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ECRIRE EN SILENCE...

Les maux de l'inceste

Pleurer ça sert à rien | 14 septembre 2006


Si, ça sert de pleurer. Ca sert à ce que quelqu'un vienne nous consoler. Ca sert à ce quelqu'un nous dise des mots gentils, des mots doux. Les mots qu'on attendait ou bien ceux auxquels on ne s'attendait peut-être pas... ou plus. Des mots surprise et franchise. Ca sert à ce quelqu'un nous prenne dans ses bras pour effacer nos peurs et nos larmes. Pour faire taire les drames qui se jouent en nous et reconstruire ainsi la trame de nos vies désolées et si vides.

Pleurer ça fait du mal aux autres mais ça nous fait du bien à nous. Les pleurs ne sont pas des leurres. Les larmes ne sont pas des charmes. Elles sont un simple appel lancé vers l'inconscient, vers le Néant. Un appel de détresse et de dérision, de déraison. Un appel qui, la plupart du temps, n'est ni compris ni entendu. Mais un appel tout de même, qui nous rassure et nous permet de croire encore en quelque chose. Mais en quoi ? En quoi faut-il croire en fait ?

En notre cœur tout simplement. Car il est le seul à être là, à tout moment, auprès de nous, en nous. Il est le seul à savoir pourquoi on pleure, le seul à pouvoir répondre à nos questions. Et c'est seulement de lui que viendra la tendresse de la consolation.


Morale (si on y arrive) : ne rien attendre de personne, n'aimer personne, ne pas s'aimer, ne pas se laisser aimer. Vivre pour soi, pleurer en cachette, taire ses douleurs et écrire en silence...

Morale 2 (celle que je préfère) : attendre un sourire de quelqu'un, aimer une personne, s'aimer soi-même, se laisser aimer et aimer cela. Vivre pour ceux qu'on aime, pleurer au téléphone, crier ses douleurs et écrire en hurlant...

Publié par ecrirecesthurler à 07:42:20 dans Maux en prose | Commentaires (62) |

Mélancolie | 02 septembre 2006



"Quand tout est gris
La peine est mon amie
Un long suicide acide
Je t'aime mélancolie..."

Publié par ecrirecesthurler à 18:29:43 dans Maux en prose | Commentaires (26) |

Sa haine | 01 septembre 2006



Etre elle-même et exister. Ses mots ne sont que des mots. Ils ne sont rien d'autre qu'un passé qu'elle assume, qu'elle assimile et qu'elle consomme. Chercher à exterminer ses peurs, ses maux et ses émotions. Ses craintes sont sa fragilité, sa vie est sa douleur. Son passé est sa réalité.

Demeurer là où il n'y a plus de lumière, là où il n'y a plus rien de beau, là où il n'y a plus rien de juste. La vérité est faussée et le mensonge n'a pas lieu d'être. Ses pensées sont des souvenirs qu'elle déteste regarder en face. Se haïr et pourtant devoir d'y plier.

Sa crainte s'est maintenant évaporée. Avoir offert sa douleur. Cette souffrance, cette haine, cette colère, cette rage, cette peine existent, elles sont bien réelles. Avoir soif de ce mal, avoir faim de ces maux. Cette dépendance à sa douleur lui fait plaisir et lui donne un avantage.

Ses souvenirs alimentent, attisent sa haine et font qu'elle est vôtre, dorénavant. Sa douleur est sa drogue, sa vie pleine de sang est sa raison. Ses pensées sont infectes, si amères, perdues et anéanties. Ses mots sont réels si la réalité existe, si elle, elle existe et si elle persiste.

Sa haine sera présente aussi longtemps que son sang coulera. Sa haine, sa douleur, son plaisir, sa raison. Dites-lui que vous pouvez la comprendre. Son existence torturée et ses efforts obstinés. Elle est elle et elle se hait. Elle est sincère et ne veut discuter du fait qu'elle n'existe pas, même si elle le sait. Vous mentez, vous lui faîtes peur.

Elle en conclue que vous n'êtes plus là. Alors allez-vous-en et laissez-la vivre et être elle-même. Ou bien tuez-la maintenant pour lui prouver que vous existez bien. Ou bien emmenez avec vous sa haine, son passé, vos esprits, sa souffrance et vos peines. La nuit est calme, la nuit est sauve, la peur s'en est allée, les maux se sont effacés, la vérité a éclaté.

Vous êtes partis... Et elle est libre.

Publié par ecrirecesthurler à 08:17:55 dans Maux en prose | Commentaires (77) |

Déçue | 11 août 2006



Mon silence me tue lentement
Et il me fait si mal
Mais mes mots se tairont maintenant
Puisque vous les jugez mal...

Explication :
ICI

Publié par ecrirecesthurler à 19:52:37 dans Maux en prose | Commentaires (23) |

Bonne à rien... | 06 août 2006



Bonne à rien...  Tout juste à détruire
Ce qu'il y a de beau autour de moi et en moi
Ce que je m'efforce de reconstruire, de maintenir, de préserver
Ceux que j'aime, et toi 
Faut pas m'aimer...


Tout juste bonne à me détruire moi-même
Parce que j'aime ça, parce que je dois le faire
Et parce qu'il n'y a personne pour m'empêcher de le faire...

 

Publié par ecrirecesthurler à 22:27:31 dans Maux en prose | Commentaires (60) |

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