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En effet, les puces à ADN ou puces génétiques, également appelées « puces-laboratoires » (lab on a chip) permettent, via toute une série de capteurs et de réactifs, d'analyser un échantillon de l'ADN d'une personne. Ces puces, qui sont minuscules, permettent de remplacer tout un laboratoire compliqué (et les personnes qui y travaillent aussi, d'où une menace, directe ou indirecte, pour l'emploi).
Elles permettent de repérer si l'individu est malade ou est prédisposé à être atteint d'une maladie ou d'une allergie particulière. Et de plus, là où les analyses génétiques mettent plusieurs jours, voire des semaines avant de livrer leurs résultats, les puces permettent de connaître de façon fiable les résultats bien plus rapidement !
Il s'agit ici, bien entendu, des applications positives que les médias nous présentent sans le moindre esprit critique.
Pourtant, il existe à nouveau de sérieux risques liés à ces puces-laboratoires. A l'heure où des bases de données d'ADN sont en train de se constituer, nous sommes en droit de nous faire du soucis quant à l'utilisation que l'on pourrait faire des résultats des analyses de l'ADN.
Au Royaume-Uni par exemple, une base de données ADN de milliers de jeunes et même de mineurs d'âge a été constituée. Il ne s'agit pas de criminels ni de délinquants, mais la base de données existe !
Avec ces bases de données d'ADN et les faiblesses que la puce-laboratoire révèle par rapport à l'individu, l'Etat possèderait une arme potentielle contre celui-ci.
Mais l'Etat n'est pas le seul danger. Sur base de ces prédispositions aux maladies et aux allergies, on pourrait refuser un emploi à une personne, voire un prêt. On pourrait aussi refuser une assurance, ou faire payer cette personne plus cher pour une assurance. Au Royaume-Uni, les assureurs commencent d'ailleurs à s'intéresser à ce genre de chose. Le risque est donc bien réel.
Le dépistage de maladies par l'analyse de l'ADN peut donc très vite se muer en un facteur de discrimination supplémentaire, basé sur les faiblesses génétiques. Or, les puces à ADN vont permettre une augmentation du nombre de ces analyses, à un moindre coût et avec des résultats qui seront connus rapidement.
Les nanopuces
Avec la nanotechnologie, la miniaturisation va devenir un des autres risques majeurs de toutes ces puces malfaisantes. A l'heure actuelle, les plus petites puces se mesurent en... nanomètres (des millionièmes de millimètre), soit à l'échelle moléculaire. Ainsi, les sociétés japonaises Sony, Toshiba et NEC Electronics se sont associées dernièrement pour développer des puces de 45 nanomètres.
Intel, premier fabricant mondial de semi-conducteurs, avait déjà annoncé en décembre 2005 la construction d'une usine de puces de 45 nanomètres en Israël, un projet évalué à plus de 3,5 milliards de dollars (2,97 milliards d'euros).
Avec une taille si réduite, les « puces » en question ne sont plus que des amas de molécules, mais surtout, elles deviennent invisibles à l'oeil nu et tout à fait imperceptibles pour l'individu. Leur usage peut donc être aussi dangereux que sournois.
Une nanopuce pourrait être avalée, inhalée ou même se glisser dans les pores de la peau d'un individu, à son indu et sans son consentement ! Et ce genre de dispositif, en raison de sa taille infinitésimale, n'est pas repérable !
Bien sûr, la nanotechnologie n'en est encore qu'à ses balbutiements mais, déjà, des dangers terribles et des problèmes éthiques aigus se posent.
Les possibilités des nanopuces sont encore relativement limitées, mais cela ne durera pas longtemps. En outre, on a déjà pensé aux nanopuces d'identification, et des applications MILITAIRES ont déjà été testées dans ce sens ! On a aussi commencé à créer des RESEAUX de nanopuces qui communiquent entre elles. C'est le cas, par exemple, du système Smart Dust (« poussière intelligente »). On a bien sûr parlé d'applications médicales des nanoparticules. Ainsi, une nanoparticule pourrait être programmée pour repérer les cellules cancéreuses et pour les éliminer. Ce que l'on dit moins, c'est que ces nanoparticules pourraient très bien servir d'armes, en étant programmées pour détruire les cellules ou en les « détraquant » au lieu de les soigner !
Publié par pensée-critique à 23:05:07 dans vers la société du contrôle total | Commentaires (2) | Permaliens
16-12-2008 17:02
De Pensée-critique Sujet:
tests sur l'homme réponse
16-12-2008 13:58
De cedric84 Sujet:
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