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AstriZouille

Les charmes de la vie de famille revus et corrigés

On fait le vide ! | 11 juin 2006

*image empruntée à Martha Stewart

Quand on a la tête pleine, rien de mieux qu’un peu de vide… dans la maison ! Les nettoyages de printemps se font en toute saison, hiver comme été, avec le même bonheur et le plaisir immense de retrouver une maison ordonnée et allégée... et quelques tiroirs psychiques à nouveau dispos.

Quelques règles d’or :

-         Attaquer pièce par pièce, méthodiquement : un sac poubelle dans la main droite, un grand panier à votre gauche.

-         Ne pas avoir d’états d’âme, on jette, on donne, on ne se pose pas de question. Et l’on éloigne les empêcheurs de tourner en rond (« Je veux garder tous ces emballages carambar » ; « tu ne vas pas jeter un cadeau de ma mère ? » sont des paroles inacceptables en ces temps de rangement)

-         Attention : il ne s’agit pas de déplacer mais bien de mettre tout au carré. Donc ces piles de photos qui encombrent votre chevet ne doivent pas aller encombrer le vide-poche de l’entrée… mais rejoindre la boîte ad hoc ou un fond d’armoire.

-         On limite le nombre de piles ou de caisses en attente : une pour ma soeur, une pour le bébé d’Isabelle, une pour la croix rouge, une pour la bibliothèque de l’école, une pour la brocante, une pour le cas où-ça peut toujours servir, etc. J’ai dit : poubelle d’un côté, donations pour la Croix rouge de l’autre. Point barre. Sinon, une fois encore vous ne ferez que déplacer ce qui vous encombre vers la cave, le grenier ou la maison de campagne. Vous êtes bien conscients aussi que vous oublierez systématiquement de donner aux enfants de votre cousine ce que vous aviez mis de côté à leur intention.  Soyez raisonnable et égoïste, faites simple.

L’ordre de vos attaques :

Commencez modestement avec une pièce facile, je vous propose de vous attaquer à l’entrée, qu’elle fasse 1m² ou plus. Ne riez pas et commencez encore plus petit avec le vide-poche (comptez 35 mn, le prix de vos hésitations...) :

- petites pièces (hop, direction Votre porte-monnaie), pièces percées et étrangères (si elles sont jolies, collez-les dans un joli cadre ; si elles ne valent rien, poubelle ; sinon direction une petite boîte aux côtés de vos guides de voyage)

- piles de tous formats : vous n’allez pas toutes les tester, non ? Ni une ni deux, poubelle.

- cartes de visite et cartes de restau : si elles n’ont pas leur place dans votre portefeuille et que vous n’en avez jamais eu besoin ces derniers mois, poubelle. Avant, vous pouvez les enregistrer dans la mémoire de votre téléphone.

- boites d’allumettes, briquet : si vous fumez, arrêtez et vous ne serez plus encombrée. Sinon, rangez les allumettes dans un tiroir de la cuisine ou dans votre  séjour.

- clés : maison, garage, vélo, boulot éventuellement peuvent élire domicile dans le vide-poche. Badge autorisé. Tout le reste dont les clés du voisin et celles de votre mère peuvent être rangées dans le bureau ou un tiroir. Celles qui n’ont pas de porte ou de verrou connu peuvent rejoindre le petit sac en plastique bleu (si vous pensez investir dans un sac à gravats… bravo ! Sinon, reprendre ce billet depuis le début… et faites vous violence pour jeter l’inutile, l’ostentatoire, le « qui peut servir peut-être-on ne sait jamais-mais ça n’a pas été prouvé).

- cadres muraux : n’oubliez pas de jeter un œil à vos murs. Passez un doigt sur le dessus des cadres et… prenez une décision. Peut-être les avez-vous assez vu ? De même ce rideau lourd qui n’empêche pas le froid de rentrer, mais vous oui : on vire. Et la lumière est !

Si votre poubelle s’est bien remplie, félicitations.
Il n’y a plus qu’à continuer, pièce par pièce. Le mieux est de s’attaquer aux endroits de passage (couloirs, toilettes, salle-de-bain regorgent de produits inutiles, périmés, crasseux) puis les pièces à vivre en terminant pas votre pièce préférée.

Bon courage, et sachez qu’un bon ménage de printemps fait fondre un paquet de calories (mais ne craquez pas sur une crème amincissante, aux effets douteux et qui encombreraient vos étagères , enfin desertées par vos vieux flacons poussiéreux).

Publié par Solène P. à 15:34:49 dans > Maison & Budget : PME en roues libres | Commentaires (0) |

Petits impôts en folie (suite) | 25 mai 2006

D’abord, savez-vous ce qu’un aimable agent des impôts m’a appris ? Fiscalement, les épouses n’existent pas. Ainsi, une femme qui a trop payé d’impôts (moi-même figurez-vous ! Comme quoi, les agents secrets* ont une drôle de vie pleine de contradictions) ne peut être remboursée.

Je vous éclaire : en instance de divorce, M et Mme déclarent séparément leurs revenus. Ce faisant Monsieur mentionne une nouvelle adresse principale. La maison de Madame, pour laquelle il a déposé quelques signatures à l’achat mais rien déboursé, devient donc sa résidence secondaire. Z’ont pas la belle vie, quand même, nos ex : ils baladent leur trop plein de testostérone et héritent d’une maison de campagne selon la législation fiscale !

Bref. Madame déclare seule ses revenus, paie seule son dû, lequel est débité de son compte personnel et nominatif. Mais le Juge n’a pas encore prononcé le divorce de Madame avec Monsieur. Certaines démarches prennent un temps incompréssible pendant lequel les impôts ont une vie, à défaut de vous pour qui tout est en suspens.
Madame ne peut donc pas encaisser le remboursement du trop-perçu. Madame est une femme, Madame est sous la tutelle de son clown de mari.

Bref. Vous voyez ici l’intérêt de passer outre l’occupation abusive du lit conjugal et autres maladresses pour faire ami-ami avec votre futur-ex. Pour compenser ces efforts surhumains, régalez-vous et imaginez à votre aise la tête de la future Madame en voyant ces transits financiers, qui échapperont à son goût immodéré pour les dépenses.

Bref. J’ai récupéré mon dû sans le moindre souci, même s’il a fallu qu’il passe par une autre banque que la mienne. Et vous aurez compris que quelques mois plus tard, j’existais à nouveau (fiscalement) sans être l’épouse de Monsieur. Juste moi-même, avec mon nom à moi, et pas celui brièvement emprunté à un mari furtif.

C’est sans doute là que les fichiers des impôts ont buggé : difficile de faire un lien entre Mme F épouse F, sans existence fiscale, Mme F devenue P ex-F, femme libre.Toutes deux ont toujours déclaré leurs impôts mais Mme P a vendu son appartement et s’est un peu éloigné en changeant de centre des impôts. Autre bug, définitif celui-là.

Trois ans se sont écoulés depuis la vente du bien acquis en succession (relire*…), juste le temps nécessaire pour que ma dette soit effacée. Rien de maîtrisé là-dedans, même si la conclusion est à mon avantage. Ma chère fratrie n'a pas eu cette chance.

Mon secret pour semer (gentiment, involontairement et honnêtement) les impôts, c’est de divorcer. Conseil réservé aux femmes. Messieurs, soyez fiers d’être les pilliers de votre foyer fiscal, cet avantage est l’un des rares qui vous restent, perso je vous le laisse…

Ensuite, vous compliquez un peu les choses et les administrations n’y comprennent plus rien.Vous non plus d’ailleurs… Par exemple, vous vendez votre appartement alors que le divorce n’est pas complètement prononcé ainsi les dossiers se croisent sans se rencontrer. J’imagine…

*lire billet du 25 mai

Publié par Solène P. à 21:07:01 dans > Maison & Budget : PME en roues libres | Commentaires (0) |

Agent sous couverture ? (Petits impôts en folie, I) | 25 mai 2006

Comme tout le monde quand la terre toune rond, j’ai perdu mon grand-père et ses biens ont été vendus. Du haut de ma grande maîtrise du droit des successions (et pourtant, pour ceux qui me connaissent, je devrais assurer mais non…), à 500 bornes de chez moi, un notaire a réglé toute la partie qui ne me faisait pas couler de larmes, c’est-à-dire partage, déclarations diverses, prélévements divers, et autres joies diverses que seuls ces amateurs de droit divers peuvent connaître.

Dans l’histoire, il y a eu un petit oubli notarial, une petite précision mais un grand chèque. Trois ans après, il aurait été de bon ton que je trouve une petite pécadille de quelques centaines ou milliers d’euros : pas d’évaluation possible. Angoisse ! Les impôts de Seine et Marne (je leur tire mon chapeau, rapides, organisés, efficaces,… ) ont fait leur demande à ma chère fratrie. Par chance, je n’habite pas par là-bas (mais où habite-telle donc ?) et j’ai changé de nom et de maison (astuces plus bas), alors z’étaient tout perdus et m’ont pas trouvée.

J’ai passé quelques mauvaises nuits, la vie d’agent sous couverture sans doute… mais surtout j’ai essayé de me mettre en règle. Et oui.. j’avoue, je ne suis pas faite pour une vie cachée ! En route, ma poule.

> Madame, ici nous ne distribuons pas les formulaires. Enfin, pas celui-là juste.Les autres si vous voulez ? Pour le cas où je voudrais déclarer des revenus imposables que je n’ai pas, sans doute.

> Internet ? Ce formulaire-ci n’est pas téléchargeable.

> Téléphone ? Le standart m’a donné le numéro du service fiscal. Un charmant répondeur a enregistré ma voix. Mais il ne m’a jamais rappelé. Normal, ça ne sert pas à rappeler, un répondeur ! Mais à répondre uniquement. Juste pour que le contribuable ne se sente pas seul et abandonné.

> Courrier ? Je me dis que par courrier, au moins ils auront la preuve de ma bonne foi. Oui, j’ai entrepris des démarches pour me mettre en règle. Y’a plus qu’à voir si…

> Waouh ! Les impôts m’appellent mais Madame ne se présente pas. Comme quoi, déjà on n’a pas gardé les cochons ensemble, hein ? Par contre, elle me pose des questions, je n’en comprends guère les termes fiscaux… je fais un peu au piffe. Merci ma sœur, pour ton document et les infos pré-mâchées, j’ai pu faire genre « je sais de quoi on me parle et je suis une fille très organisée » ! Dés dix heures du matin, j’ai mon dossier Impôts à côté du téléphone, trop forte… Mais je ne crois pas l’avoir bluffée, cette dame. Elle est du style à réciter par cœur la situation fiscale de sa famille et celle de ses voisins comme un poème. Ce qui lui semble anormal, c’est exactement ce qui me semble être des signes de bonne santé, à moi.

Nous n’avons pas comparé nos points de vue sur les petites névroses quotidiennes, toutefois je me suis étonnée d’avoir eu tant de mal à obtenir un simple formulaire. Que seuls les courriers formels avec enveloppe-réponse affranchie, vaillent la peine d’être traités. J’ai même donné un nom, je ne l’inventais pas, celui du petit répondeur. Et un autre, il se trouve que c’était le sien ! Morte de rire… J’avais entre les mains tous les bons contacts, preuve que je m’étais renseigné mais on ne dérange pas la sieste… Il faut savoir être insistant, profiter de ses RTT pour faire la queue (qui vous a dit que c’était pour les loisirs ?), et s’exprimer dans une langue particulière, aseptisée, avec grande prudence, ménageant la suceptibilité, caressant la fierté, dire que l’on veut payer tout, tout de suite, qu’on aime ça et que l’on comprend bien la nécéssité de tout ça…

Après toutes ces lignes, vous aimeriez connaître mon secret d’agent avec une double identité ? Vous qui me lisez êtes des gens malhonnêtes ! Vous aimeriez connaître le montant de mon impôt finalement ? Vous qui me lisez, décidemment, n’avez aucune commisération…

Bon, allez ! C’est bien parce que vous supportez mes élucubrations que je vous dis tout.

Mais, demain… Alors ? A demain !

Publié par Solène P. à 12:17:18 dans > Maison & Budget : PME en roues libres | Commentaires (0) |

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