<< Post-it | La distance m'éloigne de toi | Si si si lents cieux >>
A s'éloigner d'une rive, on risque de perdre pied, de s'égarer, de s'emmurer. A déborder de son carcan de bois, la barque chavire et la vue de la rive s'étrique en s'éloignant de nos chants. Perdre pied pour ne plus revenir.
On aime ce qui est beau, ce qui rend fort, ce qui tient chaud. On aime ce qui réconforte, ce qui nourrit, ce qui transporte. On aime et on ne se rend pas bien compte de la distance à parcourir pour aimer. La distance...
Les rues qui défilent, les murs qui désabusent, les villes qui enserrent. Champ clos de la vision de l'amour dans le lointain.
Pêle-mêle, les attributs des lunes se meurent en dérisoires petites incertitudes. La nausée languit. La chaussée blémit. Il est tard. Il est loin. Je ne sens plus rien. Plus rien d'autre que ce tumulte en ma tête. Ce chaos épileptique de routes disjonctées, ce quiproquo qui me rend aveugle et sourde au moindre murmure.
Alors, je persiste. Je continue mon chemin vers l'amour lointain, l'amour hautain...
Publié par ecrirecesthurler à 10:33:23 dans Maux en prose | Commentaires (7) | Permaliens
20-08-2008 13:31
De Flo Sujet:
Flâneur, je crois
20-08-2008 13:30
De Flo Sujet:
Amar26366, merci
20-08-2008 13:29
De Flo Sujet:
So, on a envie
18-08-2008 18:08
De Flâneur
Sujet:
Ces chemins Url: [Liens]
18-08-2008 10:02
De amar26366
Sujet:
C'est beau ! Url: [Liens]
15-08-2008 21:46
De So Sujet:
La distance...
07-08-2008 19:12
De Armand Rothan Manny Sujet:
La distance... Url: [Liens]
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