Canard m'a récemment dit quelque chose qui m'a
fait réfléchir... (comme quoi il en faut peut pour me faire travailler
de la cervelle), il s'est exprimé à peu près en ces termes : "Si
j'avais envie d'en parler je l'aurais fait sur mon blog". (oui canard a
un blog et en tant que représentant de la pensée universelle
canardienne quoi de plus normal? Non je ne vous le donnerais pas :D).
Rien de bien dangereux jusqu'ici, sauf que cela m'a fait réfléchir et ranimer le vieux débat :
"Internet : facteur de communication ou générateur d'associaux?"
Y a-t-il des choses que l'on ne peut dire que via Internet, blogs
ou sites? Ne peut-on faire passer de messages que par ce biais sans
voir la personne à laquelle on s'adresse, sans lui parler, en ne
s'adressant à elle qu'à mots couverts? Le blog est-il alors un moyen de
s'exprimer sans avoir peur de remontrances, un lieu public où l'on se
sentirait protégé car accessible à tous et donc associé à la volonté de
ne pas faire de vagues? (j'entends par là qu'il est rare que deux
personnes s'insultent publiquement par blogs interposés... quoique...)
Y a-t-il des choses que l'on préfére expliquer sur un blog plutôt
qu'à un être humain? Les articles publiés sur Internet peuvent-ils
faire échos dans la "vie réelle", en d'autres termes accepterions-nous
de discuter de vive voix avec un de nos semblable sur un sujet
personnel posté sur la cyber-planète? Lorsqu'on publie un article
est-ce un moyen pour nous de nous confier ou plutôt de partager?
Peut-on tout confier à un blog visité par des internautes inconnus?
Il m'arrive en effet rarement de parler de ce que j'ai publié
surtout lorsqu'il s'agit de messages un peu "sérieux", ne voit-on pas
souvent sur les sites des articles postés accompagnés de la mention
"prière de ne pas commenter ce billet", en gros nous avions besoin de
parler, pas forcèment de se faire écouter et en aucun cas de réponses.
Ces sujets là ne peuvent donc pas être réutilisés en public "réel".
Alors quoi? Sommes-nous devenus des associaux incapables de se confier
à un ami? Avons nous juste peur de sa réaction? Pourquoi préférer se
confier à des inconnus plutôt qu'à notre entourage? Sachant de toute
façon que cet entourage peut consulter nos cyber-messages...
Et enfin : encourons-nous plus de risques à parler avec quelqu'un
en soulevant son problème qu'à lui laisser un commentaire? Est-ce-que
maintenant, pour aider quelqu'un, nous devons attendre qu'il laisse un
post sur son blog dénnonçant son mal de vivre?
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