Publié par Harpie à 11:52:48 dans Harpie and Lee | Commentaires (2) | Permaliens
Il y a des jours où vous ne savez pas réellement ce pour quoi vous êtes là, et où cela ne vous déplait même pas de ne pas être au courant. La vie se déroule sous vos yeux ébétés sans que vous arriviez à réaliser qu'il s'agit de la votre. Vous voilà désormais spectateur dans votre propre univers.
Vous voyez se dérouler les conversations, les actes, les heures, les gens vous posent des questions, vous parlent, s'adressent à vous de quelque manière que ce soit et vous n'êtes même pas réellement sûr que vous prennez la peine de leur répondre. Mais vous êtes toujours vivant, du moins vous le croyez. Vous le sentez notamment à cette étrange boule qui oscille entre votre coeur et votre estomac. Cette eternelle boule qui vous oppresse et qui revient encore et encore, toujours au moment où l'on ne s'y attend pas. Elle arrive sans prévenir et reste quelque temps locataire dans votre poitrine, douillettement installée dans votre ventre. Rien ne l'en délogera, elle s'en ira d'elle-même en laissant derrière elle quelque trainée visqueuse qui vous empêchera pendant un certain temps d'avoir les idées claires. Chaque chose en son temps. Pour le moment il faut procéder par ordre et méthode : tenter de s'intéresser à ce qui se raconte d'abord, puis doucement faire dériver la conversation pour pouvoir la quitter sans peur des représailles, partir, traverser la rue. Ne pas penser, ne pas penser à cette grosse boule qui se démène pour se faire une place confortable dans vos entrailles, sacageant tout sur son passage. Ne penser à rien. Entrer dans un café et se saouler un peu, histoire de ne plus avoir ces armées de souvenirs, d'interrogations, de doutes et d'angoisse tournant sans cesse dans votre tête. Ils sont nombreux. Tous bien rangés dans leur ordre d'apparaition. Ils marchent à l'assaut de votre conscience. Ni trop vite, ni pas assez, au pas. Une véritable marche militaire de sentiments prêts à livrer bataille au peu de bon sens qui résiderait encore en vous. Ne pas regarder votre téléphone. Et le serveur qui n'arrive pas. Trop tard. Déjà cela commence. Les premières offensives ont débutées. Le premier bataillon est entré dans l'arène, la colère vous prend.
Cela débute doucement et le serveur en fait les frais. Puis le deuxième : la tristesse. Plus lassive celle-ci s'insinue prennant la colère à revers. Puis la réflexion tente de se défendre mais les doutes réussissent à la faire taire. S'ensuit une grande période d'abattement, les doutes et la tristesse saccagent tout. Puis la colère revient faisant place nette. Enfin, à la douleur encore cuisante de ce dernier raid vient s'ajouter la fatigue. Vous voilà revenu à votre point de départ.
"Pensez à l'opinion publique comme à un globe oculaire géant, il se tourne vers vous de temps à autre et quelle image voudriez-vous lui donner?
- Beurk!
- Beurk?!
- Un globe oculaire géant c'est dégoutant"
Daria
Publié par Harpie à 12:31:46 dans Harpie is life, life is good... | Commentaires (3) | Permaliens
Publié par Harpie à 10:02:44 dans Harpie and Lee | Commentaires (10) | Permaliens
Publié par Harpie à 10:02:45 dans Harpie is life, life is good... | Commentaires (5) | Permaliens
Publié par Harpie à 13:31:07 dans Harpie and Lee | Commentaires (3) | Permaliens
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