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Je choisis mon psy dans les pages jaunes ? | 07 juin 2006

Psy, psichoti psychota, le beau psy que voilà ! Certains choisisent leur psy ainsi, amstram gram… j’appelle celui-là. Pour peu que le nom ne soit pas effrayant (Docteur Orreurt, rue de la folie…) et que son prénom soit correctement sexué (exit les Dominique, Claude et consorts qui ne permettent pas de mettre un visage sur le psy), on peut prendre le risque d’appeler pour le rencontrer. Et l’on est lancé… en gros.

Un pédiatre, un généraliste, un orthophoniste,… peuvent vous conseiller utilement. Mon pédiatre m’avait donné le numéro d’une psychologue qui avait de bons résultats avec les enfants. Affaire conclue. Mon généraliste était moins enthousiste, hésitant entre Machin et Machin, débordés. Pas intéressants. Bref, le cobaye fut donc l’enfant, contact fut pris puis, très rapidement un abonnement… pour moi.

D’autres méthodes sont valables. Prendre conseil auprès du psy d’un ami, de la médecine du travail, à l’hôpital ou contacter l’un d’eux qui a fait forte impression lors de son passage télé… A chacun son psy, à chacun sa méthode. Certains très motivés vont jusqu’à en contacter et en rencontrer plusieurs pour faire leur choix. Mouais… mais si ça ne colle pas au moment où les choses deviendront plus intimes ? Vous ne pourrez que vous en prendre à vous-même et persévérer avec l’élu puisque vous aurez éliminé une saine concurrence au préalable. Il n’y a plus qu’à souhaiter que vos critères de sélection -avant thérapie- n’évoluent pas.

En avançant, quelle que soit la thérapie, vous allez vous affranchir, je vous le souhaite, de culpabilités inutiles, de fausses responsabilités et autres lourdeurs. Certains élastiques qui vous retiennent à votre fauteuil vont casser et une belle liberté apparaître. C’est pourquoi se rendre d’emblée responsable à 100% de l’évolution de la thérapie, c’est charger inutilement la mule. Le travail se fait à deux, sinon pourquoi payer le psy ? Il s’agit bien d’un échange avec une personne agréable, égale à elle-même d’un jour à l’autre et bienveillante. Quelqu’un enfin qui voit, chaque jour, des gens aux histoires étonnantes, aux faiblesses humaines, et qu’il doit aider à surmonter des situations très tendues.

Publié par Solène P. à 10:51:23 dans > Bon air et Santé débonnaire | Commentaires (0) |

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