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AstriZouille

Les charmes de la vie de famille revus et corrigés

Déclarations d'intention | 25 août 2007

Je vous livre une mini reflexion écrite depuis longtemps déjà, mais jamais postée ici. Pourtant, en cette période de pré-préparatifs de mariages (ai surpris un couple portant d 'une part encore les boutons de leur jeunesse et d'autre part, mais plus fièrement, un carton rempli d'invitations avec photo et typo empoulée), on peut y trouver quelque pensée à faire grandir. Donc revenons-en à ces fameuses déclarations d'intentions des futurs mariés.

Cette formule un rien austère, déclaration, est pleine de bonnes intentions. C'est l'Eglise qui la demande aux futurs mariés, chacun devant se fendre d'un laïus dans lequel il indique s'engager dans la vie aux côtés de l'être aimé.

Ces engagements sont pris avec naïveté, confiance en la vie et amour insouciant. Pourtant vous aurez vous-même remarqué qu'il ne s'agit pas de déclarations d'amour. Non. Il s'agit d'intentions, ensuite chacun fait ce qu'il peut ou ce qu'il veut... Parce que dix ans après, Monsieur se remarie avec une brune, pendant que la blonde se décide à jeter au feu les restes de sa cérémonie de mariage. La blonde est décidemment... très blonde. Si elle n'a gardé aucune illusion ni même le moindre désir à l'encontre de l'ex, elle s'est trimballée le joli dossier noué d'un ruban de soie, contenant à grand peine les faire-parts en surnombre, le plan de table manuscrit, les cartes de vœux et autres broutilles pendant toutes ces années. Jamais ouvert mais jamais balancé non plus.

Il a suffi d'un jour de grand vent, fenêtres toutes ouvertes et lumière magnifique, pour que la blonde ouvre le dossier et décide de faire un ménage en grand. Classement vertical, zou poubelle. Dans ce grand dossier, il y avait... des cartes sans visage... des plans sans destination... des feuilles et du vent, plein de vent...et deux déclarations d'intention. Pleines de bonnes intentions, justement, mais jamais relues. De l'amour dans les interlignes aussi. Mais nulle part du courage, nulle trace d'efforts ou d'abnégation, pas de désir de se dépasser, de créer l'amour, de construire à deux.

Juste deux jeunes adultes qui n'avaient rien compris. Et des deux adultes divorcés aujourd'hui, au moins l'un des deux est-il certain d'avoir compris la leçon ?

La blonde peut-être. Quand même. Un peu. Au moins, un peu.

Publié par Solène P. à 16:23:14 dans > Couple, sans les maux de tête | Commentaires (0) |