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Alors que mes valises viennent à peine de retrouver leur petit coin sombre sous les combles, ma vanity reste la gueule ouverte au beau milieu de la salle de bain : chargée de crèmes en tout genre pour et contre le soleil, de mascaras et autres crayons pour le cas où je serais aller danser, de tubes suintant, de brosses à dent en quantité familiale et autres misères. Le linge sale est déjà lavé, repassé, loué soit mon homme ! Mais pas tout à fait rangé... c'est ma contribution au bon équilibre de notre couple.
Par contre, je me suis attelée au jardin. Je n'irai pas dans le détail parce que je suis sans doute la seule à ne pas avoir l'ombre d'une tomate, ni même de ces jolies fleurs jaunes qui annonceraient leur venue prochaine. Mais le basilic embaume jusqu'à parfumer les mauvaises herbes égarées ou simplement l'air environnant, un délice. Et notre brave vieux prunier amputé d'un long bras par un récent coup de vent, produit des prunes qui se décrochent et roulent le long de ses branches. Je ramasse et je trie, agacée par la présence de minuscules hotes non invités mais bien plus rapides que moi pour se régaler.
Trois pots de confiture et une belle compote plus tard, je ramasse sous le soleil de nouvelles prunes égarées sur mon herbe trop sèche. Leur chute crève leur peau presque noire et leur chair fonce au soleil. Elles sont même chaudes sous mes doigts, juteuses et collantes. Malgré ma hantise des petites bêtes, je ne résiste pas au plaisir d'en croquer une, laquelle dégouline sur mon menton. Slurp ! Du coup, j'aspire plus fort et me pourlèche, le tout très bruyamment.
Hé quoi ? Je suis seule dans mon jardin, je fais ce que je veux... et mordre dans une prune aussi juteuse est un chouette moment, de ceux qui vous font dire que vous êtes heureux.
Publié par Solène P. à 15:04:49 dans > Bon air et Santé débonnaire | Commentaires (0) | Permaliens
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