Les socio-démocrates pensent rééquilibrer le système par la réforme, et rendre ainsi au capitalisme un visage humain, plus juste. Les socio- démocrates voudraient pouvoir tout résoudre en même temps, sans en altérer la structure du système et de la société. Ils voudraient permettre l'ascension sociale, garantir la santé pour tous, permettre la croissance économique, sans que cela n'altère trop l'écologie, et sans que le développement durable ne reproduise ces inégalités de classe déjà existants.
Les sociaux démocrates semblent ne pas se résoudre à la réalité, Ils baignent toujours dans le doux rêve de l'état providence. Le capitalisme des années 30 se serait effondré s'il n'y avait pas eu la seconde guerre mondiale, et la possibilité de s'étendre à de nouveaux marchés, de s'implanter au niveau mondial, et de prendre une dimension transnationale. L'état social/providence était ainsi un capitalisme à visage humain qui permettait à la classe bourgeoise de se prémunir, de se protéger de la montée en puissance des idéologies socialo communistes en Europe. Elle savait que la guerre froide prendrait fin avec l'effondrement prévisible de l'URSS, et que l'effondrement de l'URSS révèlerait conjointement l'effondrement de l'Etat Social, aboutirait à un retour en force du libéralisme dur, inégalitaire.
Les socio-démocrates semblent vouloir continuer à exister pour eux-mêmes plus que pour agir politiquement. Ils se refusent à évoquer certains principes élémentaires, quand aux problèmes sociaux. Ils les présentent comme isolés, et présentent des solutions technocrates toutes faites pour y répondre, mais quand les liens sont fait entre les problèmes sociaux, ils se retrouvent assez vite démunis, discrédités, obligés d'avouer leur impuissance, de créditer à contre cœur les néo libéraux, et pactiser avec eux.
La crise économique, le chômage, la diminution du pouvoir d'achat, la fin de la sécurité sociale, le problème des retraites, la hausse de l'insécurité, de la délinquance, du terrorisme, la crise écologique, la hausse du taux de dépressions sont intrinsèquement liés. La théorie des systèmes et les principes élémentaires de la théorie du chaos nous apprennent qu'une tentative de régulation d'un de ces problèmes peut entrainer une dérégulation complète du système. Par exemple, le développement durable ne résout pas les problèmes des inégalités sociales, toujours plus approfondies, et peut entrainer un accroissement encore plus profond de celle-ci, entrainant ainsi une hausse de la criminalité et du terrorisme et donc la montée du sécuritarisme.
Si elle prenait le pouvoir, la social-démocratie se résoudrait donc logiquement à l'inertie, dans son constat d'impuissance.
L'inflation du contrôle (présence policière, vidéosurveillance, radar automatiques, fichage ADN, biométrie) constitue la seule réponse que le système, le pouvoir, la classe bourgeoise à trouvé pour garantir son maintient, maitriser la crise, sauver l'économie, au détriment des libertés, de l'écologie, de l'égalité sociale. La crise du capitalisme touche tous les secteurs de la société, et son effondrement local à terme semble fortement envisageable. La classe bourgeoise semble alors opter pour le fascisme afin de conserver sa position de force, son pouvoir. Une partie de la bourgeoisie pourra également se délocaliser, fuir si la situation locale devient ingérable, d'autant qu'il existe actuellement tout un tas de marchés florissants (en Asie et en Amérique du sud par exemple).
Les libéraux ont choisi de déclarer ouvertement la guerre aux pauvres pour pouvoir survivre, ils ont ainsi remis au gout du jour la lutte des classes. Dans cette lutte il y a les quelques uns qui pourront toujours s'en sortir et tous les autres, qui tour a tour sont amenés à sombrer (chômage, précarité, famine, criminalité, emprisonnement, dépression profonde, cancer et autre maladie issue de la pollution atmosphérique...).
Face à cela, deux prises de parti sont possible : la réforme ou la révolution, le système ou l'auto organisation des forces en lutte. Nous ne nions pas la force du système, nous ne nions pas notre faiblesse actuelle. Nous pensons qu'il n'est pas d'autre alternative pour nous, que ce nous est amené à s'accroitre, à émerger sous des formes diverses, et ce un peu partout.
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