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<< Agent sous couverture ? (Petits impôts en folie, I) | Petits impôts en folie (suite) | Happy birthday ! >>
D’abord, savez-vous ce qu’un aimable agent des impôts m’a appris ? Fiscalement, les épouses n’existent pas. Ainsi, une femme qui a trop payé d’impôts (moi-même figurez-vous ! Comme quoi, les agents secrets* ont une drôle de vie pleine de contradictions) ne peut être remboursée.
Je vous éclaire : en instance de divorce, M et Mme déclarent séparément leurs revenus. Ce faisant Monsieur mentionne une nouvelle adresse principale. La maison de Madame, pour laquelle il a déposé quelques signatures à l’achat mais rien déboursé, devient donc sa résidence secondaire. Z’ont pas la belle vie, quand même, nos ex : ils baladent leur trop plein de testostérone et héritent d’une maison de campagne selon la législation fiscale !
Bref. Madame déclare seule ses revenus, paie seule son dû, lequel est débité de son compte personnel et nominatif. Mais le Juge n’a pas encore prononcé le divorce de Madame avec Monsieur. Certaines démarches prennent un temps incompréssible pendant lequel les impôts ont une vie, à défaut de vous pour qui tout est en suspens.
Madame ne peut donc pas encaisser le remboursement du trop-perçu. Madame est une femme, Madame est sous la tutelle de son clown de mari.
Bref. Vous voyez ici l’intérêt de passer outre l’occupation abusive du lit conjugal et autres maladresses pour faire ami-ami avec votre futur-ex. Pour compenser ces efforts surhumains, régalez-vous et imaginez à votre aise la tête de la future Madame en voyant ces transits financiers, qui échapperont à son goût immodéré pour les dépenses.
Bref. J’ai récupéré mon dû sans le moindre souci, même s’il a fallu qu’il passe par une autre banque que la mienne. Et vous aurez compris que quelques mois plus tard, j’existais à nouveau (fiscalement) sans être l’épouse de Monsieur. Juste moi-même, avec mon nom à moi, et pas celui brièvement emprunté à un mari furtif.
C’est sans doute là que les fichiers des impôts ont buggé : difficile de faire un lien entre Mme F épouse F, sans existence fiscale, Mme F devenue P ex-F, femme libre.Toutes deux ont toujours déclaré leurs impôts mais Mme P a vendu son appartement et s’est un peu éloigné en changeant de centre des impôts. Autre bug, définitif celui-là.
Trois ans se sont écoulés depuis la vente du bien acquis en succession (relire*…), juste le temps nécessaire pour que ma dette soit effacée. Rien de maîtrisé là-dedans, même si la conclusion est à mon avantage. Ma chère fratrie n'a pas eu cette chance.
Mon secret pour semer (gentiment, involontairement et honnêtement) les impôts, c’est de divorcer. Conseil réservé aux femmes. Messieurs, soyez fiers d’être les pilliers de votre foyer fiscal, cet avantage est l’un des rares qui vous restent, perso je vous le laisse…
Ensuite, vous compliquez un peu les choses et les administrations n’y comprennent plus rien.Vous non plus d’ailleurs… Par exemple, vous vendez votre appartement alors que le divorce n’est pas complètement prononcé ainsi les dossiers se croisent sans se rencontrer. J’imagine…
Publié par Solène P. à 21:07:01 dans > Maison & Budget : PME en roues libres | Commentaires (0) | Permaliens
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