Depuis le 19-05-2006 :
26721 visiteurs
Depuis le début du mois :
1123 visiteurs
Billets :
68 billets
Aujourd'hui je viens de découvrir concrètement ce que je soupçonnais depuis toujours. La douleur d'être contrainte de confier ma fille aux mains d'une autre, un week-end sur deux, était néanmoins suffisamment conséquente pour ne pas en rajouter... jusqu'à maintenant.Il ne s'agit en aucun cas d'une mesure éducative. Mais de méchanceté gratuite, mêlée à de la jubilation. Pour preuve, l'obligation d'avoir à demander « pardon » à son petit frère tout aussi nerveux, excité et provocateur que sa grande sœur. Quelle humiliation pour cette petite fille ! Faut dire qu'Astre est fière, si fière... qu'il doit être tentant de se conduire ainsi.
C'est vrai, l'enfant de l'Autre est agaçant. En plus, il le voit sans doute au travers de jolis filtres roses, parce qu'il n'est pas en charge de ses devoirs, ni du décrassage d'oreilles et que cet enfant fait ses nuits depuis longtemps, lui. Et cette complicité qui les unit, et ce temps qu'il lui accorde, et ces si longs bonsoirs qu'ils échangent en piaffant de rire, c'est agaçant pour une belle-mère et on la comprend. Si elle ne peut pas s'en réjouir, elle ne peut qu'être jalouse de ce lien qui unit un père, son homme à elle, et sa fille à lui.
Et parce qu'il n'y pas de retrouvailles de fin de semaine entre ses enfants à elle et leur père, parce qu'on est à leurs côtés chaque jour, parce qu'on est là pour eux toutes les nuits aussi, parce que l'on n'est jamais sans se voir quinze jours, les enfants du couple reçoivent-ils autant d'amour, autant d'attention, ont-ils autant d'excuses ? Là est un nouveau doute propre aux belles-mères...
Sous pretexte que cet enfant du WE est fils/fille de divorcés, les belles-mères sont persuadées qu'il est surprotégé. La culpabilité des parties, mère et père, est insupportable pour elles. Il reste encore un lien, indestuctible celui-là, entre les parents. Et tout ça, c'est tellement inacceptable qu'il est normal de le faire payer au jeune interessé.
Non, les belles-mères ne sont pas les marâtres martyrisantes de Disney, mais nier l'ambivalence des sentiments qui les animent est une erreur, de leur part et de la nôtre. Notre enfant n'est pas le sien, l'alchimie entre ces deux-là est une loterie et ne nous appartient pas tant qu'il n'y a pas maltraitance.
Le magazine Psychologies de ce mois-ci nous offre au détour d'une page, un témoignage sincère d'une belle-mère qui refuse la recomposition familiale à tout prix, voilà un point de vue nouveau qu'il faut savoir entendre aussi.
Publié par Solène P. à 03:17:43 dans > Enfants, leurs mystères | Commentaires (2) | Permaliens
Pffiou, je ne sais si c'est la chaleur ou l'approche de la fin d'année mais les filles me sortent par les trous de nez. La grande boude, a la mine triste, se la joue ado avant l'heure et ne veut plus rien avaler. Il faut dire que je lui ai présenté une purée maison aux épices, si je m'étais contenté de mettre du beurre, elle en aurait au moins ingurgité une cuillerée. Sa petite soeur s'est baffrée, normal, avec elle tout passe et repasse tant que l'on n'y met pas le mot fin.
Mais elle aussi me casse les pieds. "Nan", "Viens pas", "pas moi", elle s'entraîne à formuler des phrases négatives, brèves mais efficaces. Au point que je me fâche, tire par un bras mon animal rouspétant (houuuu c'est mal ça !) et me casse la voix pour la faire coopérer. Peine perdue, à l'heure du bain, je n'ai d'autre choix que de laisser l'eau couler sur son visage (Nan, pas la tête en arrière, nan pas le gant sur les yeux, nan me lave pas, nan, nan, nan) puis la soulever de force pour la sortir de la baignoire.
Et là, 18 kilos de bonne femme, 1,05 m de mauvaise humeur et le vocabulaire de ses trois ans lui font lâcher :
"Moi en colère.Toi vraiment pas zentille, moi va le dire à Papy et Mamie. Vais mettre ton corps dans le tuyau de douche. Tu partiras avec l'eau du bain". Et voilà, on jette se mère avec l'eau du bain !
Je n'ai plus qu'à m'en prendre au père. C'est lui qui a fait écouter Petit Ours Brun en CD, où l'on entend l'adorable et inoffensif ourson dire "Je vais changer de Maman. Je veux une maman qui ne gronde pas et qui donne des bonbons". La révolution est en marche...
Publié par Solène P. à 15:18:03 dans > Enfants, leurs mystères | Commentaires (0) | Permaliens
Contrairement aux publicités, catalogues et autres conseils qui nous inondent, les bébés n’ont besoin de rien, ou si peu de choses…. Sauf le vôtre bien sûr, qui mérite ce qu’il y a de mieux, ce que les fabricants, vendeurs et pros du marketing ont bien compris.
Bien que critique, je suis toujours très attendrie par les couples au gros bidon qui sillonnent les allées puériculture des grands magasins et magasins spécialisés. Ou par les mamans toutes rondes, hyper mode de la tête aux pieds, qui feuillètent très concentrées les magazines parentaux, si ringards pourtant !
>>Tiens, voilà une idée à lancer : créer un premier magazine pour les jeunes parents, traitant de la grossesse jusqu’aux trois ans de l’enfant, branché, critique et sachant se renouveler. A l’instar de ce magazine de mode des kids que je vous conseille « Milk ».
Ca éviterait à Marie la rouquine que je croise à la crèche, de rouler en carrosse : dans une poussette qui ne passe pas les portes standarts, entourée d’un nid d’ange en liberty et dentelles roses, sac de change grand modèle qui ballotte contre les jambes de la maman esouflée. Le tableau est certes très esthétique, mais il prête aussi un peu-beaucoup à sourire…
Publié par Solène P. à 08:39:07 dans > Enfants, leurs mystères | Commentaires (0) | Permaliens
J'observe que le sujet du congés parental n'éclate pas trop les bloggeurs. Mais que font les bloggeuses ??? Les réactions manquent donc, néanmoins je m'acharne. Deux billets à paraître demain et aprés-demain viendront clore le sujet. Puis on repartira vers de nouvelles aventures, recettes de cuisine express, divorcer et accéder à la quatrième dimension,... selon inspiration.
Revenons à nos moutons, celui-ci gazouille, bave et fait notre bonheur, provisoirement dans la douleur..
Donc, les éclats de rire de bébé fusent, il a découvert grâce à vous les fruits cuits et les charmes de la petite cuillère. Quand vous êtes dans la file d’attente à La Poste, il fait des ravages auprès des vieilles dames. En plus, il n’a pas encore attrappé le moindre rhume, gastro ou autres petites horreurs. Il est votre fierté ! Une vraie réussite.
La saison se termine et il y a comme une urgence à revoir votre garde-robe. Des mocassins sans forme (remarquez, on y est comme dans des chaussons…) aux robes informes (ça peut faire habillé avec une ceinture… et des tas de sautoirs). Mais qu’acheter quand on ne travaille pas et que l’on refuse d’être attachée à sa table à repasser ? Exit les jolis chemisiers, votre préférence peut aller vers les joggings. Non, j’me marre ! Vous avez encore un peu de bon sens… mais pas le ventre, ni les cuisses, ni les hanches qui vont avec. Et oui, c’est ainsi…
Si vous avez réchappé au baby-blues, là en principe vous êtes "décimée", ma p’tite dame. C’est le métier qui rentre. Et ce qui est plus fort que le roquefort (expression d’un bébé de huit ans !) c’est qu’à vos yeux, bébé reste le plus beau. Haaaaa la dévotion maternelle. N’empêche, le congés parental, à ce moment-là, vous en prenez la mesure ! Vous découvrez que lorsque le grand est parti (au boulot, à l’école… choisissez la bonne case ), vous sautez sur le balai et nettoyez la cuisine. Puis mixez et faites cuire les petits légumes et la demi pomme de terre, lancez une machine, etc… jusqu’au soir.
Bilan : douloureux. Vos kilos sont toujours là, de même que la plaquette de chocolat dans la main qui ne soutient pas les fesses de bébé. C’est qu’il adore jouer avec le papier argent, le coquin ! Vous n’avez pas encore rappelé votre ancien boss, juste pour qu’il ne vous oublie pas. Ni e-mailé quelques recommandations à votre remplaçante. Ni commencé l’aquagym, ni contacté le centre de formation, ni… même changé vos draps ! Le pire ? Votre homme se demande ce que vous faites de vos journées… et vous prenez conscience que des mois sont passés depuis la naisance de bébé.
Pas de panique… chaque chose vient à temps, la ligne et le repos aussi ! Nous n’en parlerons cependant pas encore demain. Le billet du jour sera consacré aux réajustements nécessaires pour faire coller rêves et réalités. Ce sera quasi indolore cette fois… A demain !
*Image empruntée à Infobébés , article sur l'après-grossesse à zyeuter.
Publié par Solène P. à 13:01:47 dans > Enfants, leurs mystères | Commentaires (0) | Permaliens
* l'image provient du site de lulu-star.com , jetez un oeil !
Après les trois premiers mois, en gros, (voir billet sur le Congés parental : le rush, du 1er juin 06) une accalmie se dessine.
Bébé sourit à vos grimaces, il vous a offert son premier éclat de rire après lequel papa court encore. Vous êtes sa star, il vous dévore des yeux et il est si sage dans son beau transat ! La terre s’arrête quand il éternue ; mais non, il ne va pas « vous faire un rhume ». Une vraie réussite.
De votre côté, il vous est impossible de penser le confier régulièrement à quelqu’un. Il l’a d’ailleurs bien compris, lui qui se contorsionne pour s’assurer que vous restiez dans son champs de vision. Comme c’est un bébé vraiment trop sympa, vous osez de folle sorties : Carrefour ou Auchan à midi avec un biberon dans la poche, quelques kilomètres en voiture pour prendre un thé entre filles, voire même un peu de métro pour voir votre gynéco (que ne feriez-vous pas pour ce mâle-là qui a mis au monde ce petit mâle-ci ?). Les délices du bon air, être hors de chez soi… Vous assurez « à donf ».
Bilan: Vous avez pris une bonne respiration quand bébé a adopté un rythme ou ce qui s’en approche. Vous avez même réussi à sortir un peu, vous assurez un peu mieux à la maison, des plis sont pris et il y a comme une accalmie dont chacun profite. Vous avez même réussi à vous épiler les aisselles aujourd’hui.
Néanmoins, un doute s’imisce en vous : suis-je si mal organisée que je n’arrive pas à aller à une exposition ? Ni à repeindre le couloir ? Ni même à trier les vêtements déjà trop petits ? Un autre problème vous taraude : quand et comment reprendre en main votre féminité, séduire votre compagnon, raboter ces rondeurs que vous méprisez ?
Pire encore : d’autres que vous auraient déjà repris le boulot… Inimaginable, n’est-ce pas ?
Allez, on en parle demain. Et ça fait mal !!!!
Publié par Solène P. à 11:12:30 dans > Enfants, leurs mystères | Commentaires (0) | Permaliens
| Di | Lu | Ma | Me | Je | Ve | Sa |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 |
| 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 |
| 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 |
| 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 |
| 29 | 30 |
Commentaires