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Bronzage : un sujet que je maîtrise, ma peau blanche
pour preuve ! Blague à part, on bronze en Bretagne, et ce toute l'année. N'en déplaise aux sarcastiques qui croient que le beau temps est seul garant d'un bronzage réussi. Observez attentivement le breton : son bronzage est d'un brun doré à foncé, dissimulant même les tâches de rousseur chez certains, et n'a rien à envier côté couleur au méditérranéen. Par contre, les rigueurs du temps, l'iode et les intempéries creusent sa peau de sillons profonds et se charge de la tanner très rapidement. Adieu peau fine et douce, bronzage maîtrisé et bonne mine chic si vous y séjournez longuement.
Voile : je ne monte pas sur les bateaux, mon homme si. Et il ramène parfois des maquereaux que j'adore au barbecue et une odeur que j'éxècre. Dans l'intimité, il est mon beau marin si ça me chante. Mais c'est une espèce devenue rare. Celui que vous croisez, en marinière Jean-Paul Gautier impeccable, peau bronzée (pas tannée :voir plus haut), jeans, chaussures bateau neuves et vareuse repassée, ne traîne pas sur le pont. Non, celui-là aurait plutôt troqué son costume du boulot pour une tenue qu'il pense adaptée aux lieux et paye des glaces à ces moufflets sur le port.
C'est plus fort que moi, ces hommes-là me rappellent systématiquement les Dupondt de Tintin, en accoutrement folklorique pour passer incognito. M'font marrer les vacanciers !
Crêpes : dur, dur de trouver encore de bonnes galettes de sarrazin. Les jolies crêperies avec faux Quimper ou Quimper flambant neuf pullulent, les galettes de sarrazin sont devenues crêpes dentelles coupées de froment plus doux...et la carte propose des salades en pagaille, des gauffres et du kouign-amann industriel. J'ai goûté des galettes de sarrazin fabriquées dans une ferme des monts d'arrêts, faites d'eau et de sarrazin, servies avec une noix de beurre salé fondant... Simple, bon, nourrissant et authentique. Bon, faut que je précise que le paquet de farine avait été grignoté (par qui ???? Je n'ose y penser...), le beurre était rance, la table jamais débarrassée et encore moins lavée... Je vous accorde que l'authenticité a ses limites et que l'hygiène n'est pas une aberration du modernisme, mais ne portons pas non plus aux nues de vulgaires crêpes adaptées aux palais raffinés de parisiens stréssés et d'enfants macdonaldisés (n'est-ce pas Astre et Zouille ?)
Publié par Solène P. à 15:18:34 dans > Société, humeurs éphémères | Commentaires (0) | Permaliens
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