La poussière sur les murs a comme un goût amer. Elle exerce cependant une douce fascination. Les particules se fixent et se focalisent à la manière d'un esprit torturé qui vit de dérives et de déviations, à la frontière des passions tourmentées qui hantent et tentent de briser le silence.
Publié par ecrirecesthurler à 10:50:27 dans Maux en prose | Commentaires (28) | Permaliens
Diam's - Par amour
Publié par ecrirecesthurler à 11:08:36 dans Maux en prose | Commentaires (26) | Permaliens
Volontaire ou involontaire, il est comme un désert, une errance du cœur solitaire, à la recherche de son double, partance de l'âme suicidaire, que l'oubli veut noyer en eaux troubles.
A l'aperçu des souvenirs qui enrichissent la mémoire et ne fléchissent pas sous le poids des années écoulées en survie.
Oubli, berce-moi de tes murmures, mets des mots sur mes ratures, revêts mes ailes déchirées d'une toute nouvelle parure, colore mes yeux de tes aquarelles et donne-leur cet éclat de miel, que se ternisse à jamais ce regard vide et fané, tourné vers l'arrière, vers l'oubli.
Publié par ecrirecesthurler à 16:02:23 dans Maux en prose | Commentaires (15) | Permaliens
Au moment où tout bascule, quand plus rien ne nous retient, rejoindre le crépuscule, le vrai, celui des anciens, celui qui chante là, derrière les haies d'épines, celui qui crie au cœur, assassine, celui qui reprend la nature des erreurs de jeunesse, et qui laisse ce venin dans les mots, dans les gestes.
S'arrêter un instant, souffler puis se jeter, à corps perdu dans ce décor de poussière, souffrir pour de bon, se laisser moisir, recouvrir par l'éphémère des mots en suspension, ne plus avancer à tâtons dans la lumière mais éclairer la nuit d'une seule bougie, incandescence venteuse, flamme qui danse et s'émerveille, chaleur et pâleur de la lueur austère, s'envoûter de ce cierge jusqu'au passage vers l'au-delà.
Pourquoi faut-il rechercher l'innocence oubliée, pourquoi faut-il se plier aux normes de la perfection, se mouler jusqu'à en oublier nos peines, se couler dans ce masque d'étain, de fonte et de vermeil, les ailes rougies aux contours flasques, le cœur meurtri par tant de larmes, l'âme en peine au coin de la Seine, le regard désabusé par tant de déception.
Publié par ecrirecesthurler à 13:56:33 dans Maux en prose | Commentaires (5) | Permaliens
Je ne sais pas aimer, je demande trop, trop d'attention, trop d'affection, trop d'amour ou d'amitié.
Je sais pas parler de moi autrement qu'en vers ou en prose, incompréhensible pour qui ne sait pas lire entre mes lignes.
Je dérange tout le monde avec mes questions, mes doutes, mes peurs, mes peines. Trop sensible, c'est ridicule, je pleure tout le temps. Trop égoïste pour comprendre ou écouter, j'ai le cœur bien trop froid pour qu'on s'intéresse à moi, pour aimer réellement.
Je ne sais faire que du mal, détruire tout ce que j'aime, tout ceux que j'aime. Je n'ai jamais rien su construire de beau autour de moi, même pas une vraie famille à moi, je ne peux même pas avoir d'enfant, j'ai juste des rêves et des espoirs. Je ne sais bâtir que des barricades. Je ne sais pas aimer.
Saloperies de traumatismes et de manques. Ca ne sert à rien de s'approcher de moi. Je ne sers à rien. A rien d'autre qu'à faire du mal. Pardon.
Publié par ecrirecesthurler à 21:32:57 dans Maux en prose | Commentaires (6) | Permaliens
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