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"Tu la préfères comment, romane ou gothique ?" me demandait autrefois une camarade, passionnée d'histoire qui portait le prénom prometteur de Marianne.
Je crois que, spontanément, je préfère la simplicité lourde du roman.
Cette église-ci pourrait pourtant avoir des apparences de jeune fille villageoise avec jupon lisse festonné et garni de frises discrètes si ce n'était la tour, le chien et certains détails dont je ne connais le nom comme ces quatre bornes dressés aux quatre angles du toit de l'abside, lesquels sont ornés d'entrelacs qui ajoutent à l'impression de mystère.
La croix de métal semble bien légère.




Publié par ficelle à 06:47:56 dans architecture à béziers et environs | Commentaires (0) | Permaliens
Normalement, ce doit être une figure de gargouille mais je ne vois pas qu'elle ait la gueule ouverte et accrochée à une tour étroite non abritée d'un toit, il est vrai qu'elle ne peut pas avoir beaucoup d'eau de pluie à évacuer sinon celle de la petite corniche.
Est-elle donc simplement un ajout ornemental ?
Elle a tout l'air d'un chien et son muffle est fortement tourné sur le côté, ce qui me paraît un trait original. Un truc amusant si le mot de Madeleine ne remue en moi aucun souvenir lié au biscuit fondant en bouche, il est plutôt mouillé de larmes de colère car ma mère avait la fâcheuse habitude de me chanter "Elle pleurait comme une madeleine, elle pleurait pleurait pleurait..." chaque fois que j'étais triste. Or j'ai lu quelque part sur le Web qu'en allemand "pleurer comme une madeleine" avait pour équivalent le hurlement d'un chien dans un château fort. Ce à quoi fait penser cette figure de chien accrochée au flanc de la tour crênelée.
Demain, il faudra que je note son orientation à la boussole.
Publié par ficelle à 19:09:56 dans architecture à béziers et environs | Commentaires (0) | Permaliens

On ne peut faire le tour de l'Eglise de la Madeleine. Elle a le cul inséré dans le pâté de maisons qui longe l'un des côtés de la place à laquelle elle a donné son nom, Place de la Madeleine.
Ainsi elle ressemble à un gros bateau qui entrerait au port, tourelle à l'avant, minuscule figure de proue que constitue la gargouille, tout à fait disproportionnée à l'ensemble.
L'office du tourisme indique qu'elle a été construite en calcaire marin, ce qui explique sa blancheur.
C'est une ancienne église vicomptale, celle de la famille Trencavel et date des Xe, XIe et XIVe siècle
Publié par ficelle à 10:06:28 dans architecture à béziers et environs | Commentaires (0) | Permaliens

Marie-Magdalena (Madeleine) faisait l'objet d'un culte, surtout dans le sud de la France.
Les érudits disent qu'elle intègre plusieurs personnalités différentes citées dans les Evangiles.
Pour moi, je la savais surtout prostituée repentie mouillant de ses larmes les pieds du Christ. Devenue disciple, elle est le témoin des instants essentiels, c'est à dire la crucifixion et la résurrection. J'en ai aussi gardé l'image qu'en donne La dernière Tentation du Christ de Scorcese dont elle est l'objet apparent.
Mais le culte dont je parlais plus haut et qui paraît intégrer d'autres éléments primitifs, concerne certains épisodes légendaires survenus après la résurrection. Il semble faire de Marie-Madeleine, l'essence même de la féminité.
Un site lui est consacré: http://www.marie-madeleine.com
Publié par ficelle à 23:19:01 dans architecture à béziers et environs | Commentaires (0) | Permaliens
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