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Un très beau film de John Cassavetes que ce Minie et Moskowitz qui dit l'histoire d'une rencontre amoureuse entre deux personnes étrangères l'une à l'autre. L'amour n'est bien sûr qu'une histoire de peau, et aussi de conscience et de mode vibratoire.
Cassavetes avait un sens unique pour saisir la vérité des personnages dans leur absolue différence, celle qui échappe à tous. L'étrangeté de l'humain le plus simple, sa complexité déployée en toutes circonstances même les plus dérisoires permet de dessiner une fresque où l'individu est pris dans le tourbillon de ses émotions en toute lucidité pascalienne.
Publié par ficelle à 00:24:34 dans Cinéma | Commentaires (0) | Permaliens
En ce moment au cinéma pour un moment de détente
La proposition, un film réalisé par Ann Fletcher
un regard en coulisse contre un regard fixe qui résume bien le film

une comédie sans surprise, histoire de mégère apprivoisée tout en douceur, histoire de femme racontée par une femme donc quelque chose de bien moi maso que ce qui est dit par les mecs, et qui reste, malgré tous les clichés inévitables, agréable à regarder avec une Sandra Bullock toujours très dynamique.
Publié par ficelle à 21:55:52 dans Cinéma | Commentaires (0) | Permaliens

Je viens de visionner un dvd emprunté à la médiathèque
I'm Josh Polonski's brother , un film de 2001 du réalisateur et scénariste marseillais Rafaël Nadjari, son second de sa série américaine qui en comporte trois, tous ayant pour principal protagoniste, l'ancien batteur de Sonic Youth, Richard Edson dont la figure reste pour toujours attachée au film culte de Jim Jarmush, Stranger than Paradise.
Une toile imbibée de judéité comme tout ce que fait Nadjari, un goût certain pour l'underground avec des effets live, des scènes intimistes aux plans rapprochés, un plongeon dans ce qui a fait le roman noir américain, bas fonds et prostitution avec par le truchement du contact entre deux cultures opposées, la descente aux enfers d'un innocent n'ayant rien compris de la nature de celle dont il vient de tomber amoureux
A la fois intéressant et un peu ennuyeux parce que bon, on connaît déjà et que parfois rien n'est plus poncif que l'innovant répétitif
Il reste que le film renvoie en douceur à tant de données cultes qu'il est à conseiller.
Publié par ficelle à 23:36:14 dans Cinéma | Commentaires (0) | Permaliens
Les secrets de tournage sur AlloCiné
trailer et extraits sur YouTube
Un grand metteur en scène Joël Schumacher, un grand acteur, Jim Carrey pour un résultat décevant, certes, mais qui vaut en même temps la peine de se déplacer, et tout d'abord pour le jeu de Jim Carrey mais peut-être davantage, le film rassemblant des notes éparses que l'on gagne à consulter.
Les nombres sont fascinants jusqu'à l'obsession surtout pour certains d'entre eux sur lesquels on butte sans cesse. Là est le thème apparent du film, une énigme kabbalistique mais qui débouche sur une autre, plus élémentaire, qui a tué qui ?
Le jeu de Jim Carrey était excellent mais l'histoire eût été plus intéressante, me semble-t-il si l'auteur s'était davantage attaché à la magie des nombres plutôt qu'à un cas de folie et surtout n'avait pas réduit l'intrigue à une histoire criminelle comme il y en a tant. Je dirais qu'il est passé d'une idée à l'autre en la construisant et en la mettant en scène, qu'il a sans doute beaucoup abandonné pour revenir à des chemins usés avec des regrets ponctuels, ce qui donne un ensemble confus et brouillonné.
Publié par ficelle à 06:01:30 dans Cinéma | Commentaires (0) | Permaliens

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=46113.html
le site officiel http://www.tfmdistribution.com/thefountain/
le commentaire prétentieux de Première, que je viens de lire sur Allociné, exprime bien le fond du problème
Son allergie aux conventions et son ambition aveugle risquent de laisser une majorité du grand public sur le carreau... qui se privera d'une des oeuvres les plus fascinantes à avoir foulé les salles depuis très longtemps.
Fountain se veut hermétique au dit "grand public" et mélange les scènes prises dans trois espaces temporels différents passé, présent, futur, où le héros recherche la fameuse drogue de l'immortalité, ici tirée de l'Arbre de vie afin de sauver sa compagne , des clins d'oeil au spectateur lambda qui a un peu touché aux hallucinogènes, lu quelques textes taoïstes, kabbalistes et autres, pratiqué un peu de zazen ou de reiki etc
bien entendu, le salut est dans la mort qui permet la renaissance quoique je trouve que ce postulat de base de bien des religions, soit ici fort mal exprimé, tout simplement parce que le réalisateur veut balayer toute contradiction impie en restant dans un grand flou artistique qui permet de nombreuses interprétations de détail
mais rien de rien de nouveau
pour ma part, j'ai trouvé le film décevant, d'autant plus que j'avais beaucoup apprécié Requiem for a dream du même Darren Aronofsky
Publié par ficelle à 07:09:58 dans Cinéma | Commentaires (0) | Permaliens
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