<< Je déballe ma bibliothèque | Contre le l'idéologie du Travail, l'Eméncipation! | 29 janvier 2009- mouvement social de grande ampleur, mais avec quelles perspectives ? >>
"Nous devons lutter pour la diminution maximale du travail salarié, source d'aliénation, de souffrances physiques (surtout dans les pays du tiers monde) s'accompagnant bien souvent de souffrances psychiques dans les sociétés post industrielles (taux de stress élevé, lié a un rythme de travail et de vie trop intense). Le travail salarié, de plus, est une source d'exploitation indéniable pour le travailleur, dont le patron extorque une part toujours conséquente de plus value. Il le fait travailler bien plus qu'il ne le paie. En se réappropriant cette plu value, il serait possible soit d'augmenter les salaires, soit de diminuer le temps de travail par travailleur en augmentant l'emploi de ceux qui sont inoccupés, qui ne trouvent pas de travail, tout en maintenant le même niveau de salaires, et ainsi rompre la concurrence que génère le système capitaliste entre les travailleurs mêmes. C'est cette seconde option qui nous parait le mieux convenir à la construction d'une existence émancipée.
L'émancipation collective présuppose une participation active de chacun à la politique, la démocratie, l'autogestion, mais aussi une "libération des cerveaux", une possibilité de "réalisation de soi". Le mensonge pluriséculaire selon lequel le travail serait réalisateur n'a désormais plus cours. Nous n'y croyons pas. Qu'il s'agisse de se faire exploiter par le patronat ou bien autogérer le même système sans ce dernier revient au même, à la différence que dans le second cas, nous nous auto-exploiterions. La réalisation de soi nécessite du temps libre, chose que nombreux d'entre nous n'ont pas (factures, courses, rendez vous à la banque, s'occuper des enfants, d'ailleurs toujours moins qu'on ne le désirerait, etc.). Les trois 8 (travail, repos, liberté) tant glorifiés par Trotski en son temps ne tiennent plus aujourd'hui, nous en éprouvons les limites. La réduction du travail pourrait ainsi permettre aux ouvriers de sortir de leur déterminisme social de par l'accès qui leur serait alors véritablement donné à la culture.
De plus, l'explosion du secteur tertiaire depuis les années 50 à entrainé la genèse d'un certain nombre de professions socialement inutiles, (dont nous ne feront pas une liste exhaustive ici), mais dont l'inexistence n'empêchait pas le social de fonctionner pour autant. A ce qui aurait pu être de par l'automatisation, la possibilité d'une émancipation collective, le capitalisme à répondu par la création de besoins artificiels, donc faux, qui sont la condition du maintient de notre précarité existentielle.
La société marchande, dont la futilité n'est plus à prouver, nous ensevelit de ses gadgets dont l'enrichissement humain est proche du néant, ou si vous préférez est inversement proportionnel à l'enrichissement de la Bourgeoisie. De plus cette hyperproduction de marchandises n'a de cesse d'entrainer le pillage des ressources planétaires et l'augmentation croissante de l'émission de gaz à effet de serre, etc. La surproduction est ainsi source d'épuisement humain, d'abrutissement et de régression intellectuelle, de désastre écologique.
Nous devons par conséquent déconstruire le discours idéologique sur la question du travail, de la croissance, de l'extension des marchés, que ce soit en terme d' "opulence généralisée" (critique donc d'Adam Smith et de Keynes), qui donne toujours la part belle à la classe dominante, ou en terme de morale: nous devons revendiquer le "droit à la paresse", cher à Lafargue, qui d'ailleurs n'est pas tant un droit à la paresse qu'a l'existence. Ensuite nous devrons aider les travailleurs à déconstruire empiriquement la structure sociale organisée autour du travail afin de détruire d'une part la division entre commandant et exécutant, d'autre part l'ensemble socio professionnel superflu tel que le patronat, la police et autres agences de sécurité, les infrastructures en amont, fournissant armes, et dispositifs de surveillance, les activités petites bourgeoises du tertiaire tels que vendeur, commercial, etc.
La réduction maximale du travail doit constituer un des axes principaux de notre lutte pour l'émancipation!"
Publié par pensée-critique à 01:02:59 dans réflexion critique sur le travail | Commentaires (0) | Permaliens
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