<< Biblio pour les avides de connaissances | du renversement de problématique en ce qui concerne la place des sciences et technologies dans la société capitaliste avancée | La Démocratie, la République, et lÉtat >>
les conditions actuelles de la société industrielle capitaliste avancée
nous plongent dans une problématique totalement inversée de ses fondements initiaux
le système techno industriel ne répond dorénavant plus aux besoins humains,
c'est l'humain qui doit s'adapter pour répondre aux besoins de celui ci
de par ses innvovation pratiques, ses productions dont nous usons quotidiennement,
et qui deviennent partie constituante de notre vie,
la dépendance ne cesse s'accroitre, l'industrie de se poser comme nécessaire et indépassable.
nous nous retrouvons dans la nécessité de renouvellement quotidien de ses productions volontairement périssables
nous nous retrouvons démunis face aux disfonctionnements de ceux ci,
du fait du haut degré de complexité et de sophistication de la technologie moderne
jadis, la plus élémentaire des machines pouvait fonctionner 20 ans, était aisément réparable
de nos jours elle est obsolète et tombe en panne au bout de deux ans,
et nous devons nous en remettre aux incompétents techniciens des services après vente,
bien souvent impuissants du fait de la spécificité périssable de la machine elle même.
les industriels pourraient très bien opter pour un niveau de développement moindre,
pour une plus grande durabilité des biens
les citoyens pourraient très bien se mobiliser, faire pression sur les gouvernements,
mais il n'en est rien,
les intellectuels, de la science, de l'économie, de la politique savent très bien s'organiser,
pour garantir l'hégémonie et la nécessité du capitalisme avancé
le fait que la démocratie participative arrive au gout du jour,
et qu'elle ne se soit pas posée avant n'est donc pas un hasard,
tout comme le fait que les problématiques politiques qui y seront posées
porteront sur des domaines sans conséquences pour le système,
et non sur une remise en question réelle de celui ci
le fait que cette évolution soit voulue et controlée par quelques uns
ou que ce controle ne soit que le fait d'un processus de culturation,
d'un habitus de classe ne nous importe peu
mais qu'une élite s'organise pour en garantir le bon fonctionnement constitue pour nous un obstacle
rien de ce qui est posé dans la représentation politique classique, de droite à gauche,
ne s'oppose réellement, ni ne constitue une menace concrète pour le système, et son élite
aucune force politique à but électoral affiché n'est à même d'assumer la situation
de porter la radicalité d'une position à la mesure du désastre
(humain, affectif, intellectuel, écologique, culturel, économique)
c'est pourquoi nous trouvons aberrant le fait de voter,
parce que voter ne nous permettra jamais de vaincre
face à un système qui possède d'énormes moyens fianciers,
dispositif de propagande, de manipulation, d'embrigadement, de répression et de coercition,
pour se poser comme le seul réel possible,
pour nier ou diaboliser toute autre vision, position, perspective subversive,
c'est à dire qui ne constitue pas une altération améliorante de celui ci
nous le savons, nous le ressentons tous intimement,
le capitalisme avancé est en phase de s'effondrer
la question est donc, la suivrons nous dans sa chute, la laisserons nous couler seule,
ou serons nous les agents de son démantèlement ?
Publié par pensée-critique à 15:59:39 dans réflexions sur la technologie | Commentaires (0) | Permaliens
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