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la plupart des personnes suspectées de sabotage sur les voies SNCF on été relachées, il y a a priori lieu de se réjouir de constater que le pouvoir n'est pas encore total, ne peut se permettre n'importe quoi, enfermer n'importe qui, n'importe comment.cependant,deux personnes sont encore retenues dont une pour le chef d'accusation suivant "direction d'une cellule a vocation terroriste". en regard a ce que nous avons pu avancer précédement, il existe une certaine tendance à l'inversion dans cette histoire, a savoir que la terreur est bien d'avantage le fruit d'un gouvernement paranoïaque qui depuis 2001 met en place des lois permettant l'arrêt de n'importe qui pour suspition de terrorisme, ce qui génrère un état de peur surement bien plus grand que la menace réelle. L'Etat transmet sa peur à la population, dont il se dit le garant, et par la même réduit de manière légitime (au sens du pouvoir) les libertés, renforce le contrôle tant policier qu'idéologique. le déclin probable des systèmes capitalistes en tant que tel laisse alors place a des sociétés au contrôle renforcé. des discours de fadela amara, sur les jeunes des banlieues, et la nécessité de l'éducation républicaine, sarkozy et son retour a la morale, alliot-marie, et ses fichiers EDWIGE, son projet d'extention de la videosurveillance, son fantasme anarcho autonome, on a affaire a la même logique: renforcer le consensus sociétal, le contrôle idéologique basé sur des représentation mystifiées ou déformées (la république, la démocratie, la morale, l'intérêt général...), d'autre part, contraindre les désafiliés de ce consensus par la force, l'intimidation, la peur, au travers d'une police, de lois et de dispositifs techniques de surveillance.
pour ceux qui n'auraient pas suivit l'affaire, il ne s'agit pas d'une question de liberté de pensée, ou d'expression, mais d'une suspition d'intentions, autrement dit, vous pouvez penser ce que vous voulez, dire ce que vous voulez, a condition de ne pas faire ce que vous voulez, ou bien, dans ce cas, vous pouvez dire et penser ce que vous voulez et alors on vous soupçonnera de réaliser un jour en pratique cette pensée, et vous serez mis sous surveillance, et peut être un jour arrêté, comme julien coupat et ses amis, ou bien alors, ne réalisez pas vos rêves, et vivez soumis, dociles, contraints, et vous ne serez pas surveillés, vous vivrez libre de votre servitude.
les deux dernières personnes incarcérées doivent être libérées rapidement!
leur libération en signifira pourtant pas la fin de la lutte, ce genre d'opération du pouvoir, si elle n'est pas contestée, continuera de se répéter, de plus ces personnes passeront leurs vies entières sous surveillance policière. c'est ici l'Etat, le Gouvernement, la Police, et l'idéologie qu'il faut affronter.
Nous ne voulons pas de ce monde, ni de son passé, ni de sa tendance en devenir. Nous nous confronterons a ces esprits malades qui tentent de le façonner.
Publié par pensée-critique à 10:05:39 dans actu | Commentaires (0) | Permaliens
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