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Collectif Pensée-Critique

Les appareils biométriques | 24 mai 2006

La biométrie est une partie de la biologie qui applique aux êtres vivants les méthodes statistiques. Et dans le domaine de la sécurité, la biométrie est la science qui calcule la taille et les caractéristiques biologiques qui rendent un individu unique en son genre, et donc identifiable. Ainsi, les empreintes digitales, les caractéristiques du squelette, la disposition des veines, les stries que l'on trouve dans l'iris de l'oeil de chaque personne... permettent d'identifier cette personne de façon précise.

Des appareils biométriques (scanners) ont donc commencé à se développer un peu partout dans le monde (y compris nos pays) dans les endroits sécurisés, dans les aéroports, dans les lieux fortement fréquentés... afin de « lutter contre les terroristes ». Mais l'excuse de la lutte contre les terroristes est dépassée depuis longtemps. Des dérives se sont installées. Ainsi, au Texas, pour entrer dans un simple parc d'attraction, il vous faut « montrer patte blanche » et donner votre carte d'identité ou poser votre main sur un appareil biométrique qui scanne votre main afin de pouvoir entrer ; toujours aux USA, des scanners biométriques ont fait leur apparition dans les écoles afin d'identifier les élèves par analyse de l'iris ; plus près de chez nous, en France, les appareils biométriques ont été autorisés par la commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) afin d'être placées... dans les cantines scolaires !!!

Ces procédés ne sont bien évidemment pas anodins ni inoffensifs, et nous allons avoir que les enfants et même les bébés sont une cible idéale pour ceux qui font la promotion des technologies liberticides. Ces dispositifs biométriques consistent, à chaque fois, à établir l'identité de la personne. Bref, ils contrôlent la personne et renforcent la SURVEILLANCE.

On est en droit de s'offusquer quant au fait que ces technologies soient mises en application auprès des enfants. Cela fait néanmoins partie des buts malveillants du monde des entreprises et des gouvernements. Ainsi, par exemple, la CNIL est un organisme d'état qui dépend du gouvernement français. Et au niveau des entreprises, le Gixel (un conglomérat des entreprises françaises spécialisées dans l'électronique) a fait paraître un petit livret appelé « Le livre bleu » sans lequel il explique qu'il faut EDUQUER et HABITUER les citoyens aux nouvelles technologies dès leur plus jeune âge. Quoi de plus pratique que d'éduquer les enfants, qui ne possèdent pas suffisamment d'esprit critique que pour voir où se trouve le danger de dérive ? De plus, en ENDOCTRINANT les enfants à se faire contrôler et surveiller à tout moment, on forme une génération de personnes qui trouveront « normal » de se faire épier, surveiller, contrôler en permanence et n'importe où !

Enfin, la biométrie est susceptible de développer une criminalité nouvelle et basée sur la mutilation (on coupe un doigt pour avoir les empreintes digitales, par exemple).

Publié par pensée-critique à 23:26:56 dans vers la société du contrôle total | Commentaires (0) |

Les bases de données centralisées | 24 mai 2006

Nous vivons de plus en plus dans une société où tout ce qui est électronique est mis sur un piédestal. Ce que l'on appelle l'e-government (ou gouvernement électronique), dans lequel les citoyens pourront demander un papier officiel ou remplir leur déclaration d'impôts via Internet, par exemple, en est un bon exemple. Bien entendu, on nous chante les vertus de « facilité » et de « commodité » de ce système. Mais n'y a-t-il aucun risque ?

Les risques sont là, et ils sont ENORMES. Car tout ce qui est sous format informatique est susceptible d'être piraté. Cela constitue un des dangers des bases de données centralisées. C'est par exemple pour cela que le vote électronique, qui peut être facilement piraté si aucun document papier n'est imprimé, est dangereux pour la démocratie.
Mais il existe un danger plus redoutable encore. Car ces bases de données permettent la centralisation du pouvoir. Et plus le pouvoir est centralisé, plus le risque de dictature ou de despotisme est élevé, même dans les pays « démocratiques » ! Ainsi, un état dans lequel tout individu serait fiché et repris systématiquement sur toute une série de bases de données selon les endroits où il achète des articles, les banques où il retire de l'argent, les endroits où il se connecte sur Internet, les papiers qu'il demande sur le web par l'intermédiaire du gouvernement électronique etc. , pourrait repérer et pister cet individu à tout moment. Ces données pourraient également être vendues à des sociétés privées (et cela s'est déjà produit aux USA et au Canada), voire à un état étranger.

En bref, ces bases de données centralisées constituent une menace pour la vie privée, pour les libertés et pour la démocratie véritable.

De nos jours, des bases de données d'ADN sont également constituées, ce qui représente aussi un facteur de risque (nous y reviendrons plus tard).

Comme si cela ne suffisait pas, des programmes très sophistiqués de data mining (extraction de données) permettent d'établir des points communs et des déductions à partir de plusieurs bases de données différentes, ce qui constitue bien entendu un sérieux danger de plus car on peut dresser un portrait du comportement et des habitudes de l'individu à partir du recoupement entre ces différentes bases de données.

En Belgique, nous sommes déjà bien plus avancés que nous pourrions le croire au niveau des bases de données : les casiers judiciaires, les cartes de fidélité des magasins, les enfants surdoués, l'ADN des criminels dangereux... sont tous repris dans des bases de données centralisées ! Certaines bases de données ont aussi été constituées au niveau européen. Il est donc grand temps de prendre conscience du problème et de ses dangers, et de limiter au maximum ces bases de données, qui ont tendance à devenir systématiques. L'Europe a connu la Gestapo lors de la seconde guerre mondiale, et celle-ci ne possédait pas les moyens technologiques d'aujourd'hui. Ne donnons donc pas au pouvoir la possibilité de devenir une Gestapo du 21e siècle et de contrôler à retour de bras !

Publié par pensée-critique à 23:25:19 dans vers la société du contrôle total | Commentaires (0) |

La rétention des données | 24 mai 2006

Il y a peu, de nouvelles « lois antiterroristes » européennes ont été signées (sans aucune consultation populaire, bien entendu) suite aux attentats de Londres du mois de juillet 2005. La rétention des données téléphoniques et des e-mails a été exigée. Désormais, tout ce que vous envoyez par SMS ou par e-mail sera conservé pendant au moins 2 ans ! Ce système va permettre, lui aussi, de conserver un grand nombre d'informations sur l'individu, sur ce qu'il a envoyé, quand il l'a envoyé, avec quel service, à partir de quel site web... Bref, la rétention des données va venir améliorer et agrandir le système de bases de données. Nous sommes donc déjà, en réalité, TRES avancés dans le domaine de la surveillance des individus. Et il ne s'agit pas uniquement de la surveillance des terroristes !

Ainsi, dernièrement, un scandale a éclaboussé le président américain George W. Bush qui a autorisé depuis plusieurs années, illégalement et de façon anticonstitutionnelle, des écoutes téléphoniques secrètes de citoyens, avec rétention des données. Les cibles de ces écoutes téléphoniques n'étaient pas toujours des terroristes, mais bien souvent des activistes, des militants, des protestataires ou tout simplement des adversaires de l'administration Bush !

La dérive est donc ici très nette et les dangers réels. Et ces dangers sont aussi valables pour nos pays, dans lesquels, à présent, la rétention des données est autorisée, et même rendue obligatoire !

Publié par pensée-critique à 23:23:06 dans vers la société du contrôle total | Commentaires (0) |

Les caméras de vidéosurveillance : Big Brother vous regarde | 24 mai 2006

Avec les dernières lois « antiterroristes » européennes, l'augmentation des caméras de vidéosurveillance a été décidée.

Néanmoins, le phénomène se développe un peu partout sur la planète, en raison de la psychose du terrorisme. Que ce soit au Japon, aux Pays-Bas, aux Etats-Unis ou en Australie, les caméras de vidéosurveillance se multiplient.

Rien qu'en Belgique, plus de 700 caméras de vidéosurveillance se trouvent à présent dans le métro et les trams de Bruxelles ; 17 caméras du même type ont déjà été placées à Charleroi et d'autres caméras ont été placées en Flandres, le long des plages. Ces caméras se trouvent aussi aux abords ou même dans les lieux publics très fréquentés (gares, aéroports, ministères, grands magasins...) et sont reliées à un centre de surveillance de la police. Et le système est « extensible », a averti la presse !

La Grande-Bretagne est le pays qui possède le plus de caméras en Europe. On a parlé de ces caméras CCTV lors des attentats du métro de Londres où, bizarrement, malgré le nombre impressionnant de caméras placées dans le métro, la scène des préparatifs du crime n'avait - apparemment - pas été filmée, ce qui remet déjà en question la « sécurité » toute relative que ces caméras amènent !

Par contre, ce qui est certain, c'est que ces caméras filmeront éventuellement des criminels, mais qu'elles filmeront SURTOUT des citoyens et des innocents en permanence !!!

On est donc en droit de se poser la question : est-ce qu'il est vraiment nécessaire, pour arrêter une poignée de criminels, de criminaliser et de pénaliser l'ensemble de la population ???

Mais le plus gros problème, ce sont les dangers de ce système de surveillance permanente. Ce système de vidéosurveillance menace clairement la vie privée, ainsi que certains droits constitutionnels de base. Ainsi, le fait d'épier les piétons à chaque coin de rue constitue une suppression de la liberté de mouvement. Et nous le verrons un peu plus loin, il n'y a pas que les piétons qui vont être mis sous surveillance : les véhicules et leur conducteur, eux aussi, se trouveront bientôt sous l'oeil vigilant de « Big Brother » (le dictateur du roman de George Orwell). 

Une chose est en tout cas très claire : nous ne devons pas accepter de laisser tomber une partie de nos droits, de notre vie privée et de nos libertés pour des questions qui, au premier abord, semblent purement « sécuritaires » (rappelons d'ailleurs que la sécurité maximale n'existe pas et constitue un LEURRE). Nous ne devons pas le faire, sinon le pouvoir - qui, rappelons-le, n'est pas toujours bien inspiré ni bien intentionné - en profitera, et nous nous retrouverons dans une société-prison, une société dans laquelle nous serons surveillés, contrôlés ET REPRIMES en permanence.

Car ces caméras de surveillance nous amènent vers des systèmes qui sont clairement exagérés et excessifs, et même vers un état-policier. Ainsi, en Australie, le premier ministre, John Howard, a déclaré il y a peu que TOUTES les caméras de Sydney, qu'il s'agisse des caméras placées dans les transports en commun ou les caméras des banques, des caméras des supermarchés ou installées dans les endroits publics, et même les caméras des petits épiciers, toutes les caméras vont être reliées au quartier général de la police ! Le but avoué de cette manoeuvre : lutter contre le « terrorisme » et le « grand banditisme », bien entendu, MAIS AUSSI contre la délinquance, la petite criminalité, ET MEME... contre toute INFRACTION, contre les ACTIVISTES, les MANIFESTANTS et les CONTESTATAIRES !!!

C'est ce qui se passe aussi aux USA : on assiste à un glissement, à un dérapage très dangereux qui, à partir de la lutte contre les terroristes, englobe de plus en plus de catégories de personnes, pour finir par surveiller et contrôler... TOUTE PERSONNE, même innocente !!! Des gens manifestant pour défendre leur emploi ou des opposants politiques pourraient très vite devenir punissables, dans ce système dégénéré.

Les USA ont encore prévu pire : le chef de la police de Houston (Texas) vient en effet de défendre un projet dans lequel les caméras de vidéosurveillance ne seraient plus seulement placées dans la rue, les magasins, les banques etc. MAIS AUSSI dans les parcs, dans certaines forêts et même...DANS LES MAISONS DES INDIVIDUS ! Le comble, c'est que ceci correspond à 100% au futur cauchemardesque que George Orwell décrivait dans son roman d'anticipation, « 1984 », dans lequel les gens vivaient dans le système totalitaire du dictateur nommé « Big Brother » et étaient épiés en permanence par des caméras. Le but de placer autant de caméras et partout n'est pas uniquement un but de surveillance ; l'objectif vise aussi un contrôle du comportement. Ceci se produit à partir du moment où l'individu, qui se sait surveillé partout et à tout moment, autorégule son comportement de façon à ne pas paraître suspect aux yeux du pouvoir. C'est en réalité ce contrôle sur les individus qui est recherché par le « système », ce qui signifie que les exemples américain et australien ne sont pas une « exagération » ni une « erreur de parcours », mais bien le but que chaque gouvernement souhaite atteindre. Nous observerons de façon encore plus claire en étudiant d'autres technologies liberticides que le but ultime est clairement le contrôle total et absolu de l'individu.

L'augmentation du nombre de caméras de vidéosurveillance est MONDIAL. Nous nous dirigeons donc, petit à petit, vers le MEME système que le système totalitaire australien ou américain ! Il est donc temps de se réveiller, et de réagir !

Publié par pensée-critique à 23:21:41 dans vers la société du contrôle total | Commentaires (4) |

Les satellites et la géolocalisation | 24 mai 2006

Nous connaissons déjà le GPS (global positioning satelllite), un système composé de dizaines de satellites. Ce système est utilisé, notamment, pour pouvoir s'orienter. Mais il permet aussi de pouvoir filmer ce qui se passe sur Terre avec une précision redoutable : depuis l'espace, il peut filmer avec une précision au mètre près !

Aujourd'hui, le GPS (un système américain) va être concurrencé par le système Galileo (un système de satellites européens) dont les satellites, plus récents, bénéficient d'une technologie bien plus avancée, et dont la précision est encore plus pointue que celle du système GPS. Et dans les projets de surveillance prévus via le système Galileo figurent... le PISTAGE des objets, des véhicules... et des HUMAINS ! Voilà qui en dit long sur les projets de surveillance et de contrôle de la population !

Et ce n'est pas tout ! L'Europe vient de lancer un programme de satellites-espions dénommés satellites GMES (Global Monitoring for Environment and Security ou « Surveillance mondiale pour l'environnement et la sécurité ») . Ces satellites représentent un risque pour toute personne à la surface de la planète, puisqu'ils seront à même, par beau temps, d'espionner tout ce qui se passe ! D'ailleurs, les buts des satellites GMES sont très clairs. Ils ont été résumés par Philippe Busquin, homme politique belge et commissaire européen chargé de la recherche. Il a dit, en parlant du GMES : « il s'agit d'établir d'ici à 2008 une capacité européenne de Surveillance Mondiale pour l'Environnement et la Sécurité » ! 

De plus, nous avons des bases terriennes ainsi que des antennes-relais (les fameuses antennes GSM, par exemple) . De nouveaux services ont été récemment rendus disponibles via les GSM. Et parmi ceux-ci, la géolocalisation qui permet, à partir d'un GSM, de localiser toute autre personne possédant, elle aussi, un GSM. Ce type de service est à présent accessible aux particuliers, notamment via des compagnies telles que l'entreprise belge Simy.

La géolocalisation est présentée sous des prétextes commerciaux (pouvoir localiser vos amis) ou sécuritaires (pouvoir localiser vos enfants pour leur « sécurité » ou « afin de prévenir les kidnappings ») et pourtant elle constitue, elle aussi, un sérieux danger pour la liberté et la vie privée, puisqu'elle permet d'espionner les gens à tout moment.

Publié par pensée-critique à 23:19:49 dans vers la société du contrôle total | Commentaires (1) |

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nous ne sommes pas une force qui cherche a gonfler, a rassembler autour d'elle, a rameuter le plus grand nombre. nous tentons simplement de détruire la pensée dominante, la normativité dans sa virtualité, la fausse vérité qui se dissimule dans la perception de la réalité. nous invitons ainsi quiconque passe sur ce site a nous faire part de ses commentaires, de ses remarques.
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