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<< A propos de rides | L'ambivalence des belles-mères... | Démonstration définitive >>
Aujourd'hui je viens de découvrir concrètement ce que je soupçonnais depuis toujours. La douleur d'être contrainte de confier ma fille aux mains d'une autre, un week-end sur deux, était néanmoins suffisamment conséquente pour ne pas en rajouter... jusqu'à maintenant.Il ne s'agit en aucun cas d'une mesure éducative. Mais de méchanceté gratuite, mêlée à de la jubilation. Pour preuve, l'obligation d'avoir à demander « pardon » à son petit frère tout aussi nerveux, excité et provocateur que sa grande sœur. Quelle humiliation pour cette petite fille ! Faut dire qu'Astre est fière, si fière... qu'il doit être tentant de se conduire ainsi.
C'est vrai, l'enfant de l'Autre est agaçant. En plus, il le voit sans doute au travers de jolis filtres roses, parce qu'il n'est pas en charge de ses devoirs, ni du décrassage d'oreilles et que cet enfant fait ses nuits depuis longtemps, lui. Et cette complicité qui les unit, et ce temps qu'il lui accorde, et ces si longs bonsoirs qu'ils échangent en piaffant de rire, c'est agaçant pour une belle-mère et on la comprend. Si elle ne peut pas s'en réjouir, elle ne peut qu'être jalouse de ce lien qui unit un père, son homme à elle, et sa fille à lui.
Et parce qu'il n'y pas de retrouvailles de fin de semaine entre ses enfants à elle et leur père, parce qu'on est à leurs côtés chaque jour, parce qu'on est là pour eux toutes les nuits aussi, parce que l'on n'est jamais sans se voir quinze jours, les enfants du couple reçoivent-ils autant d'amour, autant d'attention, ont-ils autant d'excuses ? Là est un nouveau doute propre aux belles-mères...
Sous pretexte que cet enfant du WE est fils/fille de divorcés, les belles-mères sont persuadées qu'il est surprotégé. La culpabilité des parties, mère et père, est insupportable pour elles. Il reste encore un lien, indestuctible celui-là , entre les parents. Et tout ça, c'est tellement inacceptable qu'il est normal de le faire payer au jeune interessé.
Non, les belles-mères ne sont pas les marâtres martyrisantes de Disney, mais nier l'ambivalence des sentiments qui les animent est une erreur, de leur part et de la nôtre. Notre enfant n'est pas le sien, l'alchimie entre ces deux-là est une loterie et ne nous appartient pas tant qu'il n'y a pas maltraitance.
Le magazine Psychologies de ce mois-ci nous offre au détour d'une page, un témoignage sincère d'une belle-mère qui refuse la recomposition familiale à tout prix, voilà un point de vue nouveau qu'il faut savoir entendre aussi.
Publié par Solène P. à 03:17:43 dans > Enfants, leurs mystères | Commentaires (2) | Permaliens
10-01-2007 21:23
De Solène P.
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Sympa Url: [Liens]
07-01-2007 06:58
De SarahGrenier
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