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Engourdissement des sens. Tout devient flou. Le monde se divise à l'infini. Le néant l'anéantit. Le passé s'évanouit. Quelques temps. La vie revient. Pour l'instant. Le noir assombrit le ciel. Ma tête vole en éclats. Contre les murs blancs. Remède miracle ? Petites gélules sans saveur. Pour guérir ou pour mourir. Au choix. Trop n'est toujours pas assez. Trop reste sans cesse trop peu. En ingurgiter plus. Mélanger pour changer. Pour ne plus rien ressentir. Pour s'engourdir les sens. Puis regretter : la disparition du monde, le brouillard qui descend, les formes qui s'estompent, les bruits qui deviennent sourds.
Publié par ecrirecesthurler à 21:59:05 dans Maux en prose | Commentaires (0) | Permaliens
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