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ECRIRE EN SILENCE...

Les maux de l'inceste

Les reliques de Pinocchio | 27 novembre 2007



Les espoirs meurent
Les rêves s'envolent
Chimères de bonheur
Pour unique étole

Quand la panique s'empare de moi,
Quand la paresse me paralyse,
Je vis sans plus de sémantique,
Qu'un Pinnochio, tendre relique.
Pantin de bois et de sang,
Petit sans nom et sans vie,
Tu ne retiens rien du monde qui court,
Tu n'entends rien du vacarme alentour.
Alors que moi, tapie dans tes recoins,
Je suis à l'affût du moindre sifflement,
A l'abri des divins enchantements,
Des alcools de tristesse et de débauche,
Qui sont autant de larmes qui fauchent,
Les coeurs des poitrines des enfants
Pour les faire devenir trop grands.

Publié par ecrirecesthurler à 09:32:01 dans Maux en vers | Commentaires (23) |

Pas belle la vie | 22 novembre 2007



On a tous des vies plus moins à la con, des vies sans envie, sans avoir, sans avenir et sans gloire. Des vies qui ne ressemblent plus à des vies mais à du vide. Des vies ivres de givre. Des vies brisées, ridées, bridées, erronnées et détrônées.

On a tous des questions plein à la tête, des questions plus ou moins connes. Des questions plus ou moins bonnes. On n'a pas les réponses, on n'a pas les solutions. On n'a que les absences et les désillusions.

LA question, pas plus conne qu'une autre, est de savoir comment mettre fin à cette vie si vide, stupide et insipide.
Et LA réponse est de mettre fin à la vie tout court, sans chercher de détour et sans faire de longs discours...

Publié par ecrirecesthurler à 11:41:55 dans Maux en prose | Commentaires (14) |

Les fleurs de toutes les couleurs | 21 novembre 2007


Emmène-moi là où poussent les fleurs de toutes les couleurs.
Eloigne-moi du désert aride des coeurs en noir et blanc.
Le sable, irrémédiablement, recouvre tout de sa plénitude.
Le temps ronge l'amour et la haine, ne se souciant des servitudes.
Fine pellicule de vent et de poussière, recouvrant mes moindres prières.
Les couleurs sont là, quelque part, altérées par le bruit des pas, pourtant sourds, qui les piétinent encore et encore.
Faible rempart des subterfuges endormis, réveille-moi quand tu auras perdu ta rancoeur

Publié par ecrirecesthurler à 10:11:59 dans Maux en prose | Commentaires (11) |

Festen (Fête de famille) | 20 novembre 2007



Helge,
bourgeois ayant réussi et respecté, fête ses 60 ans.
Il réunit dans son manoir toute sa famille et ses nombreux amis. Aux côtés de son épouse Elsa, on trouve ses trois enfants: sa fille Helene, écorchée vive, la "sauvage" de la famille; son fils aîné Christian, devenu un "Chef" de cuisine renommé en France et le plus jeune, Michael, le "raté", marié à Mette dont il a eu trois enfants.
Une absence pèse lourd, celle de Linda, la sœur jumelle de Christian, suicidée inexplicablement quelques mois plus tôt.
La fête commence au mieux mais lorsque Christian prend la parole pour un discours, ses propos révèlent une tragédie familiale  honteuse et cachée...

Le film
nous plonge au cœur d'une famille où tout est fait pour que la surface, les apparences, l'emportent sur la vérité. De Elsa, la mère qui déteste les confrontations, à Michael, le fils alcoolique et violent qui trompe son épouse avec une servante, en passant par Hélène, la fille au cœur volage et qui ne peut croire à l'infamie dont se serait rendu coupable son père, la famille fait bloc contre les "divagations" de Christian. Après un temps d'hésitation, le spectateur prend conscience que ce dernier ne fait pourtant que révéler une terrible vérité malgré les assurances de sa mère sur ses éternelles tendances à "inventer". Car derrière les murs de la salle à manger, théâtre du drame, se tiennent les employés de cuisine. Et eux connaissent aussi la réalité des choses et n'ont de cesse d'encourager et d'aider Christian.
Le père, mis au rang des accusés par son propre fils, commence par tranquillement nier l'authenticité des propos tenus. Il est soutenu par son épouse, très calme, souriante, apaisante. Et les invités, venus assister à une "Fête de famille" et non à un scandale ne demandent pas mieux que de les croire. Mais Christian insiste, buté. Et les certitudes de l'assemblée commencent à vaciller. Face à la monstrueuse vérité, reste le recours à l'alcool dans lequel chacun plonge et la violence simplificatrice employée par Michael contre son frère comme un peu plus tôt contre son épouse ou contre la servante qu'il avait mise enceinte et enfin un peu plus tard contre son propre père. Mais plus on appuie sur un corps pour le noyer, plus la pression exercée le fait remonter en surface. Qu'à cela ne tienne ! On fera "comme si de rien n'était". Mais de plus en plus difficilement. Les invités perdent pied, chancellent, s'enfuient ou du moins essaient. Christian ne lâchera rien face à un père devenu pathétique. Le fantôme de Linda, la suicidée, plane sur la résidence, sur la famille, dans les esprits et va jusqu'à faire entendre sa voix via une lettre laissée et trouvée dans un tube d'aspirine...

Un film qui se déroule dans un climat d'hystérie, d'obscurité, de confusion mentale et de dissimulation, des personnages ignobles... Un film qui fait mal...

Publié par ecrirecesthurler à 09:19:08 dans Cinéma | Commentaires (3) |

Leur petite pute Fin (Ecrit par toula) | 16 novembre 2007



C'est ainsi que cet homme me prend, comme une pute dit-il lui aussi. Comme une pute... Il s'enfonce dans ma minette, la déchirant à chaque va et vient un peu plus. Je tente de me débattre, mais c'est peine perdue... Je suis à leur merci, comme d'habitude...
Sa queue me déchire, me lacère mon sexe d'enfant. Des gouttes de sueur me tombent dessus. Il est en pleine transe, « baisant » l'enfant que j'étais. Il le dit, se le dit... « Je te baise petite pute », « tu aimes ma queue... ». Un monologue sordide... dont la voix va disparaître dans mon plus profond inconscient pour ne laisser que de la douleur s'installer.

Je brûle, mon sexe brûle. Il me secoue comme une poupée de chiffon, me pliant à ses envies. Il s'abandonne, m'insulte, me viole toujours plus fort. Il est déchaîné... Elle le regarde coulisser dans ma minette, je suppose qu'elle aussi était excitée...

Il me contorsionne, sort son sexe couvert de sang et l'enfonce à nouveau, sans ménagement, pour son plaisir. Il respire fort, je ne le vois plus. Je ne ressens plus que mon sexe se déchirer un peu plus à chaque fois... Je vais devenir folle, folle de douleur...

Et c'est là qu'il s'effondre sur moi, le visage dans mon cou... combien de temps a-t-il bien pu rester sur moi ? Je n'en sais rien, peut être rien, peut être un instant... trop... Son corps poisseux, repoussant, suintant l'alcool... Il ne jette pas un regard sur moi en se relevant... Trop fier pour s'apitoyer sur moi, sur ça...

Ils m'abandonnent ainsi... seule, détachée, exténuée, souillée.

Mes jambes sont recouvertes de sang, de sperme... Je ne suis plus une petite fille...

Si !!! Je le suis... elle le sait elle, quand je la serre dans mes bras, désarticulée comme je le suis... brisée comme je le suis... Mais toujours là... comme moi...

toula

Publié par ecrirecesthurler à 10:19:13 dans Inceste / Viols | Commentaires (10) |

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