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AstriZouille

Les charmes de la vie de famille revus et corrigés

De la recherche d'emploi... comparée aux régimes amaigrissants | 09 octobre 2006

Ma quête d'un emploi, même pas idéal mais devenu simplement indispensable, s'apparente à la recherche toute féminine du poids idéal. Je m'aperçois chaque jour que les efforts nécessaires, les compromis, les échecs et les arnaques sont les mêmes.

Pour perdre du poids, appliquez les règles de bon sens, dit-on : préférez les haricots beurre sans beurre aux plats de frites et faites une heure de sport par jour.
Pour trouver un emploi, appliquez scrupuleusement celles-là : consacrez plusieurs heures par jour à votre recherche, organisez-la, envoyez en moyenne trente candidatures spontanées, préférez toujours téléphoner avant pour enquêter, présentez bien et autres blabla.

On est entourés de ceux pour qui ça a marché. De la copine qui enfile un 38 à sa sortie de maternité et ne comprend pas votre "laisser-aller" au bon pote qui a trouvé un emploi sans lever le petit doigt !
J'ai activé le réseau comme Franck l'a dit, envoyé des candidatures spontanées(y'a qu'ça qui marche selon Solange), ciblé les annonces et adapté mon CV (la version 52.6 de mon CV remercie encore Virginie pour ses conseils avisés mais non payés de retours), décroché mon téléphone pour enquêter comme l'ANPE me l'a appris (euh... «Le poste est attribué, M'dame». Autant de temps de gagné... mais un poste de perdu),etc.

Ma Clinique du poids à moi s'appelle Cabinet de recrutement. Les publicités de la première ciblent leur proie en quête d'un meilleur poids qui changerait leur vie, les annonces abracadabrantes du second laissent croire que l'emploi qu'il vous faut existe et qu'il est à portée de main, la leur.
Et voilà la chercheuse d'emploi que je suis qui contorsionne et déforme son CV, à défaut de son corps, pour faire envie à ces recruteurs-là. Elle ne peut même plus compter le nombre de dossiers de candidatures envoyés auxquels un mail laconique prétend qu'on a consacré toute l'attention qu'il fallait.

Et puis, elle a beau faire, la chercheuse entêtée, elle ne rentre pas dans leurs critères... D'ailleurs, vous constaterez que la case «situation actuelle : en recherche d'emploi» n'existe pas dans les formulaires de ces mêmes cabinets ! C'est-y pas un comble, ça ? De même que « perte de poids supérieur à 2,5 kg » ne figure pas dans les catalogues des centres d'amincissement. Avoir 5 kg et plus à perdre ou rechercher du travail, c'est carrément super louche !

Il me reste encore le Téléachat qui vante des crèmes miracle, des ceintures qui font sauna amincissant et appareils de musculation ou de massage portatifs. Alors on achète, on teste, on compare et on se foue la tête dans le four. Pour ma part, j'ai évalué mes compétences en ligne, mesuré mon coefficient émotif ainsi que mes capacités managériales, j'ai même trouvé le temps de m'entraîner à l'entretien et regarnir ma penderie de tenues adéquates. Me manque juste des chaussures beige sans talon, une évaluation de mon niveau d'anglais (TOEIC en cours)... et un recruteur. Le détail qui compte !


En bref, si le surpoids est louche pour beaucoup : manque de volonté, mauvaise hygiène de vie, négligence, problème d'estime de soi et autres salades, le chercheur d'emploi est un gros nul.
Non mais, sans blague, s'il a été licencié, c'est bien qu'il était mauvais, non ? Si elle a pris un congé parental, c'est bien qu'elle n'a aucune motivation ni projet professionnel, n'est-ce pas ?
Et puis, comme chacun sait, tout se paye, les premiers succomberont aux affres d'une maladie cardiovasculaire quelconque, les autres s'abîmeront dans la mer du marché de l'emploi qui leur tourne desesperemment le dos.

Alors, bon vent et bonne mer !

Publié par Solène P. à 13:03:36 dans > Vie professionnelle, la belle vie aussi | Commentaires (0) |