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AstriZouille

Les charmes de la vie de famille revus et corrigés

L'enfant clown | 23 mai 2006

Aujourd'hui, fin de ce cycle de trois portraits avec l'enfant-clown. Bien d'autres mériteraient d'apparaître, promis je le ferai ! N'hésitez d'ailleurs pas à me faire part, en commentaire, de portraits qui vous tiendraient à coeur !

D’une mimique d’abord, puis d’un bon mot plus tard, l’enfant clown réussit des tours de force. Celui d’être bien moins souvent grondé d’abord, d’apporter gaieté et dynamisme dans la maison par sa seule petite présence, dédramatiser des situations tendues enfin.

- dès l’âge tendre, ses moues sont irrésistibles de drôlerie. Ses émotions sont toujours énormes, le plaisir d’engouffrer un yaourt devient un moment de fou-rires qu’il sait renouveler à chaque repas. Provoquer le rire de papa et maman est forcément jouissif, on conserve toute leur attention et on ne se couche pas tout de suite… sinon on ne dormirait pas, on est bien trop excité ! L’enjeu pour ce bébé clown est de savoir se renouveler sans cesse, s’adapter, acquérir de nouvelles compétences humoristiques pour maintenir Papa et maman bien captifs.

- Après les mimiques, bébé va apprendre à maîtriser ses déplacements. Les mouvements de tout son corps, la « danse », les gestes plus précis vont participer à ce nouvel humour : qui n’a pas explosé de rire devant des petons qui dansent, des mini hanches qui se déhanchent, des chutes burlesques de bébés hilares, un petit qui décide de reculer pour attraper un jouet au lieu d’avancer, le tout accompagné de ces mimiques qui font son succès depuis plusieurs mois ?

- l’acquisition du langage ouvre l’enfant clown à de nouvelles découvertes. Ses parents ne seront bientôt plus son seul public conquis. Il va réussir à mettre à ses pieds aussi ses instituteurs et les copains ! Certains enfants clowns abandonnent leur talent là, c’est que ça devient drôlement sérieux maintenant.
Il n’est pas simple de trier ce qui peut se dire et ce qui ne doit pas l’être. Les lieux et les occasions où l’on peur rire, les personnes dont on peut rire, les sujets trop chauds, les bonnes et les mauvaises blagues… Qui n’a pas ressenti ces grands moments de solitude avec un petit qui réutilise une de vos expressions favorites… devant votre belle-mère : « Mamie, tu sens pas la rose. » C’était pourtant si amusant quand il le prononçait, les fesses calées sur son petit pot…  Mais c’est la période des mots d’enfants qui se succèdent pour devenir de bons mots, l’enfant apprend à maîtriser son talent, lui apportant de la subtilité et une petite touche personnelle qui lui garantissent toute l’attention qu’il souhaite.


Publié par Solène P. à 10:35:18 dans > Enfants, leurs mystères | Commentaires (0) |