux et vit l'animal : le martinet. Ces lanières venaient lècher son bas ventrem laissant les traces de sa morsure.
"Tête baissée." ordonna-t-elle.
Les lanières courrurent sur son torse, sur son sexe. Il avait mal, mais ne voulait le montrer. Il ne voulait perdre pied devant Elle. Il ne plierait pas... Alors, elle frappa plus fort.
Il était perdu dans ce tourbillon de douleur. Tout ce qui l'entourait c'était effacer. Il ne restait que lui et sa douleur, son plaisir, son amour. Encore, une morsure aux seins. Des pinces. Une à chaque. Il perdait ses pensées, perdait sa volonté, perdait tout repère. Plaisir ou douleur? Il ne savait plus. La seule chose qu'il savait : il était là. Avec elle.
"À genou."
Il le fit.
"T'es excité ma pute, dis donc ce que tu bandes fort.."
Ses mots le ramenèrent à lui. La main, encore elle. Caressant son sexe. Le masturbant doucement. Le faisaint gonflé de plaisir.. effaçant la douleur, gorgeant son sexe... exploser. C'est ce qu'il voulait. Il se rapella son excitation au restaurant. Puis, plus rien.
Plus de douceur. Il n'avait pas exploser, il n'avait pas joui.
"Demande pardon pour ton impolitesse. Demande pardon d'âvoir été grossier. Dis-moi que tu es ma pute. Dis moi que tu m'appartiens, que tu es a chose."
Il le dit. Avec ferveur, avec dévotion. Avec son coeur, il le dit.
Puis, la pression des pinces s'en alla. La douleur s'installa. Mais, il était bien. Il l'avait mérité. Il était puni. Se résignait enfin, il pliait. Il pliait devant elle.
"Je vous aime Maîtresse."
Alors, le même baiser sauvage du début.
Publié par caelia à 22:30:24 dans Méandres de mon imaginaire | Commentaires (2) | Permaliens
26-10-2007 07:36
De Caelia Sujet:
:) Url: [Liens]
25-10-2007 18:44
De Libertin_123 Sujet:
Captivant Url: [Liens]
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