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ECRIRE EN SILENCE...

Les maux de l'inceste

Les maux des mots | 03 mars 2008



"Je ne sais pas si vous avez remarqué : ce qui sépare les gens, ce sont les mots. Même les p'tits mots de rien du tout, ça peut produire les pires maux.

Il y a des mots blessants, et puis aussi des mots qui tuent.

L'Amour peut commencer sur un signe et finir par un mot.... un mot de trop....

Peut-être bien qu'on habille la réalité avec des mots parce qu'on a peur de la voir toute nue. Peut-être bien aussi qu'il vaudrait mieux se taire plus souvent. Apprendre à contempler. Rien dire. Rester dans le silence. Mais pas n'importe quel silence, hein !

Il y a toute une gamme de silences : des graves, des aigus, des intenses.

Il y a le silence qui cache l'absence et le vide ;

il y a le silence parce qu'on n'ose pas ;

il y a le silence parce qu'on ne veut rien dire, ou qu'on s'en fiche ;

il y a le silence parce qu'on ferme les yeux et qu'on ne veut pas s'occuper de ce qui nous regarde pas....

Tout ça, c'est pas des beaux silences.

Moi, je n'aime que les silences à étoiles, des silences à deux, avec des signes et des messages et des sculptures de connivence, un silence moelleux et rond comme de la tendresse, et grisant comme de l'amour. Un silence dense, la danse d'un silence.... "

Jade et les sacrés mystères de la vie... F. GARAGNON

Publié par ecrirecesthurler à 15:06:06 dans Maux en prose | Commentaires (15) |

Ma maison | 22 février 2008



Elle était jolie cette maison que j'habitais depuis tant d'années... Son toit brun, ses deux grandes fenêtres au travers desquelles on pouvait voir tout ce qui se passait à l'extérieur... Mais... je ne m'y sentais pas bien.
Bien sûr, dans mon enfance, je ne voyais pas bien l'intérieur, je ne me préoccupais pas de l'enjoliver, ni d'apprécier ses beautés. Pendant longtemps, j'y étais presque insensible, j'y vivais par habitude...
Lorsque quelqu'un me faisait remarquer qu'une décoration était plus ou moins jolie, je n'y portais pas attention... Ou plutôt, je ne voulais pas y porter attention, je la cachais ou bien je ne la regardais plus... Je vivais dans ma maison comme une automate. Lorsque quelqu'un me complimentait sur une pièce particulièrement agréable, je rougissais, disant que ce n'était rien, juste une illusion...

Puis un jour, cette maison qui m'était auparavant si familière me devint tout à coup, je ne sais pour quelle raison, inhabitable... Je la détestais, je la fuyais, je ne lui trouvais plus rien de beau. Elle me faisait mal et je lui faisais mal. Je la sentais presque hantée, comme habitée d'une maladie que je croyais incurable. Et j'avais beau fuir, cette maison me suivait... J'aurais voulu la démolir. Je la voyais si laide que je pensais qu'elle n'avait plus le droit d'exister...
Longtemps, j'ai fait mal à ma maison, jusqu'au jour où, sur mon chemin, j'ai croisé des décorateurs, des spécialistes en intérieur...

Je les ai laissé entrer dans ma maison que je trouvais si laide, et qu'ils ont trouvée belle... Ils m'ont fait ressortir les plus belles décorations que j'avais cachées au plus profond de mon sous-sol. En plus de les avoir oubliées, lorsque je les ai ressorties, j'ai eu peine à croire que ces petites choses qui rendent la vie si belle m'avaient déjà appartenu...
Puis, je me suis mis au travail et avec l'aide de ces décorateurs hors-pairs, j'ai fini par trouver de belles choses pour ma maison... Et j'ai enfin pu accepter de les accrocher bien en vue, non pas pour les montrer aux autres dans le but de faire envie, mais bien plus pour les voir et les admirer moi-même. Quelle satisfaction que de redécouvrir la beauté intérieure de ma maison...
Cette maison n'a pas d'adresse et ne coûte pas un sou à chauffer... J'y habite seule, mais j'y ai beaucoup de visites puisque maintenant, je laisse les portes ouvertes ; j'ai jeté le cadenas qui les a maintenues fermées si longtemps...

Cette maison n'a pas d'adresse, mais elle a un nom, elle s'appelle : MOI...
Cette maison que j'ai détestée et à laquelle j'ai fait si mal, c'était moi...
Je me suis longtemps crue pleine de défauts et dépourvue de toutes qualités. Mais grâce à ces gens qui ont croisé mon chemin, j'ai réappris à m'aimer et à décorer mon intérieur. Je ne fais que commencer à réparer ma maison intérieure... Je souhaite que lorsque j'aurai enfin terminé et qu'à nouveau, je me sentirai parfaitement bien dans ma maison, je deviendrai moi-même décorateur afin d'aller aider d'autres personnes qui n'aiment pas leur maison. Je ne fais que commencer, la route sera longue, mais bien entourée, elle me semblera plus facile !!

(Auteur inconnu)

Publié par ecrirecesthurler à 20:28:03 dans Maux en prose | Commentaires (16) |

Louange de l'amertume | 20 février 2008



Les mots ne font que de tomber,
Dans cette bouche pleine de larmes,
Se plaire dans ce grand vide,
Où la vie s'est arrêtée,
Avide de désespoir,
Louange de l'amertume,
Charmée par ce rouge sang,
Ecoutez, c'est la complainte de la défunte.
Elle repousse la seule source de lumière,
Qui lui est insupportable,
Etouffée par l'isolement,
Imprégnée par la solitude,
Pauvre petite chose fragile.
Le plaisir... La douleur...
La peur... Le soulagement.
Enfin... Pour l'importance que ça a.

Publié par ecrirecesthurler à 15:19:28 dans Souvenir :) | Commentaires (9) |

Ne pleurez pas si vous m'aimez | 18 février 2008



( A Sarah... )


Ne pleurez pas si vous m'aimez,
Je suis seulement passée dans la pièce à côté.

Je suis moi, vous êtes vous.
Ce que nous étions les uns pour les autres, nous le sommes toujours.

Donnez moi le nom que vous m'avez toujours donné,
Parlez moi comme vous l'avez toujours fait.
N'employez pas un ton différent, ne prenez pas un air solennel et triste.

Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi.
Que mon nom soit prononcé comme il l'a toujours été,
Sans emphase d'aucune sorte, sans une trace d'ombre.

La vie signifie tout ce qu'elle a toujours signifié.
Elle est ce qu'elle a toujours été. Le fil n'est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de votre pensée
simplement parce que je suis hors de votre vue ?
Je vous attends. Je ne suis pas loin,
Juste de l'autre côté du chemin.
Vous voyez, tout est bien.

Saint-Augustin

Publié par ecrirecesthurler à 22:27:15 dans Maux en vers | Commentaires (8) |

Elle est partie... | 13 février 2008

Publié par ecrirecesthurler à 21:31:30 dans Inceste / Viols | Commentaires (1) |

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