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ECRIRE EN SILENCE...

Les maux de l'inceste

La tête qui tourne | 03 janvier 2007


Comme un étau de fer, forçant

Ma faible angoisse d'enfant

D'acier presque tranchant

Affole mon jeune cœur innocent


Rudesse, brutalité

L'inaccessible m'a chavirée

L'œil du blâme m'a lacérée

L'impénétrable m'a emmurée

Leurs bouches sèches m'ont malmenée


Depuis, je vis dans l'angoisse, solitude tremblotante, avec ma tête pour seule compagne, ma tête qui tourne de douleurs à chasser, ma tête pleine de mémoires à noyer, ma tête laborieuse d'inlassables pensées, ma tête folle, étourdie, rabougrie, qui hurle, serrée dans cet étau aux griffes damnées, à l'acier froid qui écrase mes jeunes pensées.


Tout mon être s'anéantit, mes ombres se faufilent, lorsqu'ils se dressent devant moi. Mon âme s'efface et se sème en miettes aux quatre vents, et sous ma carapace, dégringolée si bas, je cherche l'amour, comme une enfant perdue.


Broyée par leurs regards, froide comme l'acier de l'étau, je me fais si petite que je glisse hors de mon corps, au-delà de mes os, et comme l'oiseau au cœur percé, j'étends mes yeux sur le monde, à la recherche d'une délivrance...

Publié par ecrirecesthurler à 08:59:08 dans Maux en prose | Commentaires (18) |

Et elle part... | 20 décembre 2006




Elle est une rose en larmes éclose. . .

Publié par ecrirecesthurler à 12:16:16 dans Maux en prose | Commentaires (16) |

Ames oubliées | 18 décembre 2006


Les arbres abritent les rires des enfants, les pierres recèlent les visages de l'éternité, les allées chuchotent des pas de mille incertitudes voilées, les souvenirs fleurissent l'égalité des trépas, le ciel d'azur, au-dessus, masque la dissonance des cris et des pleurs.


Cimetière, miroir des faibles et des puissants, dernier droit d'asile, territoire de fierté et de repos, ambiance désuète, sans artifice, ambivalence des chemins qui se croisent, des destins qui se jouent ici, face contre terre, errance des âmes perdues puis sauvées.


Douloureuse demeure qui s'enfonce loin des profondeurs de l'oubli, qui conserve les cœurs à l'ombre de mains protectrices, qui égare les âmes sur des terres inconnues, des limbes providentielles, des forêts peuplées de mille sorts, de mille voix, de mille vies.

Publié par ecrirecesthurler à 09:58:27 dans Maux en prose | Commentaires (25) |

Pleurs à l'unisson | 15 décembre 2006


Relief accidenté, relents d'intolérance, je me laisse bercer au gré de mes incohérences, la tête pleine de brumes de la couleur de mes angoisses. Le vide m'aspire, m'ensevelit. Et pourtant, je l'affronte.

Dans mon subconscient, chercher une parcelle de quelque chose, de je ne sais quoi. Se troubler pour moins que rien, se mesurer à l'affectif, se complaire dans l'hypothèse des « si » balbutiants.

L'esprit ouvert à contrejour, laisser ses passions prendre leur revanche, le cœur fermé à double tour, laisser ses pulsions prendre le dessus, prendre un détour.

Ne plus jouer dans la cour des grands. Soyez petits, obéissez, faites votre place, votre nid. Cherchez une hypothétique vérité, adoptez-la et faites-en votre crédo.

Lever les yeux, l'inconscient en extase, garder les mains chaudes pour toucher du doigt l'interdit, conserver un semblant de visage pour préserver la vie qui s'évertue à me fuir, être belle et paraître sans image, sans fard.

Etre accessible mais demeurer prisonnière de mon masque de douleur, tributaire de mes souvenirs.

Le corps endolori, la mine pâlichonne, faire figure humaine pour pallier à la complaisance et goûter à la saveur des baisers.

Laisser son cœur à l'abandon, ses pleurs à l'unisson.

Publié par ecrirecesthurler à 11:42:18 dans Maux en prose | Commentaires (17) |

Coeur en exil | 12 décembre 2006


Cœur en exil. Infernale machine de chair et de sang, friable. Je ne t'entends plus, je ne te sens plus.

Au détour d'une rue sale, faire faux bon, sans se retourner marcher pourtant à contresens, se perdre dans les banlieues sordides de l'oubli et du désarroi. Marcher en vain, puis courir vers nulle part, en espérant que ce sera ailleurs, que tout y sera meilleur.

Arrière-goût de fiel.

Les trottoirs sont pleins mais je les vois creux. Les êtres n'ont plus de sens, les bêtes côtoient le peuple. Cirque dégénéré des ombres menaçantes. Courir vers une autre allée, un autre sentier. Laissez-moi me reposer, m'échouer sur votre main aguerrie.

Impasse grignotée de dents machiavéliques, je reste hébétée, les yeux hagards, je ne reconnais plus rien. Ne plus se souvenir, l'amnésie reprend ses droits.

Et toujours cette amertume au fond de la gorge nouée, ce relent qu'aucun caniveau ne daigne recevoir.

Publié par ecrirecesthurler à 11:49:47 dans Maux en prose | Commentaires (10) |

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