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Pour dire à quel point je peux être (au choix) :
...il s'est écoulé rien moins que 2 ans (Put*** 2 ans !) entre mon dernier billet et celui-ci.
Il aura fallu deux bonnes copines regrettant ce petit blog, que 12 mois s'écoulent encore et enfin que je me perde sur des blogs professionnels, lesquels m'ont conduite vers des blogs personnels dont l'un très bien fait pour que je décide de m'y recoller.
J'ai jeté un nouvel oeil sur AstriZouille, certains billets que j'avais eu le temps d'oublier m'ont bien plu... alors pourquoi ne pas continuer ?
Mes ces deux années-là sont passées où, bon sang ?
Un peu absente à moi-même, écrire ne s'imposait plus. Poser des petits paquets de vécu non plus.
Je suis bien contente de renouer avec cet espace en tout cas.
Publié par Solène P. à 11:47:49 dans > AstriZouille | Commentaires (0) | Permaliens
Devant une assiette, Astre et Zouille sont très différentes.
L'aînée deteste tout d'emblée, la seconde a forcément encore un (gros) creux.
Mais l'odeur de graillons des crêpes en train de se faire les attire toutes
deux invariablement...
Donc, j'en prépare deux litres, j'emprunte la multi-crêpes
party des voisins et je lance six minicrêpes à la seconde. Au final, je dois en
avoir une petite centaine que je congèle pour varier les goûters (et les mettre hors de vue d'un certain zhom qui ne sait y résister et les engouffre plus vite qu'elles n'ont cuit).
Pâte à tartiner, confiture, sirop d'érable, compote, beurre
fondu-sucre, coulis divers les nappent en couleurs.
Et... souvenir-douceur d'un fameux été, stocké tout autour de
mon bassin, de mes hanches et ailleurs : de la crème de caramel au beurre
salé....
Déballez quelques carambars, ajoutez un peu de crème fraîche
et quelques grains de sel... et faites fondre à petit feu.
Ou bien, faites un saut en Bretagne, dévalisez Intermarché
en CaraBreizh® ou Salidou®, une spécialité de crème de caramel au beurre salé....
Sur ce, je vais aller courir un peu....jsqu'à la cuisine (et y'a même pas d'escaliers sur le chemin. Dommaaaaage)
Publié par Solène P. à 14:53:52 dans > Recettes, service express | Commentaires (0) | Permaliens
Ecoutons le récit de Valentine, belle-mère à 32 ans, mère à 37 ans et future mariée... du genre que je bafferais bien, en fait. Ben quoi ? Faut bien le dire...
Quand j'ai rencontré Louis, je démarrais dans la vie active.
Je venais de gagner mes premiers salaires et ma nouvelle indépendance me
laissait dans un état d'excitation constante. Tout était beau sauf mon célibat.
Je me disais que j'étais nulle en amour, que je ne me marierai jamais,
j'enviais mes copines qui parlaient déjà bébé...
Je sortais beaucoup, entre filles, au ciné, au concert,... On
riait fort, la vie était légère et sans soucis réél.
Louis avait posé une photo sur son bureau qui m'avait troublée. Qu'un homme affiche ainsi sa tendresse pour son épouse et son bébé, tous deux bien blonds, mais pas bien beaux... me chamboulaient. Je me suis mise à le regarder différemment, nous déjeunions fréquemment ensemble le midi, j'en suis arrivée à lui confier mes peines de cœur et on partageait de sacrés fous rires en même temps qu'un regard neuf sur la boîte qui nous avait fraîchement embauchés, quasiment en même temps.
De son côté, il s'épanchait un peu aussi. Je ne peux pas prétendre avoir reçu ses confidences, il est plutôt secret mais je comprenais que sa femme n'avait d'yeux que pour leur bébé. Ca m'exaspérait. Elle lui confiait un milliard de choses à régler alors qu'elle biberonnait et babillait toute la journée : appeler la banque, congédier leur nounou, mettre la voiture en révision...
Moi, je dis qu'une femme peut rester femme tout en étant mère ! C'est du moins ce que je me disais à l'époque et cette femme-là me faisait sortir de mes gonds. Sans le vouloir, c'est ainsi que j'ai férré Louis, si j'ose dire, en quête de plus de légereté et plus si affinités.
De fil en aiguille, nos sorties professionnelles se sont multipliées, on se voyait de plus en plus en dehors de nos bureaux mais toujours cernés par nos collègues et clients. Evidemment, j'ai fini par rencontrer sa femme lors d'une soirée de la boîte, à laquelle maris et femmes étaient conviés. J'ai remarqué ses rondeurs, sa veste étriquée, ses chaussures bon marché et ses efforts pour ne pas perdre de vue Louis. Mais lui semblait l'éviter, il se mêlait à toutes les conversations et elle ne pouvait pas suivre. J'avais un peu pitié d'elle, sirotant seule un coca. Finalement un collègue lui a fait la conversation.
C'est au cours de cette soirée, alors que je fumais ma clope dehors qu'il a déposé un baiser très furtif, à peine perceptible sur mes lèvres. J'étais transportée, j'avais l'impression d'avoir pris le pouvoir sur le monde, d'être une bête irrésistible... L'été arrivant et les congés de chacun avec, les choses se sont accélérées. N'ayant pas de vacances parce que trop récemment embauchés, nous avions quartier libre dans les bureaux vides... et chez lui. Sa femme était partie dans sa famille, le délaissant. Je savais que leur couple était liquidé et je ne m'en sentais pas responsable. Son épouse multipliait les maladresses, n'entendant pas les besoins de son mari. Alors le « plus si affinités » a été consommé, je le sentais si heureux et il me transportait. Cafés, pubs, drugstores, Paris en rollers, séances de ciné s'enchaînaient, nous pouvions compter nos heures de sommeil sur les doigts d'une main mais l'on était heureux.
Comme je l'ai dit, il est d'un tempérament secret. Avec lui, je fais les questions ainsi que les réponses. Alors je ne sais pas grand chose de leur séparation puis de leur divorce. Ne sachant de quoi elle était capable, je jouais tous mes atouts et affirmais ma position tout en gardant des distances salvatrices. Elle ne s'est même pas battue pour son bonhomme, Louis a récupéré ses affaires, il voyait sa fille aussi souvent que possible. De mon côté, je trouvais que ça manquait de colère, de vengeance, de douleur explosive, de vases qui se cassent contre les murs et je trouvais cela vraiment louche. Moi, je suis sanguine et je craignais que dans ce calme, mon Louis se mette à hésiter. D'autant que je ne me sentais soutenue nulle part. Alors j'ai resséré mon emprise, lui accordant peu de temps pour aller chercher sa fille et la redéposer le dimanche soir.
Tout cela semble odieux mais j'étais amoureuse et je le suis
encore. Je sais ce qui a perdu leur mariage, je m'astreinds à compenser.
Ainsi, nous continuons à sortir beaucoup et à recevoir tout
autant, même depuis la naissance de Tanguy. Je continue à travailler et je
prends en charge le maximum de choses. Je fais en sorte que sa vie reste
légère, je reste sa maîtresse et je me fais inventive.
Bien sûr, sa fille vient tous les quinze jours pour le week-end. Elle m'a conquise et elle est comme ma fille. Mais je suis souvent agacée tant elle emmène un morceau de sa mère à chaque fois ! Elle est toujours mal habillée, à peine coiffée, une odeur désagréable de cour de récré dans les cheveux et puis elle est parfois sans gêne, odieuse. Quand je peux, je la fais travailler parce que sa mère laisse passer beaucoup de choses. Je pense que dès le CP, il faut exiger une écriture soignée et des cahiers propres. Je serai aussi exigente avec Tanguy plus tard. Elle est beaucoup trop souillon. A la maison, elle ne manque de rien, mais chez sa mère, parfois je me pose des questions... Je me demande si elle ne joue pas avec des bouts de bois ! Louis ne supporte pas que j'émette la moindre critique mais il lui a quand même fait réécrire toute une liste de mots qu'elle savait lire mais pas écrire. Forai, poulle, coc et renarre, je m'en souviens parfaitement !Pour le moment, je rêve à un deuxième enfant avec Louis. A un appartement plus grand. A un mariage en grand, en blanc, avec orchestre. Sa fille est déjà toute excitée à l'idée de porter mon voile. C'est prévu pour juin, alors le bébé attendra jusque là pour être conçu.
Peut-être pour notre nuit de noces ?
Publié par Solène P. à 21:45:58 dans > Récits de vie, et pas la mienne ! | Commentaires (0) | Permaliens
Je vous livre une mini reflexion écrite depuis longtemps déjà, mais jamais postée ici. Pourtant, en cette période de pré-préparatifs de mariages (ai surpris un couple portant d 'une part encore les boutons de leur jeunesse et d'autre part, mais plus fièrement, un carton rempli d'invitations avec photo et typo empoulée), on peut y trouver quelque pensée à faire grandir. Donc revenons-en à ces fameuses déclarations d'intentions des futurs mariés.
Cette formule un rien austère, déclaration, est pleine de bonnes intentions. C'est l'Eglise qui la demande aux futurs mariés, chacun devant se fendre d'un laïus dans lequel il indique s'engager dans la vie aux côtés de l'être aimé.
Ces engagements sont pris avec naïveté, confiance en la vie et amour insouciant. Pourtant vous aurez vous-même remarqué qu'il ne s'agit pas de déclarations d'amour. Non. Il s'agit d'intentions, ensuite chacun fait ce qu'il peut ou ce qu'il veut... Parce que dix ans après, Monsieur se remarie avec une brune, pendant que la blonde se décide à jeter au feu les restes de sa cérémonie de mariage. La blonde est décidemment... très blonde. Si elle n'a gardé aucune illusion ni même le moindre désir à l'encontre de l'ex, elle s'est trimballée le joli dossier noué d'un ruban de soie, contenant à grand peine les faire-parts en surnombre, le plan de table manuscrit, les cartes de vœux et autres broutilles pendant toutes ces années. Jamais ouvert mais jamais balancé non plus.
Il a suffi d'un jour de grand vent, fenêtres toutes ouvertes et lumière magnifique, pour que la blonde ouvre le dossier et décide de faire un ménage en grand. Classement vertical, zou poubelle. Dans ce grand dossier, il y avait... des cartes sans visage... des plans sans destination... des feuilles et du vent, plein de vent...et deux déclarations d'intention. Pleines de bonnes intentions, justement, mais jamais relues. De l'amour dans les interlignes aussi. Mais nulle part du courage, nulle trace d'efforts ou d'abnégation, pas de désir de se dépasser, de créer l'amour, de construire à deux.
Juste deux jeunes adultes qui n'avaient rien compris. Et des deux adultes divorcés aujourd'hui, au moins l'un des deux est-il certain d'avoir compris la leçon ?
La blonde peut-être. Quand même. Un peu. Au moins, un peu.
Publié par Solène P. à 16:23:14 dans > Couple, sans les maux de tête | Commentaires (0) | Permaliens
Il est des moments dans l'existence où l'on retrouve la force des joie enfantines, où le fou-rire d'adulte bien élevé, donc contenu comme on peut, se mêle à un formidable coup de chaud et où l'égoïsme de l'enfant reprend le dessus. Après une petite gorgée d'un bon vin censée aider à reprendre ses esprits, les joues roses d'avoir tant ri, il est cependant très difficile de reprendre le cour d'une conversation de toute façon déjà oubliée.
Mieux vaut alors être en bonne compagnie, avec un grand ami, pas rancunier, endurant et peu enclin à l'auto-apitoiement... parce qu'en fait, d'un simple coup de la pointe de ma chaussure dans le pied de sa chaise en équilibre, je peux reproduire cette merveilleuse et jubilatoire chute. Promis, je ne force pas le trait, mais je vous fais partager le spectacle :
Installez-vous avec moi dans un bon restau. La déco était à mon goût ! Imaginez le service dans une très jolie verrière, avec un personnel chaleureux et une petite serveuse au charme propre aux débutantes balbutiantes (vive les anti-sèches pour réussir à énoncer le plat du jour !), de jolies tables en bois peintes à main levée d'un vert amande et de superbes sièges aux dossiers tout en transparence. Notre table est inondée de lumière, protégée de ses voisines par une fenêtre. Un détail qui compte parce que l'on n'est pas immédiatement visible du serveur et c'est là l'origine de la catastophe mettant à mal la fierté de mon ami.
Le repas est copieux, avec quelques maladresses que la générosité du Chef fait facilement oublier. On savoure en discutant, on plaisante, on passe un moment de détente et de qualité, un moment assez rare en fait.
Pour parfaire ces instants délectables, seul le beurre manquait au plateau de fromage (que les puristes m'excusent... mais beurre sous fromage c'est le pied, n'en déplaise à Montignac). Et pour attirer l'attention de notre jolie serveuse, il fallait s'écarter de la table afin d'être vu. Impossible pour ma part, calée dans mon coin de jardin. Mais possible pour JF (et hop, t'es célèbre mon gars ! Grillé aussi), qui n'a jamais froid aux yeux quand il s'agit de faire des conneries. Que ce soit un simple accident de voiture ou une magnifique chute. Et chose exceptionnelle, je suis toujours là pour en profiter. Si ça n'est pas de l'amitié, ça, alors qu'est-ce que c'est !
Voilà donc mon galant gastronome se penchant en arrière sur sa chaise design, une main tenant lègerement la table. Je pense que le fait de lever le bras pour faire signe au serveur a suffi pour déséquilibrer l'homme et ses certitudes.
Permettez-moi une pause, je ris... je ris au souvenir de ses yeux étonnés comprenant que la chaise lâche l'affaire puis au visage ahuri lorsque le cerveau a enregistré que la chute serait continue. C'est drôle comme le sol semble alors plus éloigné que prévu. La descente fut longue et en deux étapes.
Mon propre cerveau a juste eu le temps d'évaluer le peu de risque encouru, l'angle du comptoir étant suffisament éloigné et la table derrière lui non occupée. J'ai alors pouffé, de ce rire que certains décrivent « en cascade », et donc de circonstance.
La chaise a ralenti son mouvement, JF a eu l'espoir de
rétablir la situation et ne pas trop se ridiculiser. Sauf à mes yeux, braqués
sur son rebondi bedon,... s'imposant comme une évidence et devenant une cible de
choix, centre de gravité autour duquel s'agitaient bras, jambes et yeux
déséspérés. Mais la chaise n'a pas autorisé le pauvre homme (si, si,... ) à se
redresser avec dignité. Non. Elle a préféré jeter l'éponge et casser carrément.
Evidemment, se redresser avec dignité était difficile. Même George Clooney en
pareilles circonstances aurait versé quelques gouttes de Nespresso, au moins.
Mais George se serait-il permis de m'appeler « Saloperie » en se
relevant ? Faut croire que ça soulage...
En bonne saloperie que je suis, j'ai présenté de plates
excuses pour cette exhibition inattendue et même proposé de payer le fauteuil...
Finalement, vous savez ce que j'ai trouvé vraiment ridicule dans l'histoire ? Alors que JF faisait contre mauvaise fortune bon cœur (saloperie mis à part), que je riais à m'en décrocher la mâchoire, nos voisins souriaient génés, regardant à la dérobée... Pas un ne se serait levé, n'aurait bougé ou même demandé si ça allait. Rien ne s'est passé.
JF, si tu avais le moindre doute, non, je n'ai pas poussé ta chaise de la pointe de ma chaussure. Juste en imagination pour revivre la scène, et je le referai au moindre coup de blues. Merci à toi ! Entre nous, quand est-ce que tu feras tomber une gondole de déodorants à Monop' comme je l'ai toujours craint ? C'est vrai, tu n'as plus ton gros sac noir, c'était pourtant LA garantie pour une maladresse/minute. Pas sportif le bonhomme mais très endurant !
Bises à toi, merci pour toutes ces années.
*La photo est empruntée à Alain FRANCOIS : http://www.bonobo.net/spip.php?article707
Publié par Solène P. à 19:08:39 dans > Société, humeurs éphémères | Commentaires (3) | Permaliens
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