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ECRIRE EN SILENCE...

Les maux de l'inceste

Arrêtons les dégâts | 23 septembre 2007

Publié par ecrirecesthurler à 10:12:43 dans Inceste / Viols | Commentaires (13) |

A toutes les victimes... | 22 septembre 2007

Publié par ecrirecesthurler à 16:56:44 dans Espoirs | Commentaires (10) |

Sans mots | 20 septembre 2007



"Quand il y a le silence des mots,
se réveille trop souvent la violence des maux"

(Jacques Salomé)

Publié par ecrirecesthurler à 11:32:55 dans Maux en vers | Commentaires (16) |

Vie | 13 septembre 2007



La vie est-elle un leurre ? La vie est-elle douceur ? On court après un tout, après un rien, on croise des moments de bonheurs intenses, on se fige dans des moments de silences, entre douceur et horreur, entre flux et reflux, on cherche la plénitude, on cherche l'absence, et le courant nous emporte vers d'autres rives, vers d'autres illusions, noyés par la vase rancœur, noyés par le courant des pleurs. On s'entrechoque contre les sourires, contre nos peurs, radeau dérisoire, sur lequel on broie du noir, bulle d'écume à l'abattoir, enfermée dans son cafard, on laisse place au torrent d'émotions, à d'improbables fusions, en espérant trouver une âme convulsive pour un moment de clarté, et nous avançons à reculons dans un grand moment de solitude.

Tu as touché les profondeurs, noyée par l'amertume, ton oxygène est devenue peur, ton atmosphère est devenue terreur, ton corps prolifère la douleur, ton cœur n'a plus de couleur, ton âme comme une fleur s'est fanée, plus envie d'exister, le souffle du vent est devenu un parfum mélancolique, petite enfant laisse couler tes pleurs dans ce jardin diabolique.

Ta vie a basculé dans l'horreur, elle t'essouffle, elle t'étouffe, noyée dans ce fleuve qui te dégoûte, petite enfant à rendu son dernier souffle. Ton âme s'est fanée, les feuilles des arbres comme tes pleurs sont tombées, dans la nuit tu as poussé un cri, comme le ciel devenu gris, tu as prié pour que ça s'arrête, mais il n'y a eu que bourrasque et tempête. Tes mots couleur d'automne, couvrent ton âme triste et monotone, ton cœur s'égare en hiver, c'est la saison des glaces, leurs souillures ont laissé des traces, petite fille n'a plus de repère.

"Vie"

Publié par ecrirecesthurler à 09:16:25 dans Souvenir :) | Commentaires (17) |

Que m'arrive-t-il? | 03 septembre 2007



Ils sont là dans ma tête, ils ne chantent plus un air de fête, et en même temps l'ont-ils déjà chanté? Ils sont là présents sur le bout de ma langue mais ne veulent se jeter sur le bout de mes lèvres, que m'arrive-t-il, l'encre ne fait que de s'effacer, les pages blanches viennent me hanter, tout est gris dehors, l'encre de chine s'est évaporée, j'ai perdu ce trésor, le trésor d'être aimée, les mots se bousculent, les monts se confondent, pour se fondre dans cette mare de sang, eux qui recouvraient tant bien que mal mes plaies, les cisaillent une à une, et se meurent peu à peu, que m'arrive-t-il ?

Ils ne sont plus sur le papier, ils ne dansent plus bien alignés, mais en même temps l'ont-ils déjà été ? Des mots dorés, des mots rêvés, comme des cadeaux sans les rubans, comme des Noëls sans les enfants. Des mots miroirs, des mots tiroirs, un encrier qui reste vide, la tête pleine de bêtises, des pages qui restent blanches, un cœur qui flanche. J'ai perdu le fil de mes idées, le jour où l'ange m'a oubliée, j'ai jeté mes lignes à la figure de l'absence, abandonné mes proses pour de plus fortes doses... J'ai regretté ce temps, où la course folle des mots dansants, m'entraînait dans une valse endiablée, moi l'ange aux ailes brisées... Qu'arrive-t-il à mes vers ? Maintenant, tout va de travers, je regarde vers l'arrière, sans passer la frontière, du présent qui s'attarde, sans me ramener............

C'est une course folle qui m'emmène dans un tourbillon sans fin, je ne cesse de souffrir, je n'ose penser au lendemain, mais que m'arrive-t-il, les mots s'évaporent, me laisser tomber dans l'oubli, autour de moi les mains se bousculent, mais les larmes me tirent vers le bas, des mots souffrance, des mots absence, je suis tiraillée de tous les côtés, plus de rimes, que des brides, des vers coupés. L'ange n'a plus de plume à tremper dans l'encrier, plus d'ailes pour voler, on m'a volé, le cœur envolé, les mots m'ont oubliée, seule devant la page blanche j'abandonne je flanche.

Et je perds confiance. Course contre la mort, qui a raison qui a tort ? Course en solitaire, plus de mots, plus de vers. Des mains sont présentes mais l'ange est absente, des cœurs sont ouvert mais mes yeux demeurent derrière mes paupières, comme des portes closes, des prisons moroses, aux fenêtres vides de sens et d'ennui, de larges abîmes sans fonds ni parois, des déserts ultimes, où se brise ma voix.
J'ai beau hurler en silence, j'ai beau masquer les violences, resteront toujours ces cicatrices infâmes, et ce masque de honte et de larmes, qui du passé ressurgissent chaque jour, sans que je ne parvienne à trouver de secours, pour m'oppresser davantage, avant que je n'atteigne un rivage. Un ange abandonné n'a plus d'espoir, un ange oublié n'a que le cafard, et la vision éperdue de ce souvenir, qui tarde tant à revenir.

Véro & Flo

Publié par ecrirecesthurler à 22:33:39 dans Souvenir :) | Commentaires (6) |

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