Depuis le 19-05-2006 :
27482 visiteurs
Depuis le début du mois :
611 visiteurs
Billets :
70 billets
<< Le bon goût du chocolat... équitable forcément ! | Y'a pas que Freud, bordel ! | Sage, trop longtemps... FIN >>
*image empruntée à l'aejcpp ,club de "doctorants" qui soutiennent l'enseignement de la psychanalyse à l'université. Il faut lire au dessus du divan "explosé" : "Soyez bref". ;-))
Quand le besoin d'une aide venant de l'exterieur se fait sentir, ou bien simplement un accompagnement, un soutien, pourqoi ne pas s'écouter ? C'est l'instinct de vie, notre sixième sens, ou simplement le bon sens qui nous rapelle que l'on peut trouver des chemins plus doux. Avant de se lancer, certaines notions sont importantes. Mais rarement complètement objectives. Chaque école prêchant pour sa paroisse et rêvant d’écraser les autres, il est difficile de s’y retrouver. Et dans le domaine psy, les idées reçues ont la vie dure.
Premier cliché : les psys sont farfelus. Dans la réalité, ils sont simplement humains et ont donc quelque défaut parfois. Ainsi celui qui ne quittait jamais son costume, tout froissé, et son nœud pap… et avait posé dans sa salle d’attente une moquette immonde qu’il n’avait pas pris soin de couper… La classe ! Un autre, à Versailles, avait au contraire un cabinet aspetisé et froid, coiffure et bouclettes rousses parfaitement ordonnées, lunettes dorées derrière un bureau rangé au carré. On peut passer de l’un à l’autre, puis opter pour un intermédiaire ! Il faut trouver chaussure à son pied et un psy pour sa tête.
Deuxième cliché : le divan ! Haaaa le mythe du divan sur lequel on s’étend, sur le dos dans une position de soumission canine. Là encore, le divan est un investissement de psychanalyste uniquement. Les autres psys vous proposeront chaise d’école à l’assise bien raide ou charmants fauteuils club selon. Les fesses calées dans les seconds, d’un joli bleu de surcroît, posés sur une moquette jaune et entourés de jouets forment un environnement plus favorables à des échanges personnels.
Quant aux longs monologues, le dos tourné à votre interlocuteur qui griffonne (sa liste de courses ?) ou pianote sur un clavier (si, ça existe ), ils sont aussi réservés au cabinet du psychanalyste. Inutile de s’attarder sur son cas, si la psychanalyse vous attire c’est que vous avez déjà beaucoup avancé et avez entre les mains de bien meilleures pistes de reflexions que ce que ce billet pourrait vous apporter.
Démystifier le psy ? Si ce blog en avait les moyens, sans doute me lancerais-je. Combien de fois un psy entend-il à l’annonce de sa profession : « Ho.Faut pas que je parle trop. Vous allez tout deviner » et de s’en aller. Démoniaque, sorcier, devin, on prête aux psys de bien drôles de pouvoirs.
Si l’envie vous prend, en premier lieu, gardez à distance toute influence exterieure : ni votre mari (« c’est pour les fous !), ni votre mère (Donne-toi un coup de pied au c**), ni votre copine (à part la psychanalyse, y’a rien qui vaille. Regarde-moi ! Heu… justement), … ne peuvent être de bon conseil.
Et, quel que soit votre interlocuteur psy, il se doit de vous expliquer la marche à suivre, sa méthode et vous permettre d’y reflechir. Attention aux psychiatres, qui un beau matin vous demanderont de parler en leur tournant le dos : l’inspiration psychanalytique n’est pas une méthode… De même lorsqu’on ne vous relance pas lors d’un silence trop long et devenu douloureux : en dehors de la technique psychanaytique, un bon psy doit vous soutenir dans vos reflexions et vous aider à percer vos retranchements, progresivement et sans violence.
Pensez aussi à faire un point avec lui sur votre avancée, vos doutes, vos craintes,…régulièrement.
A vos marques ! Prêts ? Quand on a trouvé un psy pour sa tête (et un bonnet lilas lala et un bonnet lilas tra lala), la vie, c’est franchement le pied !
Publié par Solène P. à 09:28:36 dans > Bon air et Santé débonnaire | Commentaires (0) | Permaliens
Commentaires