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Aujourd'hui Astre reçoit, bien plus qu'elle ne l'imaginait au départ d'ailleurs. Quant à moi, je craignais cris, chamailleries et autres stress.
D'abord notre petite voisine se joint à nous pour le déjeuner, c'est pur délice pour les filles qui adorent partager leur auge. Puis le téléphone sonne, Esther s'invite. Depuis qu'elle a quitté notre ville, elle s'ennuie et sa nounou veut bien l'amener. Enfin, Magaly est déposée une heure plus tard par son papa.
Astre, Magaly, Esther et Sandrine font un Ni oui Ni non à deux vitesses. Celles qui lisent vite surprennent leur adversaire, celles qui en sont encore à déchiffrer les questions laissent tout le temps nécessaire à leur copine pour construire une réponse adéquate, ne contenant aucun des deux mots interdits. Ca râle un peu dans les rangs, mauvaise tricheuse, mauvaise joueuse, peste et chipie entrent en compétition. Heureusement, le sommeil de Zouille, à l'étage, est lourd.
Une petite troupe se détache pour jouer dans le jardin. "Prem's sur le trapèze", "A moi la balançoire" , "C'est pas juste, j'ai jamais rien, moi !". Je rigole, c'est toujours la même, reine du chantage affectif, qui se met dans la peau de Caliméro. Mais ça n'émeut plus personne et chacune se trouve un jeu.
Sandrine, privée d'agrés, se coiffe d'un casque de roller, jaune, rouge et vert. Et fourre son chat bonne patte et chiffe molle dans le vieux landeau rouillé. Zouille s'en inspire, prend son casque rouge de vélo et sa brouette assortie. Et nos deux pilotes conduisent leurs engins tout autour du jardin avec grand sérieux. Le chat se fait câliner, il donne des coups de pattes pour ne pas être délogé de son antre à roulettes. A croire que la ballade lui plaît !
Les deux blondes sans casque règlent le trapèze, puis s'essaient à tour de rôle à l'arrachage de branche de prunier avec la pointe du pied. Celle qui ira le plus haut réussira à décapiter mon arbre. J'ai horreur de ce jeu... Du coup, depuis le temps que je devais le faire, je décroche mon téléphone et prends rendez-vous pour une taille sévère de mon beau fruitier.
Mais voilà Esther, affamée, qui me réclame un deuxième goûter. Je m'étais pourtant résolue à les nourrir industriel aujourd'hui, est-ce que ça calle moins les petits ventres le Savane et le Nectar multivamines qu'une brioche chocolat maison avec... un verre d'eau ?
Et maintenant elles me tombent dessus, coloriages ! Alors je vous abandonne pour lancer quelques impressions.
Publié par Solène P. à 17:36:53 dans > A quoi on joue, bougies et gâteaux chocolat | Commentaires (0) | Permaliens
Je viens d'acheter le nouveau magazine féminin Jasmin. Sympa, la rédac chef m'en remercie dès l'édito. J'aurais donc fait ma B.A. de la journée et judicieusement placé ma monnaie à l'en croire.
Toujours selon elle, nos lectures hebdomadaires n'ont pas évolué en vingt ans alors que la femme d'aujourd'hui est bien différente de ses aînées. Jasmin nous sauve de ce marasme, quel bonheur ! C'est toutefois curieux parce que pour ma part, je n'ai jamais été aussi proche de ma mère qu'aujourd'hui alors qu'une trentaine d'années nous separerait. Ma mère a travaillé, a très bien gagné sa vie, a sombré en psychanalyse, fait trois enfants, a tenté de les élever, s'est payé du bon temps, s'est débattu dans son couple et a oeuvré à son insu pour ma génération. Quand elle n'avait d'autre choix que de s'atteler à la poussière posée sur ses antiquités, elle mettait de la musique de cirque à fond. L'enfant que j'étais à l'époque trouvait ça loufoque et inquiétant, maintenant je serais capable d'enfiler l'uniforme de Bree Van de Kamp (tallons aiguilles, tailleur strict, brushing roux) pour faire passer la pilule du ménage.
Bref, les femmes de 2006 ne sont pas si éloignées de leurs mères, à qui elles doivent quand même beaucoup.
Ce même édito, celui d'un lancement de magazine, annonce que "la majorité d'entre nous travaille et la plupart a des enfants (est-il utile de l'écrire?). Pas étonnant que nos journées ressemblent à des marathons pendant lesquels il faut être belles." (quoi de neuf sous le soleil d'automne ?). Bref, c'est pour ça que Jasmin est né, c'est pour nous, pauvres femmes aliénées à notre beauté, nos bijoux, le regard des hommes que vont oeuvrer des dizaines de journalistes formatés. Et on peut être certaines, que Jasmin ne proposera rien de révolutionnaire, rien qui soit en adéquation avec la femme que je suis (que sont mes amies, et ma soeur, et les mamans de sortie d'école, et... ça fait déjà du monde)
Par la bouche de cette éditorialiste qui ose, Jasmin fait "une promesse, celle de ne jamais vous ennuyer". Là, pour le coup, je suis bluffée. Fallait oser. La prise de risque est E-NOR-ME. Mais enfin, tout le monde sait, qu'il suffit de coucher de tels mots sur le papier pour que... plouf ! Et donc mon coeur n'a pas fait boum.
J'avoue adorer être surprise, j'aime que des journalistes pas idotes me fassent rire en reprenant les travers des femmes d'aujourd'hui... et il y en a ! Je jubile quand l'un ou l'une de ces mêmes journalistes osent évoquer dans un article la vie hors des magasines. Et je les trouve carrément prodigieux quand ils parlent de moi, de mes copines, de mes voisines, de ma soeur... Quand au détour d'une page on découvre que les femmes sont imparfaites, pleines de vie, drôles à mourrir et intelligentes.
Je m'en fais faire une cure avec le Docteur AGA, retrouver Fonelle et Bianca, potasser quelques clés pour déculpabiliser intelligemment... et entretenir ce blog plus régulièrement !
Publié par Solène P. à 15:42:05 dans > Société, humeurs éphémères | Commentaires (2) | Permaliens
Ma quête d'un emploi, même pas idéal mais devenu simplement indispensable, s'apparente à la recherche toute féminine du poids idéal. Je m'aperçois chaque jour que les efforts nécessaires, les compromis, les échecs et les arnaques sont les mêmes.Pour perdre du poids, appliquez les règles de bon sens, dit-on : préférez les haricots beurre sans beurre aux plats de frites et faites une heure de sport par jour.
Pour trouver un emploi, appliquez scrupuleusement celles-là : consacrez plusieurs heures par jour à votre recherche, organisez-la, envoyez en moyenne trente candidatures spontanées, préférez toujours téléphoner avant pour enquêter, présentez bien et autres blabla.
On est entourés de ceux pour qui ça a marché. De la copine qui enfile un 38 à sa sortie de maternité et ne comprend pas votre "laisser-aller" au bon pote qui a trouvé un emploi sans lever le petit doigt !
J'ai activé le réseau comme Franck l'a dit, envoyé des candidatures spontanées(y'a qu'ça qui marche selon Solange), ciblé les annonces et adapté mon CV (la version 52.6 de mon CV remercie encore Virginie pour ses conseils avisés mais non payés de retours), décroché mon téléphone pour enquêter comme l'ANPE me l'a appris (euh... «Le poste est attribué, M'dame». Autant de temps de gagné... mais un poste de perdu),etc.
Et puis, elle a beau faire, la chercheuse entêtée, elle ne rentre pas dans leurs critères... D'ailleurs, vous constaterez que la case «situation actuelle : en recherche d'emploi» n'existe pas dans les formulaires de ces mêmes cabinets ! C'est-y pas un comble, ça ? De même que « perte de poids supérieur à 2,5 kg » ne figure pas dans les catalogues des centres d'amincissement. Avoir 5 kg et plus à perdre ou rechercher du travail, c'est carrément super louche !
Il me reste encore le Téléachat qui vante des crèmes miracle, des ceintures qui font sauna amincissant et appareils de musculation ou de massage portatifs. Alors on achète, on teste, on compare et on se foue la tête dans le four. Pour ma part, j'ai évalué mes compétences en ligne, mesuré mon coefficient émotif ainsi que mes capacités managériales, j'ai même trouvé le temps de m'entraîner à l'entretien et regarnir ma penderie de tenues adéquates. Me manque juste des chaussures beige sans talon, une évaluation de mon niveau d'anglais (TOEIC en cours)... et un recruteur. Le détail qui compte !
Publié par Solène P. à 13:03:36 dans > Vie professionnelle, la belle vie aussi | Commentaires (0) | Permaliens
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