Un ange va partir. Trop petite pour grandir, trop petite pour comprendre. Un ange va mourir et personne n'en sait rien, et personne n'y peut rien. Ombre éphémère à la croisée de vos destins, âme meurtrie aux portes de l'oubli.
Il ne laissera derrière lui que quelques plumes éparses et virevoltantes, tourbillon de sa vie calcinée, de son cœur abandonné.
Un ange va périr et sa révolte qui gronde n'y changera rien, impétueuses tempêtes intérieures, démesures de sa frayeur. Son cœur, gelé par ses profondes terreurs, sa vie si fragile qui tourne en rond, mélancolique manège qu'elle ne parvient plus à arrêter, enivrée de son passé, elle va pousser une dernière fois les portes de sa vie.
N'aies pas peur, mon ange, ton souvenir hantera tes écrits qui, pour une poignée, resteront à jamais. Ta mémoire se perdra dans le cœur de quelqu'un qui prendra soin de la cultiver, de poursuivre ton combat contre les démons, de t'honorer de son encre et de son sang.
Publié par ecrirecesthurler à 18:10:36 dans Maux en prose | Commentaires (3) | Permaliens
Sombrer dans le gouffre de la nuit
Le cœur fissuré, l'âme transie
Amère solitude, cruelle ennemie
Pleurer des larmes de sang
S'égarer dans trop de tourments
Se noyer dans son propre océan
Détruire encore un peu plus son cœur
S'abîmer en mer sans plus de saveur
Que celle des orages les plus ravageurs
Publié par ecrirecesthurler à 10:41:52 dans Maux en vers | Commentaires (20) | Permaliens
Perdue entre deux eaux, dans un monde qui n'existe pas, ma vie entre deux âges se perd dans l'oubli de mes nuits. Insomnie, les heures figées égrènent la brume de mes pensées, le froid creuse des sillons dans mon cœur de verre, prêt à se briser, à la moindre écorchure de plus, au plus petit souffle de brise.
Soleil qui dégringole, étoiles qui batifolent, mon lit bordé de cauchemars n'abrite plus que l'ombre de ma détresse, et cette poupée arrachée au passé de souffrances et de rages.
Les nuages crevés libèrent la pluie qui lavera les blessures...
Publié par ecrirecesthurler à 10:20:43 dans Maux en prose | Commentaires (11) | Permaliens
Allongée au milieu de nulle part
Un souffle de vent dans mes cheveux épars
Je regarde au loin ma vie se faner
Ce désert qu'un pigeon picore, affamé
Je voudrais que mes yeux ne voient plus
Ce monde si noir et mes espoirs déçus
Les volets sont clos, la maison décrépie
Aucun rêve ne trouble la fureur de mes nuits...
Publié par ecrirecesthurler à 10:17:11 dans Maux en vers | Commentaires (20) | Permaliens
Jeux d'enfants qui perdurent
Pour pallier aux murmures
Jeux d'enfants qui reprennent
Pour effacer ses peines
Goûter à nouveau les lames
A défaut d'avoir les armes
Le sang qui coule la délivre
Ses larmes roulent sur le givre
Son coeur fermé trop éphémère
Qu'une main invisible resserre
L'empêche de crier, de hurler
Le silence prend sa main
L'obscurité est son chemin
La plaie ouverte lui rappelle
Qu'à son destin il manque une aile
La douleur filtre de la blessure
La douceur nait de la morsure
Du métal dansant sur son bras
Tremblant et déjà froid
Jeux d'enfants qui demeurent
Pour pallier au bonheur
Jeux d'enfants, jeux de sang
Pour déjouer le passé
Jeux interdits d'une femme-enfant
Addiction déplacée.........
Publié par ecrirecesthurler à 09:51:46 dans Maux en vers | Commentaires (21) | Permaliens
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