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Décider de prendre un congés parental n’est pas toujours chose facile : c’est accepter de quitter un poste, un métier, mettre entre parenthèse sa vie professionnelle. Mais c’est toujours pour la bonne cause : se mettre à la disposition de nos enfants, leur offrir les meilleures conditions d’épanouissement. Toutes les professions de l’enfance vous conforteront dans votre décision : pédiatre, instituteur, mères et copines jalouses un poil,… On le démarre toujours des projets plein la tête : allaiter trois ans minimum, réfléchir posément à notre avenir, soutenir notre compagnon, arranger la maison, être dispo pour les copines et la famille, recevoir plus et mieux, apprendre la couture, se remettre à l’anglais, s’inscrire à un club de sports… Techniquement, tout cela est possible à priori.
Etape 1 : le « rush »
Bébé est arrivé, il est superbe, on le mangerait ! On a eventuellement un peu de mal à s’asseoir ou à marcher, on dort assez peu et l’heure de notre douche est reportée tout au long de la journée… Qui n’a pas pris sa douche vers 21 heures, une fois le papa rentré, les bras heureux d’accueillir un bébé énervé ? La routine, le bonheur,.. celui que seuls les initiés peuvent comprendre.
Trois mois plus tard, on ressent quelque impatience à devoir encore se lever la nuit. Ou au petit matin, quand il est trop tôt pour démarrer mais trop tard pour se recoucher. Mais vous êtes tellement plus cool que si vous deviez faire un ravalement de façade avec cache-cernes avant de filer boser… et c’est tellement mieux pour Bébé ! Vous ne perturbez pas son rythme, inutile de le sortir dans la brume matinale façon bibendum, papa va travailler le sourire au lèvres, après avoir siroté son café et embrassé calmement son ange endormi… la famille idéale, quoi.
Dans la journée, vous commencez néanmoins à sermonner bébé, juste un peu. Ce serait bien qu’il songe à vous laisser dormir la nuit, parce que vers 17 ou 18 heures vous avez un peu de mal à être douce et vous vous jetez sur les tablettes au chocolat et les fraises tagada pour tenir le coup. Déjà, à midi (enfin, il devait être 16 heures plutôt), vous avez fait un sort au fromage et à la plaquette de beurre. Faut bien ça…
Bilan : Pour le moment, vous n’avez pas encore vraiment pu vous centrer sur vous, ne serait-ce qu’un tout petit peu. Rien de plus normal, bébé vous accapare et vous êtes là pour lui. Vous réalisez qu’un nourrisson ne dort pas 20 heures par jour contrairement à ce que vous avez lu. Le vôtre a déjà son tempérament, vous avez appris à vos dépens qu’il vaut mieux le laisser dormir tout son saoûl le matin, l’après-midi et même en début de soirée ! Le temps de vous priver d’un moment de shopping mais pas de prendre du repos…
Mais, ne paniquez pas, ce n'est que le début de votre congés parental... L'étape suivante vous reserve quelque surprise, mais je vous en parlerai demain ! A demain !
Publié par Solène P. à 16:53:05 dans > Enfants, leurs mystères | Commentaires (0) | Permaliens
Aujourd'hui, fin de ce cycle de trois portraits avec l'enfant-clown. Bien d'autres mériteraient d'apparaître, promis je le ferai ! N'hésitez d'ailleurs pas à me faire part, en commentaire, de portraits qui vous tiendraient à coeur !
D’une mimique d’abord, puis d’un bon mot plus tard, l’enfant clown réussit des tours de force. Celui d’être bien moins souvent grondé d’abord, d’apporter gaieté et dynamisme dans la maison par sa seule petite présence, dédramatiser des situations tendues enfin.
- dès l’âge tendre, ses moues sont irrésistibles de drôlerie. Ses émotions sont toujours énormes, le plaisir d’engouffrer un yaourt devient un moment de fou-rires qu’il sait renouveler à chaque repas. Provoquer le rire de papa et maman est forcément jouissif, on conserve toute leur attention et on ne se couche pas tout de suite… sinon on ne dormirait pas, on est bien trop excité ! L’enjeu pour ce bébé clown est de savoir se renouveler sans cesse, s’adapter, acquérir de nouvelles compétences humoristiques pour maintenir Papa et maman bien captifs.
- Après les mimiques, bébé va apprendre à maîtriser ses déplacements. Les mouvements de tout son corps, la « danse », les gestes plus précis vont participer à ce nouvel humour : qui n’a pas explosé de rire devant des petons qui dansent, des mini hanches qui se déhanchent, des chutes burlesques de bébés hilares, un petit qui décide de reculer pour attraper un jouet au lieu d’avancer, le tout accompagné de ces mimiques qui font son succès depuis plusieurs mois ?
- l’acquisition du langage ouvre l’enfant clown à de nouvelles découvertes. Ses parents ne seront bientôt plus son seul public conquis. Il va réussir à mettre à ses pieds aussi ses instituteurs et les copains ! Certains enfants clowns abandonnent leur talent là, c’est que ça devient drôlement sérieux maintenant.
Il n’est pas simple de trier ce qui peut se dire et ce qui ne doit pas l’être. Les lieux et les occasions où l’on peur rire, les personnes dont on peut rire, les sujets trop chauds, les bonnes et les mauvaises blagues… Qui n’a pas ressenti ces grands moments de solitude avec un petit qui réutilise une de vos expressions favorites… devant votre belle-mère : « Mamie, tu sens pas la rose. » C’était pourtant si amusant quand il le prononçait, les fesses calées sur son petit pot… Mais c’est la période des mots d’enfants qui se succèdent pour devenir de bons mots, l’enfant apprend à maîtriser son talent, lui apportant de la subtilité et une petite touche personnelle qui lui garantissent toute l’attention qu’il souhaite.
Publié par Solène P. à 10:35:18 dans > Enfants, leurs mystères | Commentaires (0) | Permaliens
Voici le deuxième portrait du cycle. Hier, l'enfant maître-chanteur, demain l'enfant-clown, une vedette celui-là ! Mais tout de suite, Mr Applomb : point trop n'en faut et pourtant...
Son aplomb est bluffant, il tient tête avec détermination et a entre ses mains le monde des adultes auquel il impose sa petite présence très mature. Cet enfant peut vous accompagner n’importe où, il sait faire preuve de souplesse et ne veut rien rater, sa curiosité à l’affût. Le risque est de le charger un peu trop tant il sait nous convaincre de sa grande compréhension des affaires adultes ! Ces enfants-là, petits adultes de moins d’1 mètre, ont choisi de maîtriser au mieux le milieu des grands parce que finalement c’est avec eux qu’ils passent la plupart de leur temps. Et puis, ils savent bien que couper la parole étant impoli, autant la monopoliser !
Il faut leur reconnaître un réel talent pour converser, leur vocabulaire est riche et particulièrement varié dès le plus jeune âge. Leur maîtresse de maternelle s’évertue à leur apprendre à lever le doigts, mais ce n’est qu’en CP (et encore !) qu’ils y parviendront. Là encore, la maîtresse va avoir du mal à prendre la parole, tant ils savent la conserver rien que pour eux. Difficile de leur en vouloir parce que leurs propos sont sensés !
Les parents sont déchirés : doit-on les brider pour les éduquer un peu, leurs incessants bavardages faisant de l’ombre à certains (et surtout à votre belle-mère, mouchée à plusieurs reprises) ou les laisser pousser tant notre monde manque de ces esprits à l’estime de soi bien assurée ? J’avoue une certaine préférence pour la seconde solution, tant la timidité me semble inutile.
Quoique… avoir des enfants qui restent sagement assis dans un coin de la pièce, disent bonjour et au revoir tout en restant sur la réserve assure à coup sûr des compliments : quelle excellente mère vous faites ! L’enfant bien dans ses chaussettes, bavard et curieux saura vous rappeler qu’il n’est pas un simple pot de fleurs que l’on expose… les compliments ne seront pas pour vous !
Publié par Solène P. à 08:25:30 dans > Enfants, leurs mystères | Commentaires (0) | Permaliens
Aujourd'hui commence un cycle de trois portraits d'enfant. L'enfant sûr de lui sera croqué demain, puis viendra l'enfant clown. Sans doute évoqueront-ils tous un petit quelqu'un...Abordons ces portraits avec le maître-chanteur. Cet enfant-là régente son univers avec ses humeur chagrins.
N’y a-t-il rien de plus terrible pour des parents que la crainte de décevoir son enfant voire perdre son affection ? N’y a-t-il rien de plus angoissant pour un enfant que la crainte d’être abandonné, oublié, mis de côté ? Voilà le nœud de l’affaire.
Pour faire face et ré-équilibrer les émotions, il faut des parents bien dans leurs basques. Ce n’est pas donné à tout le monde et encore moins tous les jours… Tous les enfants connaissent les point sensibles et les fragilités de leurs parents, ils excellent dans l’art d’appuyer là où ça fait mal : ne prétendez pas être épargné, ou alors vous êtes naïfs ! Mais heureusement tous les parents ne souffrent pas de culpabilité chronique et leur ventre en est d’autant moins douloureux. Merci pour eux.
L’enfant maître-chanteur joue en effet avec brio sur la culpabilité. Personne ne m’en voudra de faire un peu de sexisme : les mères y sont plus sensibles que leurs hommes et la culpabilité prend ses aises bien souvent dans leur ventre ! N’est-ce pas les filles ? Trêve de clins d’œil. Attaquons-nous à nos tendres démons qui savent bouder, tourner le dos, nous retirer leur affection (provisoirement, je vous rappèle que l’on est dans le chantage, hein ?), pleurer comme des crocodiles, se coller à vos jambes en feignant le désespoir et la panique…
Je pense à Marie-Lou qui m’a privée d’un déjeuner en tête-à-tête avec sa mère. Je pense à Gisela qui nous a fait craindre une vraie dépression pour s’assurer la présence de sa mère à plein temps. Je pense à Hugo, pauvre Caliméro, qui a obtenu d’aller à Disneyland deux week-ends d’affilée (il a bien essayé pour le suivant mais ça n’a pas marché !). Je pense aussi à Maya qui porte la bouderie au rang d’un art !
Je dois bien reconnaître que les cris de Marie-Lou étaient déchirants, les attitudes de Gisela inquiétantes, les arguments d’Hugo percutants et le visage renfrogné de Maya irrésistible avec ses petits creux sous la bouche, ses bras chargés de bracelets croisés sur sa poitrine, laquelle était bien sûr soulevée par de lourds soupirs…
Pourtant, leurs stratégies sont épuisantes pour tous. De la bouderie silencieuse aux cris, ils accaparent toute une famille qui vit dans la crainte d’une nouvelle crise. On dépense pour eux une énergie énorme pour prévenir une éventuelle blessure, pour arrondir les angles, pour compenser une décision qui ne leur convient pas ou calmer.
Quand seront-ils rassurés sur l’affection indéfectible de leurs parents ?
A demain, avec Mr Applomb !
Publié par Solène P. à 11:43:11 dans > Enfants, leurs mystères | Commentaires (0) | Permaliens
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