Publié par ecrirecesthurler à 08:57:57 dans Souvenir :) | Commentaires (37) | Permaliens
Moi aussi, j'ai fait un rêve. Serait-ce le même, serait-ce un autre ? Etait-ce elle, était-ce une autre ? Je lui ai dit « emmène-moi » et je l'ai suivie. Je lui ai dit « reste avec moi », elle est partie. On s'est dit « attendons-nous » et on a rit. Un bord de lac, un bout de chemin, un coin de table, un air de rien, un air de tout. Tout est bien qui finit bien.
Moi aussi, j'ai fait un rêve. Etait-ce toi, était-ce moi ? C'était nous. Plus d'anonyme, que des souvenirs. Plus de masque. Intimité dévoilée. Je ne t'ai pas dit « prends-moi la main ». J'ai oublié « vivement demain ». J'ai hésité « tu me manques déjà ». J'ai regretté « serre-moi fort ». J'ai préféré « continuons notre chemin ».
Si dans mon regard tu as vu un ange, dans tes yeux, j'ai aperçu ce lac. Je voudrais m'y noyer, je voudrais y revenir. Pour juste te prendre la main, sans rien avoir à dire, ni besoin d'expliquer. De toutes façons les mots sont inutiles. On se comprend trop bien. Pourtant, ils sont là, malgré nous. A plus tard pour te les dire. Te revoir pour un sourire. Te revoir sans dire « au revoir », sans dire « adieu ». Nous retrouver ailleurs pour dire « bientôt », pour dire « à deux ».
La première partie de ce rêve à deux chez V.e.r.o
Publié par ecrirecesthurler à 08:33:36 dans Souvenir :) | Commentaires (43) | Permaliens
Des gestes, des mots qui résonnent sur son corps dans sa tête. Ce qu'ils lui ont fait. Ce qu'ils n'avaient pas le droit de faire. Réveille toi. Ils ne recommenceront pas. La petite fille est restée dans la pièce. C'est une femme fragile, cassée par tant d'horreurs et de douleurs qui en est sortie... L'innocence brisée, faire confiance aux adultes qui en abusent. Crier, et personne n'entend. Comme enfermée dans une bulle de verre où tout le monde passe à côté...
Publié par ecrirecesthurler à 08:16:43 dans Souvenir :) | Commentaires (47) | Permaliens
Elle vient de fermer la porte, il fait tout noir. La porte elle l'a fermée complètement. J'ai peur, j'ai froid, je n'aime pas le noir. Ils me disent que je suis grande, mais moi, je veux pas être grande. C'est quoi d'abord être grande, c'est ça être grande. Pourquoi ça fait mal d'être grand ?
J'entends un bruit. Qui s'approche de moi. C'est quoi ce bruit ? Si j'appelle, ils ne vont pas être contents, je remonte le drap sous mon menton, j'ai peur, je serre ma poupée tout contre moi, elle se sauve, elle aussi a peur. Mon p'tit cœur bat très vite.
J'ai pas envie d'entendre ce bruit, j'ai beau fermer les yeux, me boucher les oreilles, rien à faire. Je ne veux pas l'entendre. Ils sont là, je ne veux pas ouvrir les yeux. Non !
Ils se rapprochent, sont tout près de mon lit, ne pas dire un mot, ne pas crier, surtout ne pas prononcer leurs noms, sinon ils vont me briser.
J'ai mal au cœur.
J'essaye de crier, je ne peux pas, les mots ne sortent pas, ils restent dans ma tête, comme mes larmes dans mon cœur.
J'ai du mal à respirer. Ils vont me tuer.
Je ne veux pas être grande, je suis toute petite, me faite pas de mal, je serai toujours sage, je ne dirai rien.
Si c'est ça être grand et ben je n'aime pas.
Les monstres m'ont brisée, je suis souillée.
"Souvenir"
Publié par ecrirecesthurler à 10:00:36 dans Souvenir :) | Commentaires (59) | Permaliens
Petites particules, arrivées dans sa bulle, recouverte de pensées pures, roule à l'envers, soutenue par les sourires, fatiguée sur la route, tenue en laisse par la vie, elle ne peut s'accommoder. En manque, elle s'agite, un besoin d'action se fait ressentir, un vide qu'elle a besoin de combler par des passions, pour masquer ses sources vives et profondes.
Plaisirs impolis, passions convenables, l'amour et l'ambition, alliés sans être liés, l'une s'affaiblit, l'autre se ruine. Le temps avance, les regards se croisent et se décroisent, des rencontres en tout genre, futiles, imprévisibles, inaccessibles. L'âge de raison n'a ni fin, ni commencement.
Misérable vie, si courte, toujours à courir, le compte à rebours enclenché, à chercher une vie tumultueuse et agréable, une vie bien rangée, on jette par-dessus bord ses plaisirs. Mais c'est dans la nature humaine, se sentir aimé, envie d'être aimé.
Et on avance, on perd la cadence, on ne sait pas où l'on met les pieds, l'esprit à l'envers, le cœur en folie, passions de feu, confusion mentale.
C'est bon d'avoir peur, d'aimer avec ardeur, l'éloquence de deux personnes, force et flexibilité jusqu'au cœur. Bâtir des parois, pour se protéger, ne plus pleurer de douleur, mais on a beau se cacher, l'amour ne cesse de nous retrouver, on ne peut vivre sans elle, on ne peut survivre sans elle.
"Souvenir"
Publié par ecrirecesthurler à 20:41:35 dans Souvenir :) | Commentaires (39) | Permaliens
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