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Collectif Pensée-Critique

Les caméras de vidéosurveillance : Big Brother vous regarde | 24 mai 2006

Avec les dernières lois « antiterroristes » européennes, l'augmentation des caméras de vidéosurveillance a été décidée.

Néanmoins, le phénomène se développe un peu partout sur la planète, en raison de la psychose du terrorisme. Que ce soit au Japon, aux Pays-Bas, aux Etats-Unis ou en Australie, les caméras de vidéosurveillance se multiplient.

Rien qu'en Belgique, plus de 700 caméras de vidéosurveillance se trouvent à présent dans le métro et les trams de Bruxelles ; 17 caméras du même type ont déjà été placées à Charleroi et d'autres caméras ont été placées en Flandres, le long des plages. Ces caméras se trouvent aussi aux abords ou même dans les lieux publics très fréquentés (gares, aéroports, ministères, grands magasins...) et sont reliées à un centre de surveillance de la police. Et le système est « extensible », a averti la presse !

La Grande-Bretagne est le pays qui possède le plus de caméras en Europe. On a parlé de ces caméras CCTV lors des attentats du métro de Londres où, bizarrement, malgré le nombre impressionnant de caméras placées dans le métro, la scène des préparatifs du crime n'avait - apparemment - pas été filmée, ce qui remet déjà en question la « sécurité » toute relative que ces caméras amènent !

Par contre, ce qui est certain, c'est que ces caméras filmeront éventuellement des criminels, mais qu'elles filmeront SURTOUT des citoyens et des innocents en permanence !!!

On est donc en droit de se poser la question : est-ce qu'il est vraiment nécessaire, pour arrêter une poignée de criminels, de criminaliser et de pénaliser l'ensemble de la population ???

Mais le plus gros problème, ce sont les dangers de ce système de surveillance permanente. Ce système de vidéosurveillance menace clairement la vie privée, ainsi que certains droits constitutionnels de base. Ainsi, le fait d'épier les piétons à chaque coin de rue constitue une suppression de la liberté de mouvement. Et nous le verrons un peu plus loin, il n'y a pas que les piétons qui vont être mis sous surveillance : les véhicules et leur conducteur, eux aussi, se trouveront bientôt sous l'oeil vigilant de « Big Brother » (le dictateur du roman de George Orwell). 

Une chose est en tout cas très claire : nous ne devons pas accepter de laisser tomber une partie de nos droits, de notre vie privée et de nos libertés pour des questions qui, au premier abord, semblent purement « sécuritaires » (rappelons d'ailleurs que la sécurité maximale n'existe pas et constitue un LEURRE). Nous ne devons pas le faire, sinon le pouvoir - qui, rappelons-le, n'est pas toujours bien inspiré ni bien intentionné - en profitera, et nous nous retrouverons dans une société-prison, une société dans laquelle nous serons surveillés, contrôlés ET REPRIMES en permanence.

Car ces caméras de surveillance nous amènent vers des systèmes qui sont clairement exagérés et excessifs, et même vers un état-policier. Ainsi, en Australie, le premier ministre, John Howard, a déclaré il y a peu que TOUTES les caméras de Sydney, qu'il s'agisse des caméras placées dans les transports en commun ou les caméras des banques, des caméras des supermarchés ou installées dans les endroits publics, et même les caméras des petits épiciers, toutes les caméras vont être reliées au quartier général de la police ! Le but avoué de cette manoeuvre : lutter contre le « terrorisme » et le « grand banditisme », bien entendu, MAIS AUSSI contre la délinquance, la petite criminalité, ET MEME... contre toute INFRACTION, contre les ACTIVISTES, les MANIFESTANTS et les CONTESTATAIRES !!!

C'est ce qui se passe aussi aux USA : on assiste à un glissement, à un dérapage très dangereux qui, à partir de la lutte contre les terroristes, englobe de plus en plus de catégories de personnes, pour finir par surveiller et contrôler... TOUTE PERSONNE, même innocente !!! Des gens manifestant pour défendre leur emploi ou des opposants politiques pourraient très vite devenir punissables, dans ce système dégénéré.

Les USA ont encore prévu pire : le chef de la police de Houston (Texas) vient en effet de défendre un projet dans lequel les caméras de vidéosurveillance ne seraient plus seulement placées dans la rue, les magasins, les banques etc. MAIS AUSSI dans les parcs, dans certaines forêts et même...DANS LES MAISONS DES INDIVIDUS ! Le comble, c'est que ceci correspond à 100% au futur cauchemardesque que George Orwell décrivait dans son roman d'anticipation, « 1984 », dans lequel les gens vivaient dans le système totalitaire du dictateur nommé « Big Brother » et étaient épiés en permanence par des caméras. Le but de placer autant de caméras et partout n'est pas uniquement un but de surveillance ; l'objectif vise aussi un contrôle du comportement. Ceci se produit à partir du moment où l'individu, qui se sait surveillé partout et à tout moment, autorégule son comportement de façon à ne pas paraître suspect aux yeux du pouvoir. C'est en réalité ce contrôle sur les individus qui est recherché par le « système », ce qui signifie que les exemples américain et australien ne sont pas une « exagération » ni une « erreur de parcours », mais bien le but que chaque gouvernement souhaite atteindre. Nous observerons de façon encore plus claire en étudiant d'autres technologies liberticides que le but ultime est clairement le contrôle total et absolu de l'individu.

L'augmentation du nombre de caméras de vidéosurveillance est MONDIAL. Nous nous dirigeons donc, petit à petit, vers le MEME système que le système totalitaire australien ou américain ! Il est donc temps de se réveiller, et de réagir !

Publié par pensée-critique à 23:21:41 dans vers la société du contrôle total | Commentaires (4) |

Les satellites et la géolocalisation | 24 mai 2006

Nous connaissons déjà le GPS (global positioning satelllite), un système composé de dizaines de satellites. Ce système est utilisé, notamment, pour pouvoir s'orienter. Mais il permet aussi de pouvoir filmer ce qui se passe sur Terre avec une précision redoutable : depuis l'espace, il peut filmer avec une précision au mètre près !

Aujourd'hui, le GPS (un système américain) va être concurrencé par le système Galileo (un système de satellites européens) dont les satellites, plus récents, bénéficient d'une technologie bien plus avancée, et dont la précision est encore plus pointue que celle du système GPS. Et dans les projets de surveillance prévus via le système Galileo figurent... le PISTAGE des objets, des véhicules... et des HUMAINS ! Voilà qui en dit long sur les projets de surveillance et de contrôle de la population !

Et ce n'est pas tout ! L'Europe vient de lancer un programme de satellites-espions dénommés satellites GMES (Global Monitoring for Environment and Security ou « Surveillance mondiale pour l'environnement et la sécurité ») . Ces satellites représentent un risque pour toute personne à la surface de la planète, puisqu'ils seront à même, par beau temps, d'espionner tout ce qui se passe ! D'ailleurs, les buts des satellites GMES sont très clairs. Ils ont été résumés par Philippe Busquin, homme politique belge et commissaire européen chargé de la recherche. Il a dit, en parlant du GMES : « il s'agit d'établir d'ici à 2008 une capacité européenne de Surveillance Mondiale pour l'Environnement et la Sécurité » ! 

De plus, nous avons des bases terriennes ainsi que des antennes-relais (les fameuses antennes GSM, par exemple) . De nouveaux services ont été récemment rendus disponibles via les GSM. Et parmi ceux-ci, la géolocalisation qui permet, à partir d'un GSM, de localiser toute autre personne possédant, elle aussi, un GSM. Ce type de service est à présent accessible aux particuliers, notamment via des compagnies telles que l'entreprise belge Simy.

La géolocalisation est présentée sous des prétextes commerciaux (pouvoir localiser vos amis) ou sécuritaires (pouvoir localiser vos enfants pour leur « sécurité » ou « afin de prévenir les kidnappings ») et pourtant elle constitue, elle aussi, un sérieux danger pour la liberté et la vie privée, puisqu'elle permet d'espionner les gens à tout moment.

Publié par pensée-critique à 23:19:49 dans vers la société du contrôle total | Commentaires (1) |

Le contrôle des automobilistes et des véhicules | 24 mai 2006

Nous avons vu que le contrôle des individus et des piétons, si une réaction ne voit pas le jour, est en bonne voie, notamment via les caméras de vidéosurveillance. Cela va être aussi très bientôt le cas pour les automobilistes.

Une multitude de mesures qui vont dans ce sens sont en train d'être prises en ce moment dans une pléthore de pays. Toujours sous le prétexte de sauver des vies ou sous le mensonge de la sécurité maximale pour tous. Passons donc en revue quelques-uns de ces dispositifs.

La Commission européenne a décidé, sans la moindre consultation populaire et en accord avec les principaux constructeurs automobiles, que d'ici 2009, TOUS les véhicules automobiles disposeraient d'un dispositif électronique de géolocalisation baptisé « eCall » et permettant de localiser le lieu d'un accident. Le but prétexté serait de « sauver des vies »...

Dans plusieurs pays de l'Union européenne (dont la Belgique et la France), des systèmes de caméras high-tech à fibres optiques ont été installés sur les grands axes routiers avec la possibilité de photographier toute voiture dépassant la limite de vitesse. Ce système existe aussi aux USA. Le contrevenant recevra dans sa boîte aux lettres l'amende ainsi qu'une photo prise au moment de l'infraction (ce qui rend pratiquement impossible toute contestation).

En France et en Belgique, des motos de police ont été équipées de systèmes vidéo-radars qui permettent de vérifier, entre autres, la vitesse des véhicules sur la route et en plein déplacement !

Aux Emirats Arabes, la société IBM va équiper les véhicules de « boîtes noires » de SURVEILLANCE par GPS (satellite) qui repèrent où se trouve chaque véhicule et contrôleront la vitesse de celui-ci. En cas de dépassement des limites de vitesse (contenues sur une carte routière électronique accessible par satellite) , un message vocal d'avertissement sera diffusé dans l'habitacle du véhicule.

Au Royaume-Uni ainsi qu'aux USA, en Australie, à Singapour ou en Allemagne, un système de péage automatique via des boîtes noires sera installé. Ces boîtes noires, fixées sur chaque voiture, auront pour but de taxer automatiquement les automobilistes par km ou par mille conduit.

En France, de nouvelles plaques minéralogiques seront désormais attribuées à vie. Le but (avoué) de ces plaques ? Un contrôle renforcé et une meilleure traçabilité !

Au Royaume-Uni, des plaques minéralogiques contenant des micro-puces RFID seront bientôt mises en application. Ceci permettra le PISTAGE systématique de tout véhicule sur les grands axes routiers. Ces plaques seront bien entendu repérables par des scanners ou des capteurs placés le long des routes. Certains constructeurs automobiles ont même décidé d'incruster des puces RFID directement dans la carrosserie de la voiture ! Ce système de nouvelles plaques minéralogiques britanniques va être mis en application dès maintenant (mars 2006) !!!

Les caméras impliquées pour le repérage de toute plaque minéralogique au Royaume-Uni (même pour une voiture lancée à bonne allure) se nomment caméras ANPR (automatic number plate recognition ou caméras d'accès automatiques à l'identification des plaques minéralogiques). Le Road Traffic Act (loi sur le trafic routier) donne par ailleurs aux policiers le droit d'arrêter tout véhicule, à tout moment et pour n'importe quelle raison ! Dérapages incontrôlés assurés...

En Suède et au Royaume-Uni, un système nommé « Alcolock » empêche la voiture de démarrer si le conducteur est ivre ou s'il a bu de l'alcool. Avant de pouvoir démarrer, le conducteur doit souffler dans un tube qui analyse la teneur en alcool de l'haleine.

Au Royaume-Uni (une fois de plus), une boîte noire surveillant la vitesse du véhicule par l'intermédiaire du pistage par satellite et limitant automatiquement la vitesse de l'automobile va être placée sur les véhicules. Le prix de ce système sera tout à fait exorbitant : £1300 (environ ¤ 1950) par voiture ! Le même système est déjà en application dans certaines parties des Etats-Unis.

Au Royaume-Uni, des boîtes noires placées sur les véhicules et employées par les assureurs de Norwich Union en tant qu'élément du plan d'assurance automobile « pay as you drive » pourraient fournir des informations sur la façon dont le conducteur conduisait la voiture au moment d'un accident.

Aux Etats-Unis, la surveillance du mouvement des individus sur les autoroutes est aussi effectuée, dans le Missouri, par l'intermédiaire de GSM (GSM Cingular). En Belgique, un système similaire, appelé « Floating Car Data », est sur le point d'être mis en application !

Bref, tous ces instruments, placés sur ou dans la voiture, vont permettre la suppression de la liberté de déplacement, une SURVEILLANCE de tous les moments des automobilistes, et un contrôle accru. Et violeront également la VIE PRIVEE des conducteurs. L'état possèdera donc encore un peu plus d'influence et de moyens de pression sur l'individu (centralisation du pouvoir), ce qui accentue encore le risque bien réel de glissement vers la dictature. Et non seulement l'état possèdera ce pouvoir, mais des compagnies d'assurance aussi. Excès et dérives en perspective !

Publié par pensée-critique à 23:18:02 dans vers la société du contrôle total | Commentaires (0) |

La technologie RFID | 24 mai 2006

Nous allons à présent étudier l'une des technologies liberticides les plus dangereuses et qui est en train d'être mise en place insidieusement, y compris dans nos pays d'Europe. Cette technologie porte le nom de RFID (pour « Radio Frequency Identification »). Elle n'est pas tout neuve, puisqu'elle a été créée il y a de cela plusieurs décennies. Il s'agit d'une technologie d'identification par radiofréquence. Avec cette technologie, c'est donc par les ondes que les informations d'identité sont transmises.

Détail intéressant : la toute première application de la RFID date de la guerre froide (années 50), a été effectuée par les Russes et relevait du domaine de... l'espionnage ! Ce détail nous indique donc de façon très claire qu'avec cette technologie, l'espionnage des individus est garanti, et c'est ce que nous allons pouvoir vérifier dans la suite de la présentation de cette technologie.

La technologie RFID est le plus souvent constituée de 2 éléments : une micro-puce électronique, et un lecteur/scanner, qui peut détecter la puce jusqu'à quelques pieds de distance (1 ou 2 mètres). Cependant, dans certains cas, une base de données centralisée intervient également. Les plus petites puces RFID sont inférieures à la taille d'un grain de sel, ce qui pose aussi un autre problème lié à la miniaturisation : le fait que les outils d'identification deviennent petit à petit invisibles à l'oeil nu, et que l'on pourrait donc être identifié, contrôlé et surveillé à notre insu !

La technologie RFID permet de TOUT identifier : les objets, les animaux, les êtres humains ! Et elle est aussi compatible avec les systèmes de repérage et de pistage par satellite (antennes-relais, bases terrestres, satellites). Nous allons à présent étudier 3 produits distincts de la technologie RFID : les tags RFID, les bracelets à puce RFID et les ignobles micro-puces sous-cutanées pour humains.

Publié par pensée-critique à 23:16:16 dans vers la société du contrôle total | Commentaires (0) |

Les tags RFID | 24 mai 2006

Les tags RFID (aussi appelés « étiquettes RFID ») sont de petits objets qui sont collés sur OU INSERES DANS les objets. Les plus grands ressemblent à de petits autocollants carrés sur lesquels se trouve une puce électronique autour de laquelle d'enroule, de façon carrée également, une « antenne ». Les plus petits sont minuscules, pas plus grands que la mine d'un crayon ou qu'un grain de sel !

Il existe 2 types de tags RFID : les tags RFID passifs, qui ne possèdent pas de système d'alimentation en énergie et qui ne sont activés que lorsque les ondes du lecteur/scanner passent au-dessus d'eux, et les tags RFID actifs, qui possèdent une pile minuscule, et qui émettent et reçoivent de l'information en permanence, et à l'insu des gens !

Jusqu'à présent, ce sont surtout les tags RFID passifs qui se sont développés, mais les tags RFID actifs, bien plus dangereux pour les libertés, commencent eux aussi à se développer !

La petite puce du tag RFID contient une mémoire qui décrit toute une série de choses concernant le produit sur lequel ce tag est placé : numéro unique du produit, composition, marque, lieu de fabrication, date d'envoi, date de péremption, et bien d'autres choses encore ! Au niveau du fonctionnement d'un tag RFID passif, une fois que le scanner est passé au-dessus du tag RFID, il envoie une onde radio qui « réveille » la puce. Celle-ci émet en retour (toujours par radiofréquence) toutes les informations qu'elle contient. Ces informations s'affichent alors sur le scanner, ou sur l'ordinateur auquel le scanner est relié.

C'est à l'armée (comme bien souvent) que les tags RFID ont été utilisés en premier lieu, puis dans le secteur de la grande distribution. On a tout d'abord utilisé cette technologie pour faciliter et accélérer les inventaires et l'aspect logistique des envois ou des commandes (notamment lors de la première guerre du Golfe, au début des années 1990). Ainsi, en plaçant un tag RFID sur les caisses et les palettes de munitions ou de marchandises, plus besoin de compter le nombre d'articles à l'intérieur, la valeur d'une caisse etc. Un coup de scanner, et le tour est joué ! Economie de temps, économie d'argent... et pas besoin d'autant de personnes pour effectuer cette tâche, ce qui signifie aussi des jobs qui disparaîtront, donc davantage de chômage.

Et le passage à ce type de technologie ne se fait pas toujours dans la douceur : ainsi Wal-Mart, premier distributeur mondial, a imposé que tous ses fournisseurs se convertissent, à grands renforts de dépenses, à la technologie RFID pour 2005. Les hypermarchés Carrefour (France - 2e distributeur mondial) et Metro (Allemagne) s'y sont mis également.

En réalité, le projet pour imposer les tags RFID est mondial, une fois de plus. Le but est de remplacer les codes-barres (qui possèdent quelques milliards de combinaisons) par les tags RFID (qui possèdent des milliards de milliards de milliards de combinaisons possibles).

L'objectif final tient même de la mégalomanie galopante : il s'agit de « PUCER » CHAQUE OBJET SUR TERRE !!! Ceci représente un marché estimé à des milliards et des milliards de dollars.

Bien entendu, on ne se limite déjà plus à étiqueter les palettes et les caisses avec des tags RFID. On commence à présent à étiqueter chaque emballage de produit, voire même à insérer une puce RFID à l'intérieur de chaque produit !!!

Evidemment, cette technologie est présentée par les médias, les entreprises et même les gouvernements comme quelque chose de « fabuleux ». Malheureusement, cette technologie est loin d'être fabuleuse, et pose toute une série de problèmes liés à l'emploi, à la vie privée et aux libertés.

Prenons un exemple : la technologie RFID possède, apparemment, un « avantage » fort simple à comprendre. Vous remplissez votre caddie de marchandises dans votre hypermarché. Au moment de passer à la caisse, plus besoin qu'une caissière scanne vos marchandises une par une. Un portique, qui est en réalité un lecteur/scanner de RFID, a été installé. Vous passez tout le caddie sous le portique, et en une seule fois, tous les tags RFID réagissent, et l'addition de tous les prix s'effectue automatiquement. Rapide et pratique, plus de longues files aux caisses des magasins, pourrait-on penser. Mais en y réfléchissant, ce système hypothèque les jobs de caissier et de caissière. En effet, quel serait encore le besoin qu'un être humain effectue le travail, alors que la RFID est plus rapide et, à terme, revient moins cher que de payer un(e) employé(e) ? Surtout si, en plus, on paie par carte bancaire. La RFID représente donc un danger de plus pour le secteur de l'emploi, déjà bien malmené dans nos pays.

Et d'autres secteurs que les caissières sont concernés ! Prenons par exemple le secteur de la sécurité. Les puces RFID sont aussi glissées dans des cartes sans contact permettant l'accès à des zones sécurisées ou à des bâtiments. A partir du moment où des cartes sont efficaces et suffisantes, pourquoi payer encore autant de gardiens ?

Mais les applications les plus dangereuses des tags RFID ne se situent pas au niveau de l'emploi. Les tags RFID, s'ils ne sont pas désactivés à la caisse, continuent de pouvoir être scannés et de livrer leurs informations. Et quand bien même ces tags auraient été désactivés, rien ne nous prouverait que l'entièreté de l'information qu'ils contiennent a bien été détruite, à moins d'être soi-même en possession d'un lecteur/scanner pour pouvoir vérifier !

Dans le cas où les tags resteraient actifs, voici ce qui pourrait se passer. Nous transporterions et véhiculerions, parfois à notre insu, des informations de façon permanente, et nous serions même classés, répertoriés, profilés et évalués à chaque fois que nous passerions à proximité d'un scanner ou d'un portique RFID ! Des étrangers pourraient avoir accès à nos données privées ou confidentielles. Contrôle total, donc.

En portant ces puces toujours actives sur nous, on pourrait même, à l'aide de scanners placés à l'entrée des magasins, voir d'un seul coup tous les vêtements que nous portons, si ce sont des vêtements de marque ou non, et même dresser un profil de nous, quel type d'acheteur nous sommes, le budget moyen que nous possédons etc.

Cela vous semble « exagéré » ou « parano » ? C'est pourtant ce qui s'est déjà produit dans plusieurs pays ! Il y a déjà eu tellement d'excès d'espionnage, de pistage et de violation de la vie privée avec ces tags RFID que la directrice de l'association américaine de défense de la vie privée CASPIAN, Katherine Albrecht, a publié un livre nommé « Spychips : How major corporations and government plan to track your every move with RFID » (traduction : « Les puces espionnes : comment les grandes multinationales et le gouvernement projettent de pister chacun de vos mouvements par la RFID »). Ce livre reprend non seulement des faits qui se sont produits aux USA, mais aussi en Allemagne et dans d'autres pays.

En France, la ville de Caen teste un projet-pilote et a commencé à utiliser la RFID dans toutes les applications de la vie quotidienne. Si le projet fonctionne comme prévu, la RFID sera certainement généralisée !

Il existe aussi un autre problème : ces puces RFID, que l'on présente comme le moyen idéal de lutte contre la fraude et qui sont placées aussi dans certaines cartes d'identité électroniques, sont bien entendu piratables et permettent donc, dans le cas de cartes d'identité électroniques à puce RFID par exemple, le vol d'identité ! Il suffit pour cela d'un lecteur/scanner portable, et de connaissances en piratage. Oh, bien sûr, on vous dira qu'il y a du cryptage et des protections ! Mais dans le monde de l'informatique, AUCUNE protection n'a jamais résisté au piratage, pas même les sites web d'agences gouvernementales.

Comme si tout ceci ne suffisait pas, des études ont démontré que les ondes utilisées par les dispositifs RFID abîment l'ADN et peuvent, à terme, provoquer des cancers. Et dire que l'on prévoit d'utiliser ce genre de dispositifs pour certaines applications bien précises dans les hôpitaux !!!

La RFID commence aussi à être utilisée dans des cartes bancaires. Les cartes bancaires à puce se transforment donc en carte à puce sans contact (RFID). Le mouvement a déjà débuté aux USA, et il est hautement probable qu'il se développe chez nous si rien n'est fait pour empêcher cette évolution.

Dans nos pays, la RFID a aussi commencé à être utilisée comme abonnement dans les moyens de transports : à Paris, le système « Navigo », de la RATP, utilise déjà la RFID, et à Londres, la « Oyster Card », qui contient une puce RFID, est désormais l'un des moyens qui permettent de se déplacer en métro. Il existe même une tendance malsaine qui consiste à vouloir « imposer en douceur » la RFID. Ainsi, par exemple, dans le métro londonien, la Oyster Card, une RFID qui permet donc de PISTER LES INDIVIDUS selon leurs trajets, coûte moins cher qu'un ticket habituel en papier ! Vous avez dit « peRFIDe » ?

Les tags RFID ne sont qu'une des nombreuses applications de la RFID, et leurs conséquences sont déjà intolérables. Mais nous allons voir qu'il existe encore d'autres applications plus graves et plus dangereuses. Car si l'on applique des tags RFID sur les marchandises ou dans les marchandises, on peut également en placer sur les personnes... ou à l'intérieur des personnes, avec tous les terribles risques et conséquences que cela implique !

Publié par pensée-critique à 23:13:43 dans vers la société du contrôle total | Commentaires (1) |

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