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Mardi, c'est Ni | 23 août 2006

 



 



Le mardi est pour moi, le jour de toutes les corvées puisque depuis le jeudi d'avant, j'ai tout remis au lendemain sous prétexte qu'il n'est pas bon de mettre le boulot en train quand le temps lui est compté.



Donc, j'attends le début de la semaine suivante pour m'y mettre vraiment, mais je saute le lundi car il est notre jour de congé préféré malgré la corvée des courses hebdomadaires qui est notre seule concession aux obligations familiales, ce jour-là, le dimanche n'étant qu'une mise en train où bien souvent pour faire plaisir aux miens, je passe un bout de matinée à cuisiner des trucs qui seront bouffés en 20 minutes.



Pour en revenir au mardi, donc, j'ai fait mes courriers, passé des coups de téléphone merdiques et tenté de régler quelques affaires oiseuses dont cette histoire d'EDF (voir La mauvaise heure sur Lamentations biterroises) qui m'a finalement prélevé le montant d'une facture que j'avais payée. Ayant déjà téléphoné une fois sans résultat, je suis allée sur place, à leur bureau, le seul de toute la ville avec, au guichet d'accueil, une seule hôtesse qui, en principe, encaisse les paiements par chèque ou carte ou bien vous oriente vers l'un des bureaux ceinturé de demi cloisons. 



Quand j'entre, il y a bien 20 personnes qui attendent déjà debout devant l'accueil, bouchant le passage, auxquelles il faut ajouter  6 personnes assises sur les banquettes du fond, déjà orientées, et qui attendent leur tour, probablement depuis déjà un moment, vu les gueules crispées. Après repérage des lieux, il semble qu'il n'y ait derrière qu'un seul employé, ô la honte, ce qui engage celle qui est à l'accueil à s'occuper également de cas, qui paraissent au moins aussi kafkaiens que le mien.



Je tends l'oreille /il faut dire que je suis à un mètre sur le côté puis qu'il n'y a plus de place derrière ceux qui font la queue/ en voyant une femme, la quarantaine, manifestement au bord des larmes d'énervement, pour m'apercevoir avec compassion mais aussi soulagement qu'il y a pire et encore plus tiré par les cheveux que ce qui m'arrive à moi.



On a coupé l'électricité de l'appart de cette femme, en son absence (bien sûr), vendredi, (veille de week-end, la bonne blague) pour non-paiement alors qu'elle croyait le prélèvement honoré.



Vérifiant lundi (elle travaille tôt le matin jusqu'à l'aprèm) ce qui a bien pu se passer à sa banque, elle a constaté que celle-ci s'était trompée sur le chiffre et que le prélèvement avait été de 230 euros au lieu de 260 (j'arrondis), donc coupure.



Les réponses de l'employée souriante et voix douce, étaient édifiantes. D'abord, elle douta tout simplement que l'électricité de cette dame était coupée. « Voyons Madame, nous ne coupons jamais comme ça !, (ton rassurant) on vous envoie auparavant une lettre de relance et même deux » La cliente répondant qu'elle n'a reçu aucun courrier de réclamation lui indiquant l'erreur bancaire et qu'elle n'a plus d'électricité, maintenant depuis quatre jours, l'employée s'est reprise à deux-trois fois pour vérifier la chose sur son écran, sourcil élégamment froncé, pour en arriver à la conclusion « qu'effectivement, cela faisait un moment que la facture était impayée (3 semaines) et qu'il était normal que leurs services en arrivent à cette regrettable extrémité mais qu'en cas de difficulté, elle aurait dû demander à payer selon un échéancier, ce qui aurait été accepté car ils étaient très compréhensifs. » La pauvre dame reprenait alors ses explications depuis le début comme quoi, il y avait bien eu prélèvement mais que celui-ci ne portait pas le bon montant et qu'elle ne s'en était pas aperçue. Et cela continuait, remuant en moi le souvenir de l'entretien téléphonique de l'autre fois. Sauf que là la préposée à l'accueil était d'une amabilité à toute épreuve qui donnait encore davantage envie de lui foutre des baffes. L'hôtesse finit par dire à la cliente que celle-ci devait faire un courrier et que si elle voulait qu'on la rebranche rapidement, le mieux étant qu'elle paie la totalité et qu'éventuellement le trop-perçu lui serait remboursé.

 

Bref yen avait pour une plombe pour que cela s'arrange vu que la dame s'accrochait et je la comprends, alors je me suis barrée et j'ai remis ça à demain matin, 8h30, d'autant plus qu'il me semblait que je n'avais pas toutes les armes sur moi. Ce soir, j'ai vérifié que j'avais tous les documents nécessaires, facture d'avant, facture d'après, bordereau faisant preuve du versement de chèque au mec qui s'était déplacé, et puis, carrément, j'y ai ajouté mes relevés de compte prouvant que le prélèvement normal n'avait pas été effectué ni rejeté, que le chèque avait bien été encaissé et qu'enfin on m'avait prélevée deux semaines après, le montant de la facture déjà payée additionnée des frais de l'encaisseur pour déplacement.

 

Dans les bureaux soft line pour hard people de l'EDF qui vous donnent envie d'être une karateka de série B et de leur exploser leurs vitrages à la tronche, me revenaient en vrac des blèmes divers dont l'insignifiance gonflée d'outrance me submergent la vie : une affaire ou plutôt un  enchevêtrement de plusieurs affaires aussi indécemment ridicules les unes que les autres, avec le syndic de l'immeuble de notre magasin qui dure et se complique maintenant depuis plus de dix ans, doublant et triplant les frais, selon les années, plus un pc en panne dont  le programme de restauration ne s'enclenche pas tandis que le dvd portant copie du disque dur est cassé, seule solution donnée par packard bell, c'est me vendre, et cher, un autre disque de restauration pour ce pc ayant tt juste deux ans d'âge, et je ne parle pas ou à peine du fournisseur d'encens indien qui m'a harcelée avec menaces, s'il vous plaît, pendant un an pour des frais de port dont j'avais déjà donné deux fois copie du règlement mais que, eux, ne trouvaient pas dans leurs registres comptables à l'ancienne, où seules les mouches pouvaient pister leurs merdes, ni de ceux qui tous les trois mois me téléphonent pour avoir mon numéro intracommunautaire déjà envoyé, plus, tout récemment, un autre litige merdique pour un cellulaire offert à l'un de mes fils avec abonnement et qu'il faut retourner à l'envoyeur, délai d'attente pour le renvoi 15 jours sans gentillesse compensatoire... sans compter cette histoire d'amende pour représentation de feuille de cannabis qui m'asticote et me donne envie de me tourner vers le tribunal administratif pour demander annulation de l'ordonnance.....

 

Ni, Ni, Ni... diraient les Monty Python

 

Quand on prend la mesure de la perversité des actions humaines, on se demande comment on fait pour être encore vivant malgré tout et l'on se dit qu'il faut en profiter car il n'y en a peut-être pas encore pour bien longtemps...



C'est pour ça que je préfère remettre les choses au mardi, bon, pour l'edf, c'est finalement renvoyé au mercredi, mais ce serait trop bête de ne pas intervenir demain car ensuite, le jeudi est un jour où j'ai toutes les autres choses pas trop chiantes mais nécessaires à faire que je remets au jeudi et donc je ne peux utiliser ce jour-là pour les résidus du mardi, le vendredi étant un mauvais jour pour faire les choses car si elles restent par hasard inachevées, ça vous gâche le week-end et donc tout est reporté au mardi suivant, vu que le dimanche c'est pour la famille et le lundi pour notre couple...

 

Publié par ficelle à 00:11:55 dans Lamentations biterroises | Commentaires (0) |

commentaires sur org | 12 août 2006

Les rumeurs disent qu'une autre féria se déroule au lieu dit "La Grange" à Cazouls-les-Béziers .


C'est la féria des tech, des punks aussi, probablement, celle qui est animée par les travellers et autres ébouriffés qui viennent chaque année stationner aux portes de Béziers, près du canal.



Il paraît que cette année, des pierres et autres interventions les ont empêchés de s'installer là.


La municipalité veut probablement une féria propre, nettoyée de sa jeunesse la plus dynamique et la plus branchée


Comment ensuite s'étonner que, Béziers, malgré sa récente université, reste une ville de vieux !


Sur les Allées, deux dizaines de mètres de stands de marché tenus par des Sénégalais au lieu de stands d'artisans régionaux d'ici et d'ailleurs qu'on eût été en droit d'espérer et qui, eux, se font régulièrement virer lors des férias.


Discrimination positive, exige, peut-être. Mais la discrimination reste de la discrimination.



Je reste dans l'incompréhension.

Publié par ficelle à 21:01:44 dans Lamentations biterroises | Commentaires (0) |

la mauvaise heure | 09 août 2006

 





De 14h à 15h, passé une heure légèrement merdique comme pour m'indiquer, fais gaffe, c'est pas encore le Liban ni le krach de 29 mais à tout moment tout pourrait bien mal tourner, ils sont tous si imbéciles que c'est une merveille qu'on soit encore 6 milliards de vivants même si la moitié compte pour un quart.

14h, je prends connaissance d'un courrier reçu à la boutique, une facture EDF qui me signale un prélèvement automatique pour le 18 août, 191 euros et des centimes, je me gratte la tête, n'ai-je pas déjà fait un chèque de 165 euros la semaine dernière dans des conditions curieuses, d'ailleurs.


Il y a 8 jours, mon fils me signale qu'un employé edf était venu pour couper l'électricité car la facture n'avait pas été payée ; il lui a dit qu'il lui filerait le chèque l'aprèm et je le lui remets, assez surprise, n'avais-je pas demandé à ce que ma facture soit directement prélevée sur mon compte, voici quelques mois ? (ma facture est semestrielle).


Il n'y a d'ailleurs pas eu de prélèvement, vérification faite.


Voilà maintenant qu'on prétend me la prélever, avec en sus les frais de déplacement du technicien.

  Je téléphone

-         Bonjour, Madame, mon cpte est le numéro.......


-         Oui, Madame. Quel est votre problème ?


-         Je viens de recevoir une facture m'indiquant qu'un prélèvement de 191€... sera effectué sur mon compte


-         Effectivement.


-         Il y a erreur. J'ai réglé la semaine dernière la somme de 165,98 € qui y figure


-         Comment l'avez-vous réglée ?


-         Par chèque


-         Et il a été rejeté ?


-         Absolument pas. Il a été encaissé le 5 août.


-         Comment l'avez-vous réglé ? Je veux dire où l'avez-vous réglé ?


-         A la boutique, j'ai d'ailleurs été ét..


-         Quel est votre code APE ?


-         Euh, (...) je crois


-         Et votre siret ?


-         Il ne s'agit pas de cela


-         Vous avez un compte commercial, Madame


-         Oui, mais vous avez déjà tous ces renseignements


-         Quel est votre numéro de téléphone ?


-         (..........)


-         Vous n'avez pas fait de chèque de 191€ ? Il est donc normal que vous receviez la facture


-         Mais certainement pas que l'on m'annonce que mon compte va être prélevé d'une somme que j'ai déjà réglée par chèque et que vous auriez d'ailleurs dû prélever auparavant, ce qui m'aurait évité de payer ces frais !


-         Il faudrait savoir, Madame, si vous voulez qu'on vous prélève la facture ou pas !


-         Vous vous fichez de moi ou quoi ? Je vous demande de rectifier le montant prélevé puisque j'ai réglé déjà ma consommation !



-         Vous avez le gaz ?


-         Non, je n'ai pas le gaz, pourquoi ces questions idiotes ?


-         Vous pourriez avoir le gaz !


-         Mais je ne l'ai p..


-         Vous m'avez dit que vous n'aviez pas réglé les 191€ ?


Et cela s'est poursuivi encore quelques minutes avant que nous nous mettions d'accord pour qu'elle rectifie le montant restant à régler. Mais je contesterai bien ces frais de déplacement de technicien... puisqu'ils n'étaient pas motivés...

Sur ce, je vais à la Poste. Miracle, il n'y a pas grand monde, juste deux, trois personnes. Arrivée presque à mon tour, sur la ligne jaune tracée au sol. Je rêvasse quelques secondes puis  vérifie si l'un des guichets se libère juste pour choper un clin d'œil complice entre l'employé et le mec derrière moi qui s'apprêter à piquer ma place. Merde alors. Ces cons ont pris un air niais et ont vaguement gloussé d'être pris sur le fait. Le grand gus qui était derrière moi, s'est tiré en vitesse à reculons avec l'air du mec déçu parce que sa bonne blague n'avait pas marché. Non, mais, où va-t-on,  je vous le demande, où va-t-on ?

Surtout qu'en sortant, je croise une dame qui fréquente régulièrement notre boutique pour y causer surtout et qui me demande la tête inclinée sur le côté avec des yeux brillants d'oiseau, la voix compatissante : « Alors, vous avez fermé le magasin ? »


Non, mais la gniasse ! qu'est-ce qu'ils ont donc tous dans le ciboulot, aujourd'hui ?  

Bon, vous me direz, tant que ce n'est que ça !

N'empêche qu'aujourd'hui, je reste sur mes gardes. Peut-être même, demain aussi.

Publié par ficelle à 18:52:38 dans Lamentations biterroises | Commentaires (0) |

emménagement | 19 juin 2006

Voici des mois que j'emménage dans une maison que nous n'avons pas tout à fait fini de restaurer. Même pas fini de tout transporter nos affaires. Entre un commerce et six enfants, des bricoles de nos parents gardées plus ou moins inutilement, ça c le fait d'être beaucoup, on se dit que ça servira tjrs à l'un ou à l'autre... bref, ça c'est horriblement accumulé.

Donc, j'ai passé le dimanche à essayer de combler les retards de rangement et nous ne sommes pas sortis.

J'ai quand même lu pendant mes petites pauses.

Hier matin, rentrant à la maison vers 11h, l’un de mes garçons, 18 ans, me demanda où j’avais été. Je l’informai : acheter quelques fruits et légumes chez le marchand de primeurs, du café soluble au minisupermarché du quartier et puis, surtout, à la bibliothèque. Je lui annonçai avoir choisi pour son père l’écrit d’un Allemand qui racontait l’histoire d’un ouvrier qui avait voulu s’instruire et s’apercevait que les rivalités des gens d’université valaient bien celles des prolétaires, et aussi butait sur ce pouvoir des mots et des théories bien éloignées des préoccupations matérielles des ouvriers.

Mon fils hocha la tête, d’abord se voulant compréhensif puis y renonçant, conclut, en harmonie involontaire avec le thème que je venais de citer : « Vous lisez trop »

Je le reconnais et je n'en suis pas fière. Lire est mon vice. Je suis une hyperphage de lecture.

C'est dû au fait que se sentant coupable de m'avoir fait tomber sur la tête par inadvertance, ma mère m'apprit à lire très très tôt pour voir si je fonctionnais bien. Dès que je sus à peu près, je m'envoyais les trucs de gosse d'alors, puis la bibliothèque visible de mes parents, et parallèlement celle qui était dissimulée dans leur chambre, quand ma mère s'absentait pour les commissions tandis que j'étais sensée faire mes devoirs. Je lisais sans arrêt, dirais-je, et quand je n'avais plus rien, lu jusqu'aux livres empruntés à la bibliothèque, je dévorais les livres de cuisine et quand je les connus trop par coeur, lors des moments de manque, je grignotai des bouts de trucs de mon père dont je ne comprenais rien de rien comme des machins sur les oscilloscopes ou sur les chambres à particules.

Tout cela pour dire que c'était un peu comme une maladie.

Hier, j'ai pensé à illustrer mon blog de trucs amusants quand il ne m'en vient plus, ce qui est le cas depuis que j'ai ouvert celui-ci.

Je vous servirai donc quelques citations admirables et un peu de poésie.

Une de circonstance, je ne sais si elle traîne sur le web, je l'ai trouvée dans ce qui sera mon missel, ces jours-ci, une compile de Jérôme Duhamel, le XXe siècle bête et méchant.

Ces phrases sont de Charles de Gaulle:

 "Le 18 juin, l'Appel, tout ce "machin", il n'y avait aucune raison pour que ça marche. D'abord, ce jour-là, personne ne m'a entendu. Ensuite, heureusement, par miracle, personne n'a fait le rapprochement, mais c'était l'anniversaire de Waterloo."

Voici un court poème du Russe Alexandre Kouchner traduit par Christine Zeytounian-Beloüs

un peu désabusé

L'être humain, paraît-il, est passé de mode.

La philosophie étudie sérieusement le problème

J'aimerais savoir ce que la nature va proposer à sa place.

Je trouve que c'est un peu dommage,

Mais pas au point d'en pleurer.

 

Publié par ficelle à 00:40:17 dans Lamentations biterroises | Commentaires (0) |

Tout ce que j'ai loupé | 06 juin 2006

Mea Culpa

 

je n'ai pas parlé des fêtes médiévales de Béziers, les Caritats qui se déroulèrent au centre ville les 26 et 27 mai dont je ne sais ce qu'elles ont données puisque je n'y suis pas allée. Par ouÏ-dire, "ce n'était pas mal"

 L'année prochaine, j'en ferai un rapport circonstancié, promis.

 Je n'ai pas participé non plus à la Fête à la grenouille, pourtant le titre est jouissif. C'était à St Genies de Fontedit, ce dimanche, avec concert gratuit et spectacles de rues.

Dommage, va falloir que je me bouge.

Publié par ficelle à 07:18:29 dans Lamentations biterroises | Commentaires (1) |

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