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ECRIRE EN SILENCE...

Les maux de l'inceste

Ce n'est pas... | 29 septembre 2006


Ce n'est pas parce que ..........
Je dis qu'il fait beau, que les nuages ne sont pas gris
Que je dis je pleure, que je n'ai pas le sourire aux lèvres

Ce n'est pas parce que ..........
Je dis que tout est blanc, que je ne pense pas noir
Que je suis morte de rire, que je ne pense pas coups de cafard

C
e n'est pas parce que.........
Je souhaite mourir, que je ne pense pas à la vie
Que je n'ai pas le moral, que je ne vais pas forcément bien

Ce n'est pas parce que.........
Je pense à toi, que je ne vais pas forcément penser à...
Que je n'ai pas envie de toi, que je ne peux pas me passer de ton corps

C
e n'est pas parce que.........
Je ne suis pas là, que je suis loin de toi
Que je suis réelle, que je ne suis pas virtuelle

Je ne suis pas forcément ce que je raconte, je suis une association de mots, d'émotions.

L'extrême limite, pourquoi ne puis-je la voir que lorsque mes paupières sont closes, pourquoi j'ai ce goût amer dans la bouche, pourquoi mon cœur devient si glacial.

Etat de choc...

"Delirium"

Je sais avoir écrit ces lignes. Pourquoi alors ne sont-elles pas de ma main ?

Toujours est-il qu'ON a trouvé un nom à mon mal. Moi, je l'appelle Mal, c'est tout. Mais nommer une chose, c'est déjà croire qu'on la connaît mieux que le syndrome.

Attente insupportable...

Ce sont sans doute là mes derniers mots. Il  ne me quitte plus dans mes longs vides d'absence.

Je le sens. Le froid m'enveloppe. Il croît le long de mes vertèbres.

Pourquoi cette larme sur ma main ?

Véro.

Publié par ecrirecesthurler à 12:06:43 dans Souvenir :) | Commentaires (60) |

Fragile | 28 septembre 2006


Il ne faut pas croire que je suis plus forte que j'en ai l'air, parce que c'est faux.

J'ai peut-être un visage fermé, un sourire de glace, un teint livide et des yeux affolés. J'ai peut-être aussi beaucoup de peine et de mal, certains soirs, certains jours, certaines semaines. Je passe peut-être beaucoup de temps à pleurer en cachette pour un oui ou pour un non, surtout pour un non d'ailleurs.

Je suis d'une faiblesse légendaire et pathétique, d'une fragilité épouvantable. Je m'apitoie sur mon sort, je geins et je gémis, je me plains et je vomis.

J'ai peut-être aussi besoin de pleurer dans le cou de quelqu'un, de bras pour me réfugier, d'un cœur pour me consoler, de mots doux pour m'apprivoiser.

Je suis un petit oiseau fragile, aux ailes brisées, qui ne sait plus voler, qui s'écrase bruyamment sur le sol froid et dur.

Et les jours où mes ailes sont épuisées et ne me portent plus, j'aimerais tellement qu'une petite voix me murmure : "Je suis là, je prends soin de toi, accroche-toi à moi, je vais t'aider, je vais t'aimer, te sourire et te faire rêver"...

Publié par ecrirecesthurler à 15:27:23 dans Maux en prose | Commentaires (53) |

toula... bon anniversaire !! | 28 septembre 2006

toula, l'esclave

Gardienne du château
Gardienne des secrets
Femelle au sang chaud
A Lui tu t'en remets

Fidèle et charnelle
Esclave belle et sensuelle
A tes heures aussi poète
A Ses pieds tu te jettes

A ton cou pour bijou
Un collier qui fait tout
Le don de ta personne
Ton amour qui résonne

Enchaînée à ton Maître
Aliénée à Son Etre
Tu ne vis que pour Lui
Lui donnant toute ta vie

Dans tes yeux passionnés
De soumise ténébreuse
Faisant fi du passé
Te voici enfin heureuse...

Publié par ecrirecesthurler à 07:50:52 dans Espoirs | Commentaires (69) |

Te taire | 27 septembre 2006


Te taire. Te terrer dans la terre. T'enterrer. Te retirer et te retenir. Interminable internement. Les voix de l'intérieur sont impénétrables. Imperturbable retour au creux de toi. Au lieu de dire, au lieu de dévoiler. Lever ton masque et jeter ton casque et ton armure. Faire tomber toutes tes armes. Etre désarmée complètement, désincarcérée.

Faire entendre ta voix. Tendre un filament de confiance et de crédit. Simplement permettre une intrusion dans ton introspection. Simplement soumettre une permission de sortie. Egarer quelques mots, perdre quelques plumes trop alourdies de tristesse et d'orages.

L'absence tue le sens et l'essence même. L'absence est le non-sens. L'absence jette un froid glacial qui ne me laisse pas de marbre. Bien au contraire... L'absence est comme le deuil, ne pas voir, ne pas comprendre, ne pas sentir, ne plus ressentir et ne plus aimer.

Méfiance et défiance te rendent incontrôlable. Ta noirceur m'affole et m'effraie. Ton silence me tue. Tes ténèbres me hantent et me poursuivent de leurs bras tentaculaires, tes nuits me sont cauchemardesques, tes ombres mortifères, tes pluies diluviennes et tes nuages si épais qu'ils me voilent le soleil.

Ne t'efface pas, ne m'efface pas... Je suis là pour toi, pour faire face et non pour faire semblant, pour faire avec et non pour faire sans. Laisse-moi tenter le diable, laisse-moi ouvrir tes yeux, laisse-moi briser tes murs et retrouver ta voix, ton chemin, laisse-moi t'envelopper de douce torpeur, d'évasion et de tendresse, ouvre-moi la porte vers ton cœur inanimé que je le rende à la vie...

Publié par ecrirecesthurler à 07:53:32 dans Souvenir :) | Commentaires (94) |

Ensorceleuse | 26 septembre 2006


Rester sous ton charme sans même s'y attendre. Me prendre dans tes filets de mots déliés, de maux dévoilés, sans même résister, sans rien y comprendre. Tout oser, tout permettre et pourtant ne rien tenter. Me laisser bouleverser, emporter, subjuguer.

Ensorceleuse, voleuse de sentiments. Subtile tentatrice de voile et de vent. Habile faiseuse de cœur en émoi, destructrice de rôle mais consolatrice des désirs.
Ton savoir-faire est comme une érosion qui glisse et efface le temps à venir. Les rides du passé abolies, la nuit étoilée de tes larmes, la valse du sang et des peurs écoulées auprès de toi. Une misère, une poussière d'éternité repoussée, bannie, qui restera accrochée à ton regard en transparence, à la musique de tes chants de sirène. Evanescence des heurts, le présent défie l'ombre de nos doutes. Regarder l'heure pour se suspendre à la prochaine.

Ensorceleuse, tes dés sont jetés. Enrubannée de tes sorts, subir sans rien consentir. Transportée de ton aliénation, ne rien voir venir et tout accepter parce que c'est toi. Surchargée de regrets, outragée de déchirures, ma vie s'écoule entre tes mains meurtries.

Ensorceleuse, briseuse de cœur, bâtisseuse de rêves d'azur et d'insouciance. Démolisseuse de circonstances, nos cœurs déchus en symbiose, nos amours détruits en osmose.
Ne me retiens pas, brûle ma peine pour un instant d'inconscience, consomme mes joies sournoisement.

Ensorceleuse, envoûte-moi de toute part, jette-moi des fleurs. Péril en ma demeure se paiera en retour.

Ensorceleuse, croque-moi comme un chocolat fondu sur tes lèvres. Egare-moi dans ta course folle, laisse-moi inanimée, tue-moi. Je me sentirai soulagée et heureuse.
De ton cri déchirant, brise ma vie en miettes, arrache mes sanglots en lambeaux de finitude, consume ma haine, vole mes trésors, anéantis-moi.


Ensorceleuse, aime-moi comme tu m'ensorcelles...

Publié par ecrirecesthurler à 10:13:45 dans Souvenir :) | Commentaires (69) |

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