Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

ECRIRE EN SILENCE...

Les maux de l'inceste

Amnésie | 05 octobre 2006


Comme une fine dentelle, tu recouvres mes yeux. Comme un voile obscur, tu déplies tes bras autour de mes limbes. Et j'en oublie de penser. Et je savoure le passé, libre de toute déchéance, ivre de toute frénésie.

Amnésie...

Alcool rare et nectar subliminal, qui enivre mes peines, panse mes blessures.

Convertis ma rage en révolte, plonge-moi dans la torpeur de l'évanescence, déroule ma vie devant tes mornes regards. Mutile mon attention en trompe l'œil. Délie ma raison et entraîne-moi dans ta vaste béance.

Amnésie...

Prends mes larmes et ma voix, nourris-toi de mes mystères. Comble mes manques par tes vides. Distrais mes desseins les plus austères par des myriades de couleurs. Etourdis mon présent de musique et de joie.

Délivrez-moi...  Aidez-moi à oublier...  Rendez-moi amnésique...

Publié par ecrirecesthurler à 08:37:09 dans Maux en prose | Commentaires (70) |

Enterre-moi | 04 octobre 2006


Enserre-moi de tes mains maladroites, prends-moi par ton froid morbide et putride, sers-toi de mes élans pour me dévorer de l'extérieur. Serre-moi jusqu'à m'étouffer, jusqu'à la pâleur livide et blafarde de mon visage, jusqu'au plus rien qui sommeille en moi, jusqu'au néant qui crie et se débat.

Vide-moi de mes entrailles pourries en charpie, éparpille-moi aux quatre sons du glas, emmitoufle-moi bien au froid glacial de tes assauts. Chavire-moi très bas, si bas que je ne puisse me relever, me soustraire à ta déchéance. Plus bas que toi, plus bas que terre.

Entoure-moi et recouvre-moi de puanteur et d'oubli pour que je cesse enfin d'être cette moribonde sans cœur et sans souvenir, cette poupée fade et pleine de rancœur et de désespoir.

Efface mes cicatrices et mes haines, recrache mon âme noircie de toutes ces visions d'horreur, mon corps putréfié de toutes leurs souillures, mon cœur vide de beauté et d'innocence.

Je veux sombrer dans tes bras, je veux laver mon passé de tes salissures. Je ne veux plus me relever pour souffrir encore, je veux pourrir au fond de toi, mourir en ton sein, m'échouer en paix...  enfin...

Terre, laisse-moi pour morte...  Ensevelis-moi...

Pathétique dépouille...

Publié par ecrirecesthurler à 09:26:09 dans Maux en prose | Commentaires (81) |

Schizophrénie | 02 octobre 2006


Schizophrénie, embourbe-moi dans tes méandres, enlise-moi de tes cendres. Tu m'as eue, je vois double. Je suis deux et même plus, seule et multiple, pourtant. Je suis moi, je suis autre. J'aime jouer à ton jeu, j'aime m'égarer sur tes chemins de travers et de déraison. J'aime me substituer à moi-même pour inventer une voie nouvelle et découvrir les facettes encore inexplorées de mon âme. Me prostituer pour exister...

Ce jeu-là me perdra, j'en suis consciente. Mais, étrangement, ça ne me fait pas peur...  Je t'attends encore, je l'entends toujours, ta voix au fond de moi. Dégâts passagers. Paroles mensongères au timbre presque muet.

J'en redemande encore, même. Je me sens bien avec toi, l'autre en moi. Moins seule et plus utile à te surveiller sans répit. Plus attentive à tes moindres dérives. Je t'entends, je ne te vois pas, je t'obéis, je ne te crois pas.

T
otale incompréhension.

Démultiplie-moi encore plus fort, à l'infini. Dégénère-moi complètement. Plus je suis folle et plus j'oublie. C'est peut-être ça la solution : se laisser subjuguer par l'autre en soi au lieu de se battre contre lui. Le laisser prendre le contrôle et agir à sa guise. Se plier à ses volontés. Lui faire confiance. Jouer avec le feu...

Et se brûler les ailes...

Publié par ecrirecesthurler à 10:06:03 dans Maux en prose | Commentaires (61) |

Fragile | 28 septembre 2006


Il ne faut pas croire que je suis plus forte que j'en ai l'air, parce que c'est faux.

J'ai peut-être un visage fermé, un sourire de glace, un teint livide et des yeux affolés. J'ai peut-être aussi beaucoup de peine et de mal, certains soirs, certains jours, certaines semaines. Je passe peut-être beaucoup de temps à pleurer en cachette pour un oui ou pour un non, surtout pour un non d'ailleurs.

Je suis d'une faiblesse légendaire et pathétique, d'une fragilité épouvantable. Je m'apitoie sur mon sort, je geins et je gémis, je me plains et je vomis.

J'ai peut-être aussi besoin de pleurer dans le cou de quelqu'un, de bras pour me réfugier, d'un cœur pour me consoler, de mots doux pour m'apprivoiser.

Je suis un petit oiseau fragile, aux ailes brisées, qui ne sait plus voler, qui s'écrase bruyamment sur le sol froid et dur.

Et les jours où mes ailes sont épuisées et ne me portent plus, j'aimerais tellement qu'une petite voix me murmure : "Je suis là, je prends soin de toi, accroche-toi à moi, je vais t'aider, je vais t'aimer, te sourire et te faire rêver"...

Publié par ecrirecesthurler à 15:27:23 dans Maux en prose | Commentaires (53) |

Affection | 22 septembre 2006



En manque d'affection...
En manque de Souvenir...

Publié par ecrirecesthurler à 21:03:58 dans Maux en prose | Commentaires (74) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| >>

Tous les derniers titres

Elle

Les textes de ce blog sont protégés par un copyright

Clic!
n°00039733

Décembre

DiLuMaMeJeVeSa
  12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

Passés

Depuis le 19-05-2006 :
862205 visiteurs
Depuis le début du mois :
32718 visiteurs
Billets :
362 billets

.







Annuaire de blogs

Free Blog Counter

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03