1 l'erreur des marxistes en général est de considérer la technologie comme neutre, comme une somme de machines. Ils pensent que la technique serait "plastique" et que l'on peut en faire ce que l'on veut, cependant, pour être conçue, utilisée, la technologie nécessite une attitude conforme a son égard, ainsi qu'une série d'infrastructures: en matière de conception matérielle, mais aussi d'élaboration idéelle première et de maîtrise d'un certain nombre de connaissances. elle pénètre alors la formation, l'éducation.
2 en pénétrant la sphère de l'éducation, elle y dissémine un ensemble de normes d'applications qui deviennent progressivement des normes morales, comportementales et sociales.
3 son usage quotidien définit également certaines attitudes conformes aux normes de la technologie de part l'interaction constante que nous avons avec les objets technologiques qui peuplent notre quotidien. cette interaction avec la machine influe sur notre mental et nos interactions avec les autres êtres humains.
4 la technologie, plus qu'une simple infrastructure,pénètre l'ancienne superstructure et s'érige en une nouvelle supertructure. la technologie est nihiliste, elle détruit les anciennes valeurs, et recompose un nouveau système de normes et de valeurs conformes à elle même. la rationalité, la logique se dépouillent progressivement des restes d'éthique qui la composent. seul compte le maximum d'efficacité, d'utilité, de productivité, etc.
5 la technique pénétrant de plus en plus notre quotidien, annonce la mort sur le long terme de l'interaction inter humaine. il y a dix ans par exemple, le cercle d'amis proches d'un américain moyen était de 3 personnes, aujourd'hui, il n'est plus que de 2, et cette tendance est à la baisse.
6 l'usage constant de la machine a des effets psychosomatiques désastreux. besoin de se conformer au rythme de la machine, répétitivité, hyper-régularité engendre des réaction de colère, de stress, de violence.
7 Il est bien évident qu'un retour en arrière demeurera impopulaire, et que les machines et la technologie peuvent constituer une source de vie meilleure, et nous débarrasser des charges de travail, cependant, à cause de cela, les marxistes n'ont jamais voulu reconnaitre les effets pervers de la technologie, et l'on toujours sous estimé. il n'est pas certain que dans une société communiste, le développement des machines ne se poursuive dans le sens du développement présent, ce qui provoquerait une existence d'une anorexie mentale déconcertante.
8 la technologie constitue à l'instar de la nature, un nouveau milieu dans lequel se joue le rapport de domination entre l'homme et son monde. par la technologie nous avons cru nous défaire de la domination de la Nature, mais nous n'avons pas saisi que la technologie constitue malgré la transformation de la matière une extension de celle-ci, dans laquelle ce rapport se trouve de nouveau inversé. l'homme se trouve à nouveau dominé par son milieu.
La technique en tant qu'idéologie et culture dominante:
la technique demande pour être employée une certaine rigeur, une recherche du maximum d'efficacité, un certain pragmatisme, et appèle donc a conditionner des sujets sérieux, réalistes, rigoureux, etc. ce qui ne pose pas de problème en soi, si ce n'est la nécessité de conditionner l'ensemble des sujets usant de la technique à ces normes comportementales, donc premier risque d'uniformisation humaine. La technologie reussirait-t-elle alors à réaliser ce vieux mythe Démocratique Républicain d'un peuple unifié, d'une totalité fondue dans l'un, qu'elle à elle même contribué à détruire lorsque la science, en détruisant l'hégémonie de la morale et de la religion, commença a s'imposer. ce que l'idéalisme n'a pu faire, le matérialisme en serait-il alors plus a même. Cependant, quel bonheur tire t on d'une réalité purement positive, d'un matérialisme désanchanté ?
la technologie ne constituerai pas un risque d'aliénation si elle n'était pas omniprésente dans l'existence. cependant, elle l'est, et ce, de plus en plus. ce qui laisse alors présager que les sujets sont de plus en plus en intéraction quasi constante avec des machines, en situation de dépendance parfois, cette constance ouvrant la possibilité à l'idéologie technicienne de s'imposer et ce de manière beaucoup plus radicale. c'est un peu comme si vous mettiez un tonneau de vin devant un alcoolique.
Nous le savons, l'usage constant de technologies peut être un danger pour la santé physique et mentale (déconnexion avec le réel, enfermement dans un univers virtuel, troubles affectifs, affaiblissement du lien social, névroses, psychose, stress, troubles du sommeil, cancers).
nous avons parlé de matérialisme désanchanté, cependant, dans le système capitaliste s'est produit une forme d'enchantement prenant pour support la technique : c'est le Spectacle, en tant que série d'image s'insérant entre le sujet et son monde, cette diffraction entrainant un nouveau rapport au monde aliéné par des images qui constitue le nouvel obscurantisme capitaliste.
le spectacle est la nouvelle morale du capitalisme, comme le fut la religion autrefois, il est le supplément d'âme nécessaire au capitalisme technicien, et constitue un mode de contrôle et de domination des êtres supplémentaire. Détruire le spectacle ne veut pas dire détruire toute perçeption imagée du réel, tout enchantement, mais simplement réintroduire dans la culture, dans les pratiques, une dimension chaleureuse, idéale de l'existance, des émotions, déconnectée de la technique, et voire même en opposition à celle-ci.
Publié par pensée-critique à 11:37:38 dans réflexions sur la technologie | Commentaires (0) | Permaliens
La plus grande erreur du Marxisme a été de ne pas percevoir que centrer la révolution sur le développement exclusivement matériel, le progrès technique aboutirait l'avènement d'une Technocratie. En effet, en considération du fait que le progrès technique pose comme exigence de répondre a une certaine logique, un certain comportement, une certaine formation de l'esprit, détermine une certaine manière de penser l'espace et de ressentir l'existence, et en posant le progrès technique comme condition première, si ce n'est unique, de la révolution prolétarienne, le marxisme entraîne le prolétariat, non vers son émancipation mais son aliénation profonde dans le Technicisme. De même et en continuité, le Trotskisme, en cherchant dans l'alphabétisation du prolétariat, non l'éveil d'une pensée critique, mais une appropriation pure et simple des bases élémentaires de la culture technicienne, préparait le prolétariat non à son émancipation mais à sa conversion de classe ouvrière à classe technicienne. Le Trotskisme commet ainsi l'erreur fondamentale de nier la dialectique négative, et par là même bride la capacité de celui-ci à opérer une transformation de la culture. De ce fait, il est évident que bien que le progrès technique constitua une élévation matérielle des conditions d'existence prolétarienne, il n'en constitue pas moins une nouvelle aliénation, à l'univers technicien. Tout est alors pensé suivant la logique propre à la technique, sans interférence d'une dimension métaphysique. Il en découle ainsi la mort de la culture littéraire, poétique, de l'imagination, qui se voit progressivement conditionnée par la technique elle-même, entraînant alors le règne du positivisme. Il n'y a plus ici de place pour l'imaginaire pur, mais au départ, pénétrance de la pensée technicienne dans l'imaginaire, puis probablement destruction de l'imaginaire. Ne pas prendre en compte que la technique réduit l'espace que l'on croyait illimité de la pensée, revient à laisser toute puissance à celle-ci de s'imposer, et conduit l'humanité dans un Etat de réduction d'elle-même, d'aliénation quant à ses origines. Il est bien évident que cette évolution une fois aboutie est irréversible, et continue toujours plus loin dans son processus de destruction de la métaphysique, de conversion de l'humain en simple relais de la Technique. Par conséquent les socialistes marxistes doivent à présent réintroduire une dimension existentielle dans leurs théories s'il ne veulent pas que la technocratie se substitue au communisme.
une autre réflexion, dans le même sens, traduite en terme marxiste, concernerait la relation infra/superstructure (base matérielle, techno économique / droit, Etat, idéologie, culture, religion, voire science et langage) et l'articulation dialectique entre les deux, et la limite de certains discours marxistes, que nous perçevons, dans la tendance à estimer qu'il suffirait de transformer, d'aménager l'infrastructure pour libérer le prolétariat, et faire exploser la superstructure, qui serait alors redéfinie par ce même prolétariat. Nous pensons qu'il y a ici une erreur fondamentale de réflexion, que nous n'attribuerions pas à Marx lui-même, mais à une interprétation maladroite ou rapide de sa pensée.
De plus la base matérielle de la société n'est plus la simple société industrielle éclatée du XIXeme et début XXeme siècle, mais un système d'organisation mondial, le système technicien (cf : Jacques Ellul, le système technicien ), constitué d'interdépendances, produisant sa logique interne, redéfinissant la superstructure suivant ses propres exigences. Ellul parle d'ailleurs de renversement entre superstructure et infrastructure, c'est le système technicien qui devient superstructure, qui est alors déterminé par l'idéologie, les lois, la culture, qu'il a au préalable engendré, diffusé.
La révolution serait alors libération du prolétariat en ce qui concerne la domination bourgeoise, mais soumission de celui-ci aux contraintes du système technicien. Le prolétariat n'exprimerait pas son idéologie propre issue de la négation du monde bourgeois, mais sa soumission nouvelle à l'univers technicien. Avec les conséquences nécessaires qu'implique l'avènement d'un tel type de socialisme, bureaucratisation pour une meilleure administration, et technocratisation, pouvoir de décision dans les mains des techniciens, des experts, et non dans celles du prolétariat auto organisé. Une nouvelle classe dominante émergerait alors, celle des techniciens, qui pose une nouvelle étape de la lutte de classes.
selon Ellul, avec lequel nous nous accordons ici, on ne peut attribuer l'échec de l'URSS à la seule ambition ou folie de Staline, mais bien à cette inconscience de ce qu'est le processus de technicisation, et ses conséquences, sociales, politiques, idéologiques, métaphysiques, et culturelles.
L'erreur du trotskisme est alors d'avoir porté le stalinisme comme seul responsable d'un échec qu'il serait potentiellement apte à répéter, et d'avoir loupé au passage cette analyse.
Il s'en suit qu'il serait aujourd'hui d'une inconscience frappante de ne s'attaquer qu'à l'infrastructure et de penser que le prolétariat sera ensuite émancipé et apte à s'autodéterminer. Pour sortir de la naïveté qui considérerait la technique comme neutre et gratuite, sans exigences, ni contraintes, et éviter de répéter a nouveau les dérives Staliniennes, il semble alors nécessaire de projeter une offensive conjointe contre l'infrastructure : réappropriation collective des moyens de production par le prolétariat, auto organisation, etc.
et la superstructure : critique de l'idéologie bourgeoise, et développement collectif d'une nouvelle métaphysique qui redéfinirait le rapport de l'humain à la technique, de l'inconscience à la conscience du phénomène, condition nécessairement préalable à son émancipation. Or une telle réflexion n'existe quasiment pas aujourd'hui, et n'existera pas sans une prise de conscience réelle de ce qu'est le système technicien, de ce que la Technique implique comme conséquences (nous les connaissons pour l'environnement, mais nous les ignorons en ce qui concerne l'esprit, les pratiques culturelles, les modes de représentation du vivant).
Il y a ainsi deux révolutions à mener de front, de concours : l'une matérielle et sociale, contre la domination bourgeoise, l'autre, métaphysique, contre la domination du système technicien.
Autant la première nous serait acquise dans la pensée, autant la seconde nous échappe encore, et c'est sur l'exploration de cette piste de réflexion que nous désirerions poursuivre...
1 l'erreur des marxistes en général est de considérer la technologie comme neutre, comme une somme de machines. Ils pensent que la technique serait "plastique" et que l'on peut en faire ce que l'on veut, cependant, pour être concue, utilisée, la technologie nécessite une attitude conforme a son égard, ainsi qu'une série d'infrastructures, en matière de conception matérielle, mais aussi d'élaboration idéelle permière et de maitrise d'un certain nombre de connaissances. elle pénètre alors la formation, l'éducation.
2 en pénétrant la sphère de l'éducation, elle y discémine un ensemble de normes d'applications qui deviennet progressivement des normes morales, comportemenatles.
3 son usage quotidien définit également certaines attitudes conformes aux normes de la technologie de part l'intéraction constante que nous avons avec les objets technologiques qui peuplent notre quotidien. cette intéraction avec la machine influe sur notre mental et nos intéractions avec les autres êtres humains.
4 la technologie, plus qu'une simple infrastructure, pénètre l'ancienne superstructure et s'érige en une nouvelle supertructure. la technologie est nihiliste, elle détruit les anciennes valeurs, et recompose un nouveau système de normes et de valeurs conformes à elle même. la rationalité, la logique deviennent se dépouillent progressivement des restes d'éthique qui la composent. seul compte le maximum d'efficacité, d'utilité, de productivité, etc.
5 la technique pénétrant de plus en plus notre quotidient, annonce la mort sur le long terme de l'intéraction interhumaine. il y a dix ans par exemple, le cercle d'amis proches d'un américain moyen étatit de 3 personnes, aujourd'hui, il n'est plus que de 2, et cette tendance est à la baisse.
6 l'usage constant de la machine a des effets psychosomatiques désastreux. besoin de se conformer au rythme de la machine, répétitivité, hyper-régularité engendre des réaction de colère, de stress, de violence.
7 Il est bien évident qu'un retour en arrière demeurera impopulaire, et que les machines et la technologie peuvent constituer une source de vie meilleure, et nous débarasser des charges de travail, cependant, a cause de celà, les marxistes n'ont jamais voulu reconnaitre les effets pervers de la technologie, et l'on toujours sous estimé. il n'est pas certain que dans une société communiste, le développement des machines ne se poursuive dans le sens du développement présent, ce qui provoquerait une existence d'une anorexie mentale déconcertante.
8 la technologie constitue à l'instar de la nature, un nouveau milieu dans lequel se joue le rapport de domination entre l'homme et son monde. par la technologie nous avons cru nous défaire de la domination de la Nature, mais nous n'avons pas saisi que la technologie constitue une transformation de celle-ci, dans laquel ce rapport se trouve de nouveau inversé. l'homme se trouve à nouveau dominé par son milieu.
par conséquent nous vous invitons à réfléchir avec nous afin que le communisme ne se transforme jamais en un univers technicien déshumanisé.
Publié par pensée-critique à 16:11:28 dans réflexions sur la technologie | Commentaires (0) | Permaliens
La genèse du processus scientifico-technologique trouve ses fondements dans la volonté des sociétés humaines à s'émanciper des contraintes qui leurs sont imposées par la nature. La technologie de pointe voit le jour dans l'avènement de la science, et son application pratique, en ce qui concerne, en premier lieu, la question de la production. Le processus technologique fut à ce moment porteur de grands espoirs en ce qui concerne l'émancipation massive de l'humanité, quant à la diminution de la charge de travail nécessaire à sa survie.
Cependant, au fur et à mesure que la technologie s'est développée, elle n'a pas entraînée la diminution du temps de travail, l'émancipation de l'humanité, mais a astreinte celle-ci à une charge de travail supplémentaire pour satisfaire des besoins préalablement inexistants. A ce propos, on ne peut nier l'influence des classes dominantes de la société, en outre, de la bourgeoisie capitaliste, et de son homologue bureaucrate soviétique, en matière d'avidité, d'exploitation, de contrôle social. Les classes dominantes en effet ont tout intérêt à occulter ce projet initial d'autonomie, puisque celui-ci entraînerait la remise en question de leur position hiérarchique. On constate ainsi à un processus inverse au projet initial : l'autonomie croissante du processus technologique, et son intrusion, son expansion, dans la plupart des sphères du social, du vivant.
D'abord développée pour favoriser le système productif et par conséquent les besoins les plus primaires de l'humain, la technologie dans la modernité s'est ensuite progressivement appliquée à trois grand domaines : la santé, le contrôle, les loisirs; altérant la structure du social, les modes de vie, en créant des besoins subsidiaires la rendant en apparence indépassable.
Il nous semble assez difficile de nier les avantages procurés par la science et la technologie en matière de santé, cependant, le processus technologique avançant, de nouveaux maux apparaissent, et ce du fait que la science, de par son intégration au processus industriel, influe sur l'environnement, les rapports sociaux, les modes de vie, les rythmes biologiques. Ainsi, la toxicité et le rythme effréné des métropoles, l'isolement de plus en plus poussé des « individus », l'aseptisme alimentaire, la soumission fréquente à des ondes cancérigènes, sont directement responsable de la déficience immunitaire, de l'augmentation croissante du niveau de stress, du taux de dépression, de maladies chroniques, respiratoires, cancéreuses. Même s'il ne s'agit que d'effets pervers, la science et la technologie sont ainsi les causes directes des maux actuels de l'humanité.
Le processus scientifico-technologique a cela de particulier qu'il est employé à résoudre les problèmes de l'humanité, et qu'en ce faisant, il en génère d'autres, qui à leurs tours sont résolus par la technologie, et ainsi de suite ; cependant plus le processus technologique avance, plus les problèmes engendrés s'avèrent désastreux, voire irréversibles.
Technologisme et capitalisme étant liés, toute solution envisagées pour résoudre un problème, qu'il soit social, biologique ou environnemental, est inéluctablement de nature technique et économique, et converge toujours dans une certaine logique : le maintient de l'ordre établi, de la structure sociale, de la logique du progrès, de l'idéologie dominante. Il n'est pas envisageable pour le système capitaliste technicien de rompre avec la tendance historique en cours. Devant le désastre croissant de la civilisation, l'augmentation de la peur, de l'insatisfaction sociale, la réponse du capitalisme technicien réside dans une mutation en société de pacification, c'est-à-dire de contrôle, et de loisirs.
Science et technologie sont ainsi de plus en plus employées à des fins policières : vidéosurveillance généralisée, fichage ADN, tazers, boîtiers anti-jeunes, géolocalisation, rétention de données électroniques, informatiques (e-mails, liste des sites visités, sms, messages vocaux), écoutes téléphoniques, passeports et cartes d'identités biométriques, etc ; dans le but d'intimider, de dissuader de toute contestation, et ainsi de réguler les comportements, de les normaliser, de maintenir la population soumise, docile.
Les loisirs ensuite, constituent la seconde face du contrôle des masses, la carotte après le bâton. Le vieil adage « panem et circenses », du pain et des jeux, principe initial du contrôle social par la satisfaction des besoins humains minimaux nécessaires à la survie, et par le spectacle, comme instant de socialisation, de grégarisme cathartique, est toujours d'actualité, via de nombreuses manifestations sportives (football, boxe, F1). La barbarie antique a simplement laissée place à des formes plus pacifiées de spectacle.
Ce qui diffère réellement de la Rome Antique, c'est d'une part la symbiose qui s'est développée entre distraction et consommation, et d'autre part, du fait que consommation implique production et donc système technicien. On assiste ainsi à la pénétrance de la technologie jusque dans l'espace privé, l'intimité. La technologie envahit toutes les sphères de nos vies. Elle est omniprésente. Ce qui devait sortir l'humanité de sont état de besoin à réussi à devenir un besoin, à se rendre indispensable.
L'existence n'est plus qu'usage continuel d'objets de plus en plus sophistiqués : réveille matin, brosse à dent ou rasoir électrique, cafetière, voiture, GPS, téléphone portable, badge d'entrée à reconnaissance électronique, borne biométrique, la machine de travail (la chaîne ou le pc), le téléphone portable, la carte de crédit, le lecteur DVD, l'agenda électronique, la clé mp3, la télévision, son catastrophisme, ses reality show, ses publicités, Internet et ses jeux en ligne, sa vie fictive, son cybersexe, les animaux de compagnie électroniques, le vibro-masseur et autres sex toys... usage continuel de technologie, dont nous devenant dépendants.
On accède alors à une étape supérieure dans le processus de séparation, de dissolution du lien humain, propre au capitalisme technicien. Ce processus nous entraîne vers un monde de moins en moins authentique, de plus en plus artificiel. L'homme n'est désormais plus lié à son prochain, mais connecté à la machine ; il ne s'agit pas ici de quelconque roman ou film de science fiction, mais de la réalité.
La technologie dans le monde/ la réalité capitaliste constitue une force sociale plus puissante que la volonté d'autonomie. cependant, la réalité n'est pas capitaliste, la réalité reste à inventer.
La structure sociale, la pensée, le mode de vie des sociétés occidentales capitalistes ne sont pas adaptées à l'accueil, à la maîtrise de la technologie. Le processus technologique n'est pas en train de libérer l'humanité, mais de la détruire ; nous pensons que pour enrayer cette dynamique, le pouvoir actuel doit être anéanti, jusque dans ses fondements politiques, matériels, structurels, sociaux, psychiques, et idéologiques.
Après quoi, reste à voir la manière dont évolue le processus technologique. Il n'est cependant pas dit que ce dernier ne prenne fin dans une société débarrassée de la domination capitaliste. Il se peut très bien que la technologie devienne de plus en plus autonome, soumettant, asservissant l'humain à ses propres besoins, contraintes, à celles du système qu'elle génère. La société post-moderne devra donc placer la question de la technologie comme point central de sa réflexion, mais il n'est pas dit que progressivement elle ne se laisse happer, séduire par les possibilités qu'offre celle-ci, en faisant fi des conséquences que son usage peut engendrer.
Par conséquent, nous préconisons qu'au pire, la technologie doit être employée avec la plus grande vigilance, ce sur quoi nous restons extrêmement sceptiques, et qu'au mieux, elle doit être abandonnée.
E-C-R
Publié par pensée-critique à 10:43:30 dans réflexions sur la technologie | Commentaires (0) | Permaliens
les conditions actuelles de la société industrielle capitaliste avancée
nous plongent dans une problématique totalement inversée de ses fondements initiaux
le système techno industriel ne répond dorénavant plus aux besoins humains,
c'est l'humain qui doit s'adapter pour répondre aux besoins de celui ci
de par ses innvovation pratiques, ses productions dont nous usons quotidiennement,
et qui deviennent partie constituante de notre vie,
la dépendance ne cesse s'accroitre, l'industrie de se poser comme nécessaire et indépassable.
nous nous retrouvons dans la nécessité de renouvellement quotidien de ses productions volontairement périssables
nous nous retrouvons démunis face aux disfonctionnements de ceux ci,
du fait du haut degré de complexité et de sophistication de la technologie moderne
jadis, la plus élémentaire des machines pouvait fonctionner 20 ans, était aisément réparable
de nos jours elle est obsolète et tombe en panne au bout de deux ans,
et nous devons nous en remettre aux incompétents techniciens des services après vente,
bien souvent impuissants du fait de la spécificité périssable de la machine elle même.
les industriels pourraient très bien opter pour un niveau de développement moindre,
pour une plus grande durabilité des biens
les citoyens pourraient très bien se mobiliser, faire pression sur les gouvernements,
mais il n'en est rien,
les intellectuels, de la science, de l'économie, de la politique savent très bien s'organiser,
pour garantir l'hégémonie et la nécessité du capitalisme avancé
le fait que la démocratie participative arrive au gout du jour,
et qu'elle ne se soit pas posée avant n'est donc pas un hasard,
tout comme le fait que les problématiques politiques qui y seront posées
porteront sur des domaines sans conséquences pour le système,
et non sur une remise en question réelle de celui ci
le fait que cette évolution soit voulue et controlée par quelques uns
ou que ce controle ne soit que le fait d'un processus de culturation,
d'un habitus de classe ne nous importe peu
mais qu'une élite s'organise pour en garantir le bon fonctionnement constitue pour nous un obstacle
rien de ce qui est posé dans la représentation politique classique, de droite à gauche,
ne s'oppose réellement, ni ne constitue une menace concrète pour le système, et son élite
aucune force politique à but électoral affiché n'est à même d'assumer la situation
de porter la radicalité d'une position à la mesure du désastre
(humain, affectif, intellectuel, écologique, culturel, économique)
c'est pourquoi nous trouvons aberrant le fait de voter,
parce que voter ne nous permettra jamais de vaincre
face à un système qui possède d'énormes moyens fianciers,
dispositif de propagande, de manipulation, d'embrigadement, de répression et de coercition,
pour se poser comme le seul réel possible,
pour nier ou diaboliser toute autre vision, position, perspective subversive,
c'est à dire qui ne constitue pas une altération améliorante de celui ci
nous le savons, nous le ressentons tous intimement,
le capitalisme avancé est en phase de s'effondrer
la question est donc, la suivrons nous dans sa chute, la laisserons nous couler seule,
ou serons nous les agents de son démantèlement ?
Publié par pensée-critique à 15:59:39 dans réflexions sur la technologie | Commentaires (0) | Permaliens
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