Il suffit parfois d'un minuscule souffle du vent pour que tout bascule.
Il suffit parfois d'un minuscule éclat de miroir pour que tout se brise.
Comme aujourd'hui. . .
Publié par ecrirecesthurler à 21:24:11 dans Maux en prose | Commentaires (15) | Permaliens
Fragilité, facilité de s'anéantiser, de se dramatiser, de se refermer comme des ailes déchirées et hurlantes de douleur.
Les fleurs ont un arrière goût acerbe de ce maudit soir de février, les pétales ne brillent plus, le blanc se cramoisit, les tiges frêles se détachent et basculent de leur piédestal. L'herbe est folle et sèche, les saisons se côtoient et se succèdent.
J'ai perdu le fil du temps ce soir-là, dans des draps rugueux de jasmin éphémère, dans la clarté matinale de ce réverbère infâme, ce spectre de lumière jaunâtre dont le sommet n'atteignait même pas le ciel étoilé.
Publié par ecrirecesthurler à 10:21:14 dans Maux en prose | Commentaires (28) | Permaliens
Oubliez-moi comme j'espère parvenir à vous oublier tous. . .
Publié par ecrirecesthurler à 20:44:53 dans Maux en prose | Commentaires (24) | Permaliens
Le petit ange a perdu ses ailes, elles sont bien froissées, déchirées, noircies et souillées de leurs vices. Ange dénaturé qui se meurt en silence, ange noir de suie, de boue et de sang, ange solitaire au passé décomposé qui cherche à refaire surface, à reprendre goût à la vie, à la beauté, à la blancheur de l'innocence et de l'insouciance.
Ange bouleversé de paniques et de tourments, ange qui sombre dans le désespoir de son fracas, la tête pleine de questions sans réponses, pleine d'illusions et de chimères, le cœur qui saigne et qui, pourtant, ne demande qu'à aimer, le cœur qui offre bien plus qu'il ne demande, le cœur derrière les barricades de pierre, comme des stèles dressées vers le néant, le cœur recouvert par un tombeau de fortune sans fleur ni souvenir, un caveau isolé, laissé à l'abandon depuis des années, sinistre crypte désertée de ses âmes.
S'allonger sur son tombeau, lui apporter quelques douceurs, quelques égards, ne pas le laisser dans son épouvantable torture, ne pas le recouvrir de misère, fleurir au moins sa tombe, lui rendre cet hommage, sécher les quelques larmes qui perlent encore au coin de ses paupières, déposer sur sa joue un baiser de tendresse, un baiser comme une caresse, douceur d'une aile nouvelle qui lui redonne un souffle de vie, une parole de bonheur...
Publié par ecrirecesthurler à 13:07:24 dans Maux en prose | Commentaires (22) | Permaliens
Vide déconcertant, terrible, insoutenable, perçu comme un anéantissement, un effondrement. Manque qui amène cette inquiétante étrangeté dans le cours paisible de la vie et de ses repères habituels. Absence qui rompt la continuité de ce sentiment d'exister, qui fissure cette confiance que j'avais en un environnement jusqu'alors fiable et sécurisant.
Malaise, tension, stress... exclusion...
Respiration retenue, regards affolés, quête d'un visage, d'un sourire familier, dos crispé par l'attente, estomac noué, pincement au cœur... pathétique symphonie de l'abandon...
Le visage connu disparaît, le sourire, la voix, l'odeur, le rythme des pas, le quotidien n'a plus de couleurs, plus d'importance, le présent s'éteint, l'incompréhension s'installe, le désespoir germe, il a des relents de souffrance et d'amertume, des remous de frustration, des courants d'accusations contre l'être aimé indispensable... contre soi-même.
Publié par ecrirecesthurler à 09:24:13 dans Maux en prose | Commentaires (10) | Permaliens
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