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ECRIRE EN SILENCE...

Les maux de l'inceste

Un ange va partir | 05 avril 2007


Un ange va partir. Trop petite pour grandir, trop petite pour comprendre. Un ange va mourir et personne n'en sait rien, et personne n'y peut rien. Ombre éphémère à la croisée de vos destins, âme meurtrie aux portes de l'oubli.

Il ne laissera derrière lui que quelques plumes éparses et virevoltantes, tourbillon de sa vie calcinée, de son cœur abandonné.

Un ange va périr et sa révolte qui gronde n'y changera rien, impétueuses tempêtes intérieures, démesures de sa frayeur. Son cœur, gelé par ses profondes terreurs, sa vie si fragile qui tourne en rond, mélancolique manège qu'elle ne parvient plus à arrêter, enivrée de son passé, elle va pousser une dernière fois les portes de sa vie.

N'aies pas peur, mon ange, ton souvenir hantera tes écrits qui, pour une poignée, resteront à jamais. Ta mémoire se perdra dans le cœur de quelqu'un qui prendra soin de la cultiver, de poursuivre ton combat contre les démons, de t'honorer de son encre et de son sang.

Publié par ecrirecesthurler à 18:10:36 dans Maux en prose | Commentaires (3) |

Entre deux... | 31 mars 2007


Perdue entre deux eaux, dans un monde qui n'existe pas, ma vie entre deux âges se perd dans l'oubli de mes nuits. Insomnie, les heures figées égrènent la brume de mes pensées, le froid creuse des sillons dans mon cœur de verre, prêt à se briser, à la moindre écorchure de plus, au plus petit souffle de brise.

Soleil qui dégringole, étoiles qui batifolent, mon lit bordé de cauchemars n'abrite plus que l'ombre de ma détresse, et cette poupée arrachée au passé de souffrances et de rages.

Les nuages crevés libèrent la pluie qui lavera les blessures...

Publié par ecrirecesthurler à 10:20:43 dans Maux en prose | Commentaires (11) |

Des rails | 23 mars 2007


          Zazie - Des rails




Sur le quai d'une gare, en partance pour le grand nulle part, prendre le train en marche, marcher vers un destin fragile et insaisissable, les yeux toujours rivés sur le compteur, le cœur qui bat à 100 à l'heure, voir les aiguilles défiler, imprimer un mouvement inutile à une vie qui n'a plus de sens.

Une flèche en plein cœur, le cadran remplit la tête, la tête qui tourne et ne s'arrête, le temps qui jette un froid à l'instant où le train arrive, train-train quotidien, métro, boulot, dodo, pas de répit pour l'amour, pas de place pour les sanglots. Aimer plus, aimer trop, le sourire à l'envers comme un train qui déraille, les idées de travers, les passions en pagaille.

Vivre au jour le jour, sans penser à demain, emportés à grande vitesse, ne pas vouloir rester sur le quai, mais penser à avancer, dans la même direction que tous ces gens, dans la même raison que celle de son cœur en miette, ne pas se laisser engouffrer dans la faille des passions sans lendemains, ne pas troubler la fête.

Se laisser guider, se laisser glisser, le long des rails, en parallèle, livrer bataille à la vie qui ne vaut rien, balancer ses préjugés sous le train, mais conserver son corps intact, sauver son cœur, trésor en marge, tourner la page de ses erreurs, finir sa course contre le passé, arrêter de se cogner contre les pavés et ne plus saigner par amour.

Publié par ecrirecesthurler à 11:53:31 dans Maux en prose | Commentaires (14) |

Plus de mots | 14 février 2007


Tant de choses à dire mais plus aucun mot pour les écrire...

Publié par ecrirecesthurler à 12:28:17 dans Maux en prose | Commentaires (15) |

Pourtant... | 05 février 2007



Il faut pourtant trouver la force de se relever, quand l'indifférence vous a bousculé, quand le vide vous a aspiré de ses tentacules grotesques et pathétiques.
Trouver le courage de garder la tête haute, quand tout autour on vous jette en plein visage, vos fautes et vos erreurs.
Trouver la volonté de sourire encore quand le destin vous a renversé, quand votre étoile vous a quitté, fuyant vers un autre horizon, laissant votre âme en prison.
Trouver de la joie et de la couleur, accrochés au bord d'une larme et d'un cœur en sanglot, quand la vie vous déçoit et que vous ne croyez plus en rien.
Trouver la vie belle et éternelle, quand le sang coule, noir et froid dans nos veines, quand les cicatrices demeurent votre seul échec, votre seule certitude d'exister encore.
Trouver l'énergie d'aimer encore, malgré les manques et les fissures, une affection débordante et un cœur sous une armure.......

Publié par ecrirecesthurler à 21:21:18 dans Maux en prose | Commentaires (4) |

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