Il suffit parfois d'un minuscule souffle du vent pour que tout bascule.
Il suffit parfois d'un minuscule éclat de miroir pour que tout se brise.
Comme aujourd'hui. . .
Publié par ecrirecesthurler à 21:24:11 dans Maux en prose | Commentaires (15) | Permaliens
Je décortique le sombre et la misère
J'explore les continents sans frontière
Les ponts suspendus au-dessus de l'invisible
Chimériques illusions, peines imperceptibles
Changer d'atmosphère pour échapper au néant
De l'infamie conjoncture du repos angoissant
Mieux mourir pour vivre une vie que l'on ne vit pas
S'accrocher à la lutte et s'écrouler sous le trépas
Nonchalantes ombres qui passent et me frôlent
Clowns défaits moribonds qui ne paraissent plus drôles
Anges de boue et de sang que le passé renie à foison
Perpétuelle ironie du sort qui se joue à reculons
Les trains passent trop vite sur des rails de perle
Architecture orange comme une larme qui déferle
Veines ouvertes, sang craché, le venin défigure les sens
Apocalypse d'un mal incurable, le cancer de l'encens
Publié par ecrirecesthurler à 10:49:23 dans Maux en vers | Commentaires (15) | Permaliens
Egérie des monts et merveilles
Devant moi la danse du soleil
Me rappelle un doux et lent suicide
Que la mélancolie seule ici préside
Les malentendus coulent dans les flaques
La rue se vide comme le lac
Perdu de pathétiques ivrognes
Laissez l'enseigne de ma dérive qui cogne
Ne cherchez pas à pourfendre les cieux
De vos bras malhabiles à découvrir ce lieu
Gorgé de sépultures amères
Echevelées de leurs croix, de leurs pierres
Songer à ce délice des fossiles qui se crient
Dont seule la résurrection est le prix
Qu'il faut payer pour en atteindre la cime
La chute est lente, vertigineuse abîme
Publié par ecrirecesthurler à 09:17:51 dans Maux en vers | Commentaires (11) | Permaliens
Fragilité, facilité de s'anéantiser, de se dramatiser, de se refermer comme des ailes déchirées et hurlantes de douleur.
Les fleurs ont un arrière goût acerbe de ce maudit soir de février, les pétales ne brillent plus, le blanc se cramoisit, les tiges frêles se détachent et basculent de leur piédestal. L'herbe est folle et sèche, les saisons se côtoient et se succèdent.
J'ai perdu le fil du temps ce soir-là, dans des draps rugueux de jasmin éphémère, dans la clarté matinale de ce réverbère infâme, ce spectre de lumière jaunâtre dont le sommet n'atteignait même pas le ciel étoilé.
Publié par ecrirecesthurler à 10:21:14 dans Maux en prose | Commentaires (28) | Permaliens
Bonne nuit à vous et merci.
A demain.
Publié par ecrirecesthurler à 22:15:08 dans Espoirs | Commentaires (6) | Permaliens
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