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"Hier, une de mes amies de longue date est venue déjeuner avec moi. J’étais heureuse de la revoir et paniquée, j’ai tellement changé depuis la dernière fois…" Propos recueillis par Solène P. Merci à Ludivine de ses confidences : J’ai 42 ans, on me dit plutôt jolie et je le crois depuis que je peux porter des jeans et des Converse sans me sentir ridicule ou en décalage. Dans ma garde-robe, des hauts en mousseline, légerement vaporeux, trois jeans dont un taille basse et un autre avec un grand revers, des jupes que je porte avec une superbe paire de bottes marron, des tas de chemisiers qui vont avec tout et plein de breloques cheap, un peu de couleur aussi. Quand j’y pense, je suis encore toute étonnée de porter ces vêtements, de m’y sentir parfaitement à l’aise et même élégante. J’aime choisir tous les soirs la tenue du lendemain. Sauf avant-hier.
Hier, une de mes amies de longue date est venue déjeuner avec moi. J’étais heureuse de la revoir et paniquée, j’ai tellement changé depuis la dernière fois. Au téléphone, elle a insisté d’ailleurs, subtilement néanmoins, pour que je lui parle un peu de ma nouvelle vie, que je l’assure de mon bonheur.
Nous nous sommes cotoyées chaque jour pendant cinq ans, mes fils et ses enfants étaient dans la même école et nos maris exerçaient dans le même cabinet médical. On se comprenait, on partageait nos soucis avec les enfans, la solitude due aux exigences du métier de nos maris.Nos petites frustrations une fois partagées s’évaporaient, me semblait-il. Et puis elle savait me faire rire, elle était bien moins angoissée que moi ! Je crois que nous étions des opposées : elle n’était à l’aise que dans le bazar, les jouets éparpillés dans le salon, les peits copains de ses enfants allant et venant librement dans sa maison. J’admirais son calme, sa patience et son eternelle joie de vivre. Quand son mari est parti exercer à l’étranger, j’ai mis deux mois à me préparer à leur départ, six mois au moins à m’en remettre. Quand les déménageurs sont arrivés chez elle, rien n’était vraiment prêt, c’est moi qui ai pris les choses en main tant sa nonchalance me dépassait littéralement.
Moi, j’étais prévoyante, organisée, je maîtrisais tout à la maison.
Publié par Solène P. à 10:33:16 dans > Récits de vie, et pas la mienne ! | Commentaires (0) | Permaliens
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