<< Maux émaillés | Jour sans sommeil | Rêve qui crève >>
Le réveil m'englue, m'enclume, me martèle la tête de son cliquetis. Et pourtant il ne fait pas jour. Sourd, le bruit qui bloque les mots, ébouriffe l'obscurité. Les parois de mes rêves se cognent à celles de mes phrases. Echos rebondissants de lieux en lieux, de liens en luttes, de souvenirs en parfois. Des blancs comme endroit où ma mémoire tarde à me retrouver.
Juste une fois. Que la douceur du sommeil me prenne sans rechigner. Que mes rêves ressemblent à des toiles d'araignées, sans battements, sans course dans les couloirs de ma mémoire. Je recherche le point de départ, de mon départ. La fissure ne s'est pas refermée. La cicatrice ne s'est pas arrêté de saigner. Mes pensées en flot, en flopée ne sont pas devenues souterraines. Refus de s'épancher.
Le vernis des années a séché, comme une croûte épaisse, durcie aux vents des corbeaux et des vautours terrés dans chaque cavité creusée par les mots. Volant comme d'innommables vestiges de mes carences. Poser des pierres pour bâtir une paroi sanitaire.
Les cognements parallèles du cœur vont s'arrêter. Retour vers. Le jour se lève. Le jour m'achève. Jour sans sommeil.
Publié par ecrirecesthurler à 09:44:06 dans Maux en prose | Commentaires (5) | Permaliens
11-05-2007 08:55
De Flo Sujet:
Armanny, je ne
11-05-2007 08:02
De Armand Rothan Manny Sujet:
Le point de départ... Url: [Liens]
10-05-2007 10:29
De Gatrasz
Sujet:
C'est bien... Url: [Liens]
10-05-2007 10:23
De Flo Sujet:
Ce n'est pas
10-05-2007 10:09
De Gatrasz
Sujet:
Oui... Url: [Liens]
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