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Publié par Solène P. à 12:54:42 dans > Société, humeurs éphémères | Commentaires (0) | Permaliens
Ma table de chevet est concurrencée par une telle pile de livres en attente, que je ne me suis pas encore offert celui-là*. Les extraits m’ont néanmoins fait jubiler en plus de me confirmer que les chômeurs mais pas nuls existaient. Et que j’en fais partie pour une durée de sablier qui file très vite. ANPE, APEC, même combat et peu importe celui qui vous adopte ! Sachez cependant que l’ANPE « recrute » du chômeur cadre et s’efforce de les occuper à défaut de les placer. Parce qu’en effet, l’ANPE ne propose pas d’emplois mais des stages, des ateliers, des formations,… Pour peu que vous présentiez bien, on va vous rassurer sur vos compétences sans les lire, sur votre savoir-faire de chercheur d’emploi sans vous écouter. Présentez un CV à l’excellente mise en page, sachez que la couleur et la symétrie plaisent aux conseillers ; le contenu, c’est de toute façon ennuyeux.
Si vous montrez votre inquiétude de ne pas aboutir dans vos recherches, votre conseiller va vous inscrire rapidement à un atelier fourre-tout aux outils pédagogiques préformatés. Ainsi, vous reprenez le stress des travailleurs qui courent pour récupérer les enfants à l’heure. Les chercheurs d’emploi n’emploient pas de baby-sitters, c’est bien connu… "Mais pourquoi cela?" m'a demandé un formateur. Je me le demande encore ! Vous ne travaillez pas encore mais l’ANPE prend soin de vous.
Mais, je vous en conjure, chômeurs amis, faites un effort pour rentrer dans les cases et codes rom ! Vous faciliterez le travail des conseillers à défaut de travailler vous-même. Et puis, lors de vos brèves rencontres, oubliez les termes techniques : internet, synopsis sont des mots qui ont fait peur aux miens !
N’effrayez pas le gentil conseiller, il peut être sensible. Avez-vous donc déjà oublié le confort de votre ancien fauteuil de bureau ? Pour peu que votre conseiller bénéficie d’un mobilier de bureau dernier cri avec de chouettes roulettes sous le fauteuil… Ayez une pensée amicale pour lui, ne le stressez pas, il pourrait tomber et rejoindre ses pairs qui font exploser les statistiques d’absentéisme…
Enfin, revoyez vos intitulés de poste, vous êtes forcément un peu informaticien ou commercial ou assistante commerciale, non ? Choisissez et oubliez toute responsabilité honteuse, tout poste indigne d’un chômeur, toute vélléité de faire comprendre qu’il existe d’autres métiers.
Et débrouillez-vous… mais aviez-vous la moindre illusion ?
*ANPE, mon amour. Histoire de vie. De Françoise Bonne, aux éditions de l'Harmattan
Publié par Solène P. à 11:59:28 dans > Vie professionnelle, la belle vie aussi | Commentaires (0) | Permaliens
Aujourd'hui commence un cycle de trois portraits d'enfant. L'enfant sûr de lui sera croqué demain, puis viendra l'enfant clown. Sans doute évoqueront-ils tous un petit quelqu'un...Abordons ces portraits avec le maître-chanteur. Cet enfant-là régente son univers avec ses humeur chagrins.
N’y a-t-il rien de plus terrible pour des parents que la crainte de décevoir son enfant voire perdre son affection ? N’y a-t-il rien de plus angoissant pour un enfant que la crainte d’être abandonné, oublié, mis de côté ? Voilà le nœud de l’affaire.
Pour faire face et ré-équilibrer les émotions, il faut des parents bien dans leurs basques. Ce n’est pas donné à tout le monde et encore moins tous les jours… Tous les enfants connaissent les point sensibles et les fragilités de leurs parents, ils excellent dans l’art d’appuyer là où ça fait mal : ne prétendez pas être épargné, ou alors vous êtes naïfs ! Mais heureusement tous les parents ne souffrent pas de culpabilité chronique et leur ventre en est d’autant moins douloureux. Merci pour eux.
L’enfant maître-chanteur joue en effet avec brio sur la culpabilité. Personne ne m’en voudra de faire un peu de sexisme : les mères y sont plus sensibles que leurs hommes et la culpabilité prend ses aises bien souvent dans leur ventre ! N’est-ce pas les filles ? Trêve de clins d’œil. Attaquons-nous à nos tendres démons qui savent bouder, tourner le dos, nous retirer leur affection (provisoirement, je vous rappèle que l’on est dans le chantage, hein ?), pleurer comme des crocodiles, se coller à vos jambes en feignant le désespoir et la panique…
Je pense à Marie-Lou qui m’a privée d’un déjeuner en tête-à-tête avec sa mère. Je pense à Gisela qui nous a fait craindre une vraie dépression pour s’assurer la présence de sa mère à plein temps. Je pense à Hugo, pauvre Caliméro, qui a obtenu d’aller à Disneyland deux week-ends d’affilée (il a bien essayé pour le suivant mais ça n’a pas marché !). Je pense aussi à Maya qui porte la bouderie au rang d’un art !
Je dois bien reconnaître que les cris de Marie-Lou étaient déchirants, les attitudes de Gisela inquiétantes, les arguments d’Hugo percutants et le visage renfrogné de Maya irrésistible avec ses petits creux sous la bouche, ses bras chargés de bracelets croisés sur sa poitrine, laquelle était bien sûr soulevée par de lourds soupirs…
Pourtant, leurs stratégies sont épuisantes pour tous. De la bouderie silencieuse aux cris, ils accaparent toute une famille qui vit dans la crainte d’une nouvelle crise. On dépense pour eux une énergie énorme pour prévenir une éventuelle blessure, pour arrondir les angles, pour compenser une décision qui ne leur convient pas ou calmer.
Quand seront-ils rassurés sur l’affection indéfectible de leurs parents ?
A demain, avec Mr Applomb !
Publié par Solène P. à 11:43:11 dans > Enfants, leurs mystères | Commentaires (0) | Permaliens
Astre et Zouille sont deux petits bouts qui grandissent si vite qu’il est inutile de donner leur âge. Disons qu’Astre a fait de moi une mère, puis Zouille est venue lui prêter main forte.
Les deux sont des petites filles lumineuses, comme le sont tous les enfants mais celles-là sont à moi. L’une et l’autre éclairent notre maison, mettent en lumière des projets de vie auparavant sous-développés et en éteignent d’autres insignifiants désormais.
Astre est devenue sage avec l’âge, elle aime la vie et ce n’est pas dire une banalité. Son truc à elle, c’est la langue, les mots, leur précision et tout ce qui touche à l’expression orale ou écrite. La lecture est un moyen assez efficace de combler sa curiosité et la parlotte permet de ne jamais se faire oublier !
Zouille charme et teste ses premières compétences. Elle est usante à force de « pourquoi ? » inutiles. Mais d’un sourire espiègle ou d’un mot craquant, elle retourne toute situation dangereuse pour ses fesses rebondies. C’est une petite fille toute en émotions et sensible à un point que je n’aurais pu imaginer.
Astre et Zouille sont très différentes, elles sont demi-sœur à l’état civil mais pas soeur à moitié. Elles se haïssent puis s’adorent, se chamaillent puis s’embrassent, se disent des horreurs et pouffent de rire, se soutiennet devant la terrible coallition parentale ou se lâchent avec délectation…
Astre et Zouille ont fait la femme que je suis. Si la vie, leurs pères respectifs et d’autres bricoles y ont un tantinet contribué, ce sont elles qui m’ont contrainte à redoubler d’astuces pour assurer au quotidien. Le blog AstriZouille fixe un peu de tout ça dans l’air du temps.
AstriZouille, le blog des mamans qui ont du souffle, des astuces, de l’humour, des doutes, de la culpabilité à revendre !
AstriZouille, le blog des mamans qui maîtrisent le grand écart entre les règles d’éducation de base et les petites entorses, la nécessité de garder son calme en toutes occasions et le manque de sommeil, l’urgence de manger sain et l’indispensable boite de raviolis industriels, les beaux sourires à la maîtresse et les noires pensées à son encontre, les doux bisous du soir et « les ouf la journée se termine »,…
AstriZouille, le blog d’une maman heureuse et d’une amoureuse comblée qui rêve de retrouver son sommeil d’adolescente, de pouvoir s’attarder au boulot, de manger des horreurs sans culpabilité, de retrouver ce charmant restau qu’elle appelait sa cantine, de perdre son agenda, d’oublier sa montre, de ne penser qu’à elle, de pouvoir parler ciné sans lire Télérama, de voir les week-ends passer, de s’envoler avec son homme en tête à tête sans penser équilibre du budget familial, d’avoir le droit d’allumer des choses dans le regard des hommes, de prévoir des repas entre potes sans enfants et avec légereté, de faire plein de choses sur des coups de tête, d’oublier les enfants (un peu, pas longtemps et chez Papi et Mamie sous leur soleil)…
Publié par Solène P. à 11:20:38 dans > AstriZouille | Commentaires (0) | Permaliens
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